Billet d’humeur – confinement et compagnon équin

Ce post fait suite au communiqué du ministère de l’agriculture du 23 avril annonçant que les propriétaires de chevaux peuvent retourner voir leurs chevaux afin de « les nourrir, les soigner et assurer leur activité physique indispensable ». Ce communiqué a été suivi d’une annonce paniqué de la FFE demandant aux cavaliers de ne pas se rendre dans les centres équestres. Voici donc mon avis, que personne n’as demandé mais que je donne quand même avec les quelques réflexions personnelles à ce sujet.

1 – Depuis quand la FFE donne des consignes aux propriétaires de chevaux ?

Je suis totalement d’accord que la FFE est positionné comme un interlocuteur privilégié entre les centres équestres affiliés et le gouvernement, où entre les cavaliers licenciés et le gouvernement. Mais on est bien d’accord que les propriétaires de chevaux n’ont rien à voir avec la FFE concernant la gestion quotidienne de leur chevaux ??? Je parle bien de « nourrir, soigner et assurer une activité physique indispensable », pas d’aller en concours le dimanche à niveau club.

Parce que oui, nous sommes quand même beaucoup à avoir nos chevaux dans des écuries de propriétaire sans aucune activité de centre équestre… Et personnellement la FFE ne m’a jamais apporté aucune aide à ce sujet (je ne peut même pas prendre ma licence « indépendante » chez eux !) donc merde hein, c’est pas aujourd’hui qu’ils vont me dire quoi faire.

Hé pssst la FFE, on a quelque chose à te dire !

2 – Les petites structures on vas en parler tiens !

Comme dit, ce billet est lié à mon humeur et donc à ma situation. Et mes chevaux sont logés au sein d’une petite écurie, comme beaucoup de chevaux de mes amies. C’est à dire environ 20 chevaux de propriétaire ou moins dans la structure, et pas de cavalerie de club. Dans ma structure il y a une employée, E, qui a un statut de palefrenière. C’est à dire que son job est de curer les boxs et nourrir les chevaux. Les compétences d’E sont ce quelles sont et sont largement suffisantes quand je passe 2 à 3 fois par semaine.

Beaucoup de chevaux dans ma structure présentent des pathologies, en général bénines et bien gérer en amont par les propriétaires qui sont aux petits soins pour leur compagnon à poils et à coeur. Cela veut dire que nos chevaux ont droit à leur ration adaptées en compléments, aux petits massages et autre inhalations qui rendent la vie de nos chevaux non seulement vivable mais également confortable. Maintenant vous imaginez si E, toute seule doit apporter ces petits gestes minimes à 20 chevaux ?? Bah E, comme vous et moi elle n’a que 24h dans la journée donc elle ne peut pas… Donc nos chevaux se contentent de foin, de clôtures entretenues et de box propres. Leur condition de détention (ouai j’ai osé !) passe de confortables à vivables… oui ils ne vont pas mourir on est d’accord ! Mes chevaux sont avant tous mes amis, ils n’ont pas demandé grand chose à ce que je leur propose comme vie donc merde, laissez moi leur apporter leur petit confort de vie par des petites attentions.

Qui plus est, dans de petites structures telles que les nôtres, avec peu de chevaux qui vivent majoritairement dehors et donc les installations de pansage sont en extérieur, honnêtement les gestes barrières c’est beaucooooouuuuup plus simple qu’en supermarché !

NB : mes chevaux vivent au pré, donc ouai clairement, ils ont des conditions de détention relativement proche de leur nature de cheval. Et pourtant j’écris quand même ce texte.

La photo de Mathilde Lemer qui illustre très bien ma réalité de contact humain quand je suis à l’écurie

3 – Et le petit cœur de mes poneys dans tout ça ?

Bon, j’ai parlé de l’aspect « juridique » avec la FFE qui se mêle de ce qui ne la regarde pas à mon sens et de l’aspect physique avec les petites attentions que les propriétaires apportent à leurs amis à crinière. On va discuter (enfin, je vais hurler) sur les parties annexes du sujet : nos chevaux !!

Comme je l’ai dit, pour moi mes chevaux sont mes amis. Je sais que pour beaucoup de mes connaissances il en ai de même. Nous considérons nos chevaux comme des membres à part entière de notre foyer. Même si je ne vois actuellement pas mes amis humains je garde le lien avec eux avec des messages, des appels et autre moyens de communication modernes (après si un de mes amis veut dresser des pigeons voyageurs je suis carrément chaude !).

Et non seulement nos chevaux sont nos amis mais en plus nous avons en temps normal des contacts quotidiens ou hebdomadaire avec eux. Et du jour au lendemain, pouf ! plus rien ! Perso j’aurai les nerfs si un de mes amis faisait ça ! Après, vu qu’on parle des beaux être au grand coeur hyper adaptable que sont nos chevaux, ils vont s’en remettre et ne vont pas garder une once de rancoeur envers nous en plus ❤ les chevaux ne sont pas enclin à avoir des émotions lié à la rancune ou à la vengeance, on est bien d’accord ? on est bien d’accord j’ai dit !

Cependant cette période peut être gérée plus ou moins bien selon les chevaux. J’ai drastiquement changé d’avis à ce sujet suite à plusieurs communications dans lesquelles les chevaux ne comprenne tout simplement pas ce qui leur arrive. Je pense notamment à des chevaux qui ont déjà vécu un abandon, qui sont fortement attaché à leur propriétaire (sans que ça n’en soit pathologique) ou qui sont juste un peu moins concilient que d’autres. Pour ceux là, maintenir le contact avec leur humain et bah ça fait du bien ! à l’humain et au poney !

Et puis on sais que quand l’organisme physique est dans la joie, le risque de maladie est éloignée… oups, on parlais justement de confinement lié à un virus qui nous éloigne de nos grandes bêtes à la santé délicate ? Excusez moi c’est e-xa-cte-ment là où je voulais en venir…

Bien sur pour certains chevaux (et cavaliers ?) ce confinement arrive à point nommé pour leur proposer une pause salutaire bien mérités. Sont donc exclu de mes propos : les chevaux utilisés comme des machines par les humains (se sentiront visés qui voudra) et surtout surtout, les cavaliers qui de base ne respectent pas les conditions de vie physiologique de leurs chevaux et qui aujourd’hui s’inquiètent que leur cheval vie en box et ne soit pas sorti une heure par jour pour aller en carrière avec eux… Vous je vous conchie avec joie et j’espère du fond du coeur que ce confinement vous fera réfléchir en profondeur sur les conditions de détention de vos chevaux ❤

A tous mes amis, qu’importe le volume de votre crinière je vous souhaites bon courage dans cette période et j’espère que vous retrouverais vos compagnons au plus vite et en bonne santé physique et morale ❤ et pour les humains, respectez les gestes barrières et vive le savon !

Communication animale – mes règles de politesse

Discuter avec un animal c’est un peu comme discuter avec un jeune enfant (j’adore m’aider du modèle des jeunes enfants pour expliquer le comportement des animaux), il faut faire preuve de politesse, de courtoisie, les mettre en confiance et ne pas rompre cette confiance après ! Voilà donc les quelques règles de politesse que j’applique lorsque je fait une communication avec un animal.

Je me présente.

Ca peut vous paraitre très idiot mais qu’est ce que vous penseriez si un inconnu venez frappé à votre porte pour vous demandez « Est ce que tu aime nager ? Et courir ? ». Moi je lui claque la porte au nez… Bah vos animaux c’est pareil (90% des animaux, il y a toujours ce 10% de population hyper avenant qui veut discuter avec tout le monde, vous savez, ce beau-frère un peu envahissant…).

Donc premièrement je me présente : « Bonjour/Salut/Révérence, je m’appelle Audrey et je viens de la part de (insérer le nom de l’humain qui demande la communication), elle aimerais t’aider à aller mieux et m’envoie te poser des questions, est ce que tu veut bien y répondre ? ». Je n’ai pas encore eu d’animaux autres que les miens qui refuse le dialogue.

« Salut toi ! »

Je demande comment vas l’animal.

Oui ça aussi ça parait évident mais bon, ça fait parti de mes règles. Comment est ce que l’animal se sent physiquement, mentalement, émotionnellement. Si ça ne va pas bien, qu’est ce que les humains peuvent faire pour l’aider ?

Je pose les questions que vous m’avez posé en essayant d’aller le plus loin possible.

Ça c’est plus de la politesse envers vous qui me demandez des communications animales. Et envers l’animal en cherchant une explication et une solution la plus poussé possible à vos/ses problèmes.

« Le plus loin possible elle a dit ! »

Je demande si l’animal a quelque chose à transmettre à son gardien.

Là on est vraiment dans l’idée du dialogue : vous posez des questions, l’animal y répond, il peut poser des questions ou émettre des demandes en retour. Je pose cette question jusqu’à ce que l’animal me dise « non, je n’ai plus rien à ajouter ». Donc dès fois c’est court, des fois c’est un long jeu de ping-pong entre lui ai moi.

Vous l’aurez compris, l’animal a le droit de parole avec moi. Il est donc important que la personne qui me demande une communication animale ai une possibilité d’action sur l’environnement et la vie de l’animal afin de l’aider au mieux et ne pas trahir sa confiance. En gros, celui qui paye pour l’entretien de l’animal doit être au courant et valider à 100% la démarche de communication animale, c’est votre seule règle de politesse : aidez votre animal à 100%, il le vaut bien ❤

« Les chevaux sont à la recherche de Leader »

Voilà voilà, moi aussi je sais mettre un titre choc à mon article pour faire du putaclic ! =P

Je vous le donne donc dans le mille, je suis contre cette phrase. Pourtant on la voit à toutes les sauces chez de nombreux professionnels du cheval qui revendique une méthode « naturelle » pour éduquer votre cheval. Je vous présente donc aujourd’hui mon point de vue sur le leadership et sur « ce que le cheval recherche ».

Tout d’abord un petit point définition avec l’aide de LaRousse… Le dictionnaire hein, pas Saïmiri !

Leader (nm.) : (leader viens de l’anglais qui signifie chef) personne qui, à l’intérieur d’un groupe, prend la plupart des initiatives, mène les autres membres du groupe, détient le commandement.

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Qu’est ce qu’un point d’acupuncture ?

En médecine traditionnelle chinoise (MTC), le terme « point d’acupuncture » se traduit pas « Shu Xue ». Le mot « Shu » dénote la notion de passage, de communication et « Xue » signifie « trou » ou « exutoire ». De ce fait, Shu Xue signifie un trou dans la peau qui communique avec un ou plusieurs organes via un méridien.

D’après la théorie de la MTC, chaque point d’acupuncture communique avec un organe du corps ET reflète la condition de cet organe.

  • Quand un organe est sujet à un changement physiologique lié à une pathologie, un ou plusieurs points d’acupuncture peuvent devenir plus tendre, ou présenter un autre signe d’anormalité tel qu’un changement de couleur ou de densité de la peau sus-jacente.
  • Si un point est traité selon certaines modalités (chauffage, pression forte, percement à l’aide d’une aiguille par exemple), les effets peuvent atteindre l’organe lié à ce point via le système de méridien.

Après des siècles d’utilisation de ces points et d’études scientifiques modernes, il est toujours difficile de répondre précisément à la question « Qu’est ce qu’un point d’acupuncture ? ». Dans la plupart des études morphologiques, les expérimentations ont permis d’observer qu’à proximité des points d’acupuncture il est retrouvé :

  • de hautes densités nerveuses,
  • des terminaisons nerveuses,
  • des insertions musculaires ou tendineuse,
  • un fort maillage vasculaire sous cutané.

D’autres études ont rapportés une concentration importante de follicules pileux ou un nombre plus important de papilles dermiques avec une riche densité de vaisseaux capillaires.

La peau entourant les points d’acupuncture présente également une résistance électrique plus faible que la peau éloigné des points d’acupuncture. C’est ainsi que la localisation de nombreux points a été confirmée récemment. La conductivité électrique de la peau est dictée par le système nerveux parasympathique, qui est responsable des réponses « instinctives » de votre corps tel que l’augmentation du rythme cardiaque lors d’un épisode de stress.

Le système nerveux parasympathique est donc le lien entre l’organe interne et le point d’acupuncture externe. Il est ce qui permet au praticien de « voir » l’état de l’organe et d’agir sur cet état via les points d’acupuncture.

J’avoue ne pas encore avoir eu le courage de compter combien de points d’acupuncture sont présents sur un cheval. Je le ferais après avoir appris à tous les localiser, pour ne pas trop me déprimer avant ! L’image ci-dessous vous permettra de vous rendre compte de l’étendue de la tâche !

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Les points d’acupuncture en vue latéral du cheval, avec leurs relations avec les muscles.

Je me suis largement inspiré du livre Veterinary Acupuncture du Docteur Allen M. SCHOEN pour écrire cet article.

10 faits sur Alpha

Plutôt que de faire une longue description d’Alpha pleine de digression je choisi ce format en 10 points qui retrace la vie d’Alpha avant et depuis que je le connais. J’espère que ce format vous plaira.

Fait 1 : Alpha a remporté 81 000 euros de gain lors de sa carrière de course de trot. Dont 50 000 en 5 courses.

Fait 2 : Il a été réformé du monde des courses pour tendinite aux postérieurs. Il a eu dans sa carrière des feux en membres antérieurs, preuve que la fragilité tendineuse était connue.

Fait 3 : Nous nous sommes choisi grâce à la communication animale. J’ai communiqué avec lui et ça a été le coup de foudre réciproque. Sauf qu’entre ma communication et la confirmation que je voulais l’acheter il avais été vendu à quelqu’un d’autre. Cette personne s’est désistée une semaine plus tard, laissant Alpha et son chèque d’acompte à l’association ! C’est encore aujourd’hui, après 10 ans d’existence de l’association, la seule fois où ce cas s’est produit.

Alpha a son arrivée

Fait 4 : Quand je l’ai récupéré il refusais ce qui venais de la main de l’humain. J’ai mis 10 jours à lui faire manger une pomme.

Fait 5 : En balade on a plus de contrôle des allures en licol qu’en mors. Quand Alpha a pu être remonté (après stabilisation de sa tendinite) je l’ai redébourré en licol en corde. Nous n’avons ré-introduit le mors que 1 ans après son achat. Et il ne le tolère complétement que depuis la séance de bit-fitting de février 2020.

Alpha en licol

Fait 6 : Alpha est également le nom de son grand père. Le nom complet d’Alpha est Alpha Galbe, le nom de son grand-père paternel est Alpha Barbes (qui lui a remporté 1 192 000 euros de gain et couru le prix d’Amérique !).

Fait 7 : Le premier galop d’Alpha avec moi sur mon dos a été en Lorraine, lors de nos vacances. Aujourd’hui le galop n’est pas encore acquis à 100%, c’est une allure qui reste très émotionnelle pour Alpha qui a du mal à gérer son corps dans cette allure.

Fait 8 : Alpha ne s’exprimait pas du tout. J’ai félicité son premier cabré de rébellion ! Il avais tellement peur de la punition de l’humain qu’il reprimais totalement ses émotions. Je l’ai vu passé son une autoroute, les muscles de la croupe tremblant de peur, mais il est passé quand même car la peur de la raclée humaine est plus forte que les autres peurs. Aujourd’hui il s’exprime beaucoup plus mais pas encore autant qu’un cheval « normal ».

Fait 9 : Alpha ne joue vraiment avec moi en prenant plaisir que depuis janvier 2020 (je l’ai acheté en janvier 2017). Avant cela il faisait les tâches demandées mécaniquement.

Fait 10 : Il adooooooooore le saut mais ne sais pas comment gérer son corps donc panique et se retrouve incapable de faire quoi que ce soit. C’est tout mon défi avec Alpha, lui donné confiance en son corps pour qu’il prenne confiance en lui ❤

Parfaite illustration d’Alpha en saut.

L’inspiration du mois – Clémence et Droopy

Comment tu es arrivée dans le monde des chevaux ?

J’ai toujours côtoyé des chevaux aussi loin que je m’en souvienne. Ma tante est une mordue d’équitation et elle m’a transmis le virus. Je me souviens que depuis toute petite on partait en balade avec elle et ma sœur. J’ai réellement commencé l’équitation à 5 ans, petite shet noire qui s’appelait Fidji. Je l’ai revu il y a peu, ça m’a fait tout drôle.

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Première rencontre

Comment tu as choisi Droopy ?

Je suivais l’association une poignée de crins depuis pas mal d’années. En 2016, je suis tombée sur une photo de Droopy, j’ai tout de suite craqué dessus mais je ne pouvais pas l’assumer. En 2017 je suis retombée sur cette même photo, il était toujours à la recherche de sa famille et cette fois j’avais les moyens. Je ne saurai pas dire pourquoi lui et pas un autre. C’est un réel coup de cœur. Le genre de chose qu’on comprend pas nous-mêmes…

Quelle a été ta plus grande difficulté avec lui, comment l’a tu vécu ?

Sa première fuite et toutes celles qui ont suivi sans hésitation. Ça a été le début du « cauchemar ». J’en ai pleurer tellement j’étais à bout et sans solution. Je l’ai vraiment mal pris, je me disais qu’il ne se sentait pas du tout en sécurité avec moi et ça, ça fait bien mal. Heureusement aujourd’hui grâce au travail effectué ce n’est plus qu’un vilain cauchemar.

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Nina sur Droopy

Quelle a été ta plus grande fierté avec lui ?

Question difficile. Il y en a tellement. La première fois qu’il a eu un licol, sa première balade, la première fois que je suis montée dessus. Mais si je devais en choisir qu’une seule. Je dirai la première fois où ma Meilleure Amie a posé ses fesses dessus. Elle ne savait pas que j’allais lui proposer et elle a ressenti tout ce que j’ai ressenti la première fois. Droopy ne l’avait pas vu depuis quelques mois et pourtant il a été exceptionnel et exemplaire. Sur ce coup là, j’étais vraiment très très fière de lui. Puis j’ai ressenti pas mal d’émotions de voir ma Nina la haut quand même.

Raconte moi l’Equirando, qu’est-ce que tu en a ressorti ?

L’equirando c’est une grande histoire. J’ai découvert cette aventure grâce à une Amie (ancienne dp de Looping) on rêvait de la faire mais les précédentes éditions étaient trop loin. En 2019 c’était en Ile de France alors parfait pour nous. On s’est donc lancées sans trop savoir dans quelle aventure on s’embarquait. J’ai pris un plaisir fou à tracer nos itinéraires, trouver des lieux pour dormir, acheter du matériel etc… On est donc parties avec Looping (le cheval que Clémence a en demi-pension) et Emgann, ils ont été géniaux du début à la fin. C’était une grande fierté pour nous, Looping était dans sa 20e année et Emgann avait 5 ans et fraîchement débourré. J’ai adoré cette aventure et le lien que j’ai avec Looping n’est pas du tout le même qu’avant. On a passé 10 jours 24h/24h ensemble et ça nous a changé. On a rencontré des personnes absolument formidables, passionnées et passionnantes. On a redécouvert notre belle région. On a appris à faire confiance à nos chevaux encore un peu plus (surtout après l’accident..). On a fait des siestes improvisées dans des champs, dormi dans une cuisine, un bureau, un spring garden ou à côté d’une carrière d’obstacles. Chaque journée ne ressemblait à aucune autre et c’était le pied. Ça m’a confirmé que la randonnée, c’est une aventure de dingue et j’ai tout le temps envie de repartir.

Ton accident c’était la fracture de la clavicule 4 mois avant l’equirando c’est ça ? 

Oui c’est ça. Le 23 mars exactement. Je partais en balade avec Looping comme tous les week-end. On a galopé sur le chemin habituel, je me suis penchée pour éviter une branche, il a trébuché à ce moment là et je suis passée par dessus. Looping s’est retrouvé à genoux et j’ai vraiment eu peur qu’il me passe dessus. Heureusement pour moi ça n’est pas arrivé. Je me suis relevé j’ai bougé mes bras normalement mais je sentais que quelque chose n’allait pas. Je suis rentrée à pied avec Loo et j’ai appelé mes parents car je commençais vraiment à avoir mal. J’ai quand même desseller Looping, et je suis allée m’asseoir dans ma voiture en attendant. Quand mes parents sont arrivés j’avais l’épaule qui tombait. Résultat une belle fracture de la clavicule avec déplacement. Je suis remonté 3 mois après, mais j’avais une énorme appréhension. Le truc que j’ai jamais eu a cheval. C’était vraiment étrange. Aujourd’hui ça va mieux, j’arrive à partir seule avec lui et trotter. Pour le galop c’est encore un peu délicat je dois dire. Je le fais que quand je suis sure du chemin et je me crispe assez facilement. La peur de retomber est extrêmement présente… C’est sans doute dû au fait que j’ai toujours des douleurs et donc peur que ça s’amplifie encore plus… Mais j’y travaille. Le débourrage de Droopy me pousse dans mes retranchements et avec lui je suis obligée de me dépasser, comme avec Looping d’ailleurs.

L’equirando m’a énormément aider à reprendre confiance.

Mais si je dois retenir une seule chose par rapport à cet accident, c’est que notre seule limite, c’est nous…

thumbnail_IMG_20190731_131037_607Qu’est ce que tu dirais aux personnes qui veulent se lancer dans la randonnée mais qui n’ose pas ? 😇

Foncez !!! C’est une aventure incroyable. On se découvre nous-mêmes, on découvre nos chevaux, on voit des personnes différentes chaque jour. On voit des paysages sublimes. La randonnée c’est une aventure à faire au moins une fois dans sa vie. Puis quand on y goûte une fois, difficile de ne pas vouloir y retourner.

Qu’est-ce que tu aimerai voir plus souvent dans le monde de l’équitation ?

Les remises en questions… Personne n’est parfait, tout le monde fait des erreurs, mais je trouve que certains ne se rendent pas compte de leurs actes et c’est bien dommage. Les chevaux sont tellement formidables quand on les écoute…

Si cet interview de Clémence vous a plus vous pouvez suivre ses aventures avec Droopy et Looping sur Facebook et sur Instagram.

Variation de crunch

Cet article va être grossièrement une liste de course qui présente différentes façons de réaliser les crunchs. Je rappelle que le but des crunchs est que le cheval découvre ses capacités physiques dans une multitude de situation afin de l’aider à développer une gamme de mouvement prévenant les blessures.

Une fois les crunchs maitrisé dans un endroit calme, plat et connu du cheval vous pouvez les varier en gardant bien en tête que l’ajout d’élément complique grandement l’exercice même si vous ne le pensez pas ! N’attendez donc pas immédiatement les mêmes résultats que dans votre endroit calme et plat ! Essayez voir de faire des abdos dans une pente vous 😉

Vous pouvez donc réaliser vos crunchs :

  • Dans le sable de la carrière
  • Sur un chemin en terre
  • Dans de la boue (si si c’est génial niveau instabilité)
  • Sur du macadam, enchainer les textures de sol et différentes consistances
  • Dans une montée ou une descente (très compliqué en général)
  • Sur un matelas de gym (ajout d’instabilité légère)
  • Demander un crunch puis un départ au pas / trot / galop dans la foulée (attention, sans contrainte le départ, pas de coup de stick sur les fesses ou de longe qui tire 😉 )
  • Tout ça avec un cavalier ! Au début, pas avec vous, restez au sol et demandez à un autre cavalier de faire le poids mort.
  • Avec un autre cheval dans le coin (la présence d’autres chevaux peut être très galvanisante pour certains chevaux).

Crunch en pente

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Utilisation du tapis

 

Bibliothèque (française)

Depuis toute petite je suis une mordue de lecture ! D’abord les romans puis les livres sur les chevaux pour en apprendre toujours plus sur eux ! Je pense que je peut dire que sur les livres de chevaux en français j’ai fait le tour, les livres restant ne m’interessant pas (parce que trop simpliste ou hors sujet pour moi type « comment devenir un bon cavalier de CSO »…). Je me suis donc attaqué aux livres en anglais. Bref, ma bibliothèque est bien fournie ! Voilà donc ma liste de livre que j’aimerais voir entre toutes les mains !Lire la suite « Bibliothèque (française) »

Le contact protégé

Mais qu’est-ce qu’elle va encore nous pondre ??? C’est quoi encore cette histoire, comment on protège un contact ?

 

Qu’est ce que c’est que le contact protégé ?

Comme pour la target ou le tapis, le principe est encore une fois terriblement simple mais aussi terriblement efficace. Vous aller placer une barrière entre votre cheval et vous ! Un simple fil ou une succession de barres sur des cavalettis ou des chandeliers suffit.

Lire la suite « Le contact protégé »

L’inspiration du mois – Charlotte et Duc

J’ai rencontré Charlotte il y a maintenant deux ans, son aventure humaine autant qu’équine avec Duc m’a attiré dès le début. Aujourd’hui Charlotte est monitrice d’équitation classique mais surtout optimiste, humaniste, sensible et juste. Je vous laisse découvrir son interview !

Comment as-tu commencé ton aventure avec les chevaux ?

D’aussi loin que je puisse me souvenir (et les photos d’enfance bien gênantes avec tenues des années 80 le prouvent…) j’ai toujours été à fond sur les chevaux. J’étais la classique gamine qui faisait suer ses parents pour faire le tour de poney à 20 francs où qu’on aille (pas très éthique les tours de poney d’ailleurs, mais à 5 ans je m’en foutais un peu j’avoue !)  J’étais le genre de gosse à qui tu proposais le ski, les iles tropicales ou un safari en Afrique et qui répondait « non moi je veux faire du poney dans la Creuse !! » Bref, ils ont fini par craquer en m’envoyant en colo de poney, puis en m’inscrivant en club à Maisons Laffitte à mes 9 ans et là c’était la fin des haricots : la suite, on la connaît !

LMR-1777 Lire la suite « L’inspiration du mois – Charlotte et Duc »