7 étapes pour bien choisir sa formation

Au moment où vous écoutez ce podcast, si vous l’écouter le jour de sa diffusion =P je suis en formation de kinésiologie animale. Cette formation est actuellement la dernière en date dans mon parcours mais j’ai eu le privilège de pouvoir suivre de nombreuses, aussi bien universitaire que continue. J’ai suivi des formations « classiques » comme ma formation d’ingénieure et des formations moins classiques comme cette formation de kinésiologie. J’ai donc pu comparer de nombreuse façon de se former dans plusieurs domaines (du plus au moins scientifique).

En plus de cela, la question « quelle formation de shiatsu as-tu fait ? » reviens très souvent parmi mes abonnées instagram.

Donc aujourd’hui, je vais vous parler une fois pour toute de formation ! =D mais je vais faire ça à travers de mon point de vue à moi, gardez bien ça en tête.

Bien choisir sa formation

Ce que je veux trouver dans une formation ?

  • un solide socle théorique
  • de la pratique
  • du matériel pédagogique (fiches, support de formation, matériel physique…)
  • de l’autonomie
  • de l’ouverture d’esprit

Ce que je ne veux pas trouver dans une formation ?

  • un formateur égocentrique
  • une formation qui se vente d’être la meilleure
  • un formateur qui descends les autres formations équivalentes

Comment choisir une formation pour vous !

  • Faites appel à un conseiller d’orientation. Il existe des conseillers spécialisés dans l’évolution professionnelle. Ils sauront vous conseillez sur un nouveau métier ou sur une nouvelle façon de faire votre métier actuel ❤
  • Chercher des formations qui vous intéressent sur internet ou dans des salons d’étudiant.
  • Enlevez vos lunettes roses (!!!)
  • Discutez avec les élèves en cours de formation (à l’abri de l’oreille de leur formateur
  • Aller faire un stage avec un ancien élève de cette formation pour observer la réalité quotidienne du métier que vous rêvez d’exercer.
  • Regardez combien d’élèves exercent vraiment dans le métier que vous voulez à l’issu de la formation
  • Formez-vous à tous les aspects de votre nouveau métier, pas juste à votre compétence principale (on n’oublie pas la compta, le juridique, la communication…). Ou au moins prenez conscience que vous aller avoir besoin d’aide sur certains points.

Petit aparté sur les formations bien-être : faites attention à toutes ces formations où l’on vous vend une reconversion professionnelle sans aucun module de formation sur l’insertion professionnelle… Se former en shiatsu est bien différent de « être entrepreneure en shiatsu équin ».

Et donc voilà pourquoi aujourd’hui je créer une formation pour les propriétaires de chevaux qui veulent prendre soin de leur chevaux grâce au shiatsu sans pour autant devenir shiatsuki professionnelle. Donc maintenant cet épisode de podcast va prendre une tournure promotionnelle et je vais vous parler de ma formation =D

Ma formation

Qu’est ce que vous n’apprendrais pas :

  • A faire des séances de shiatsu professionnel, c’est-à-dire en étant rémunéré
  • *tous* les points d’acupression présents sur le corps du cheval

Ce que vous apprendrais :

  • A analyser le cas de *votre* cheval
  • Les points d’acupression essentiel indispensables (ceux que j’utilise le plus après 4 ans de pratique du shiatsu).
  • Bien sûr, vous apprendrez comment repérer ces points sur votre cheval
  • Les bases de la médecine traditionnelle chinoise
  • Les différentes pressions que vous pouvez appliquer
  • A entretenir la santé de votre cheval au cours de l’année en anticipant ses problèmes d’une saison à l’autre

Comment ça va se passer ?

  • 2 x 2 jours de stage pratique
    • En octobre pour découvrir
    • En février pour approfondir
  • 7 modules théoriques
    • En vidéo, pour apprendre à votre rythme en étant encadré (1 module par mois, vous avez 1 mois pour apprendre ce module)
    • Des supports écrits
    • Des visio pour poser des questions
    • Un groupe whatsapp pour créer une communauté
  • Attention la formation va être intense et j’attends un investissement temporel de votre part pour suivre le rythme ❤

Ça commence quand ?

  • En septembre !
  • Le lien pour vous pré-inscrire est par ici !
  • Attention seulement 6 places pour la première édition
  • Il y aura d’autres promo par la suite mais je ne sais pas quand 😉

Combien ça coûte ?

  • 700 euros
  • Balance coût / bénéfice très favorable pour cette première promo

Mais Audrey comment on fait pour s’inscrire ???

Vous l’avez compris, les portes de la formation ouvriront bientôt !
En septembre 😱 Le nombre de place pour cette première édition est limité à 6 participantes pour pouvoir vous encadrer au mieux ❤️

PS : vous pouvez totalement participé à la formation si vous n’êtes pas en Ile de France, tant que vous venez 2×2 jours aux dates inscrites ci-dessus 😉


PPS : si vous n’êtes pas en Ile de France, que vous ne pouvez pas venir aux dates ci dessus, mais que vous êtes quand même intéressées par la formation : pré inscrivez vous aussi 😉 si vous êtes 6 participantes dans votre région je peux me déplacer 😉

Le sport équin – muscler son cheval en jouant ?

Au programme aujourd’hui :

Aujourd’hui, le 23 juillet 2021 commence les jeux olympiques de Tokyo ! Oui ces jeux olympiques que l’on attend depuis un an grâce à notre cher ami COVID ! Enfin, je ne sais pas vous mais moi j’adooooore les jeux olympiques ! Peut être parce que mon papa en était fan et donc qu’ils étaient diffusés en continu à la maison ? Peut être aussi parce qu’ils me permettaient de découvrir de nouveaux sports souvent méconnus. D’ailleurs cette année l’escalade fait son apparition dans la liste des sports olympiques et j’ai très hâtes de découvrir les épreuves concoctées pour ces jeux ! Oui, en plus des poneys j’adore la montagne et j’ai fait de l’escalade pendant quelques années… Vas y fait tes études à Grenoble sans être accrocs à la montagne…

Voilà pour cette introduction où vous avez senti mon enthousiasme pour le sport en général. Mais bien sût, mon sport c’est le sport équestre. Et en fait plutôt le sport équin. Ce qui me plait dans les sports équestres c’est en fait de faire progresser mon partenaire équin.

Je n’ai jamais vraiment aimé sculpter mon corps à moi, je déteste la course à pied et ne trouvais aucun intérêt à pousser de la fonte à la salle. Par contre faire en sorte que mon cheval soit capable de faire X ou Y choses était ma motivation. J’ai donc toujours aimé entrainer les chevaux qui partagent ma vie et puis LA grosse révélation je l’ai eu il y a maintenant 5 ans : je veux entrainer mon cheval pour que sa vie soit la plus agréable possible les 23 heures sur 24 où je ne suis pas avec lui !

A partir de là je me suis demandé comment faire ? Mes chevaux étaient déjà au pré toute la journée et toute l’année donc en théorie ils faisaient déjà leur sport sans moi… Sauf qu’ils ne font pas vraiment leur sport « correctement » et développé des asymétries plus ou moins prononcées. OK Audrey donc il y a un truc que tu ne fais pas assez.

A ce moment, il y a environ 4 ans je suis passé de cavalière de loisir, à cavalière de dressage si l’on peut dire. Bah oui le but du dressage c’est bien d’avoir un cheval qui bouge bien, qui utilise ses muscles et développent de magnifiques mouvements qu’il pourra ensuite refaire naturellement au pré non ?

Alors oui… et non ma fille ! xD

Je suis bien sûr passé par une phase de dressage où le cheval est micro-managé par le cavalier. Et donc ne maitrise pas le mouvement. En plus j’avais pas mal perdue de capacité équestre et autant se le dire tout de suite : je gênais Alpha sur son dos xD j’ai donc améliorer mon niveau de cavalière mais quand même cela ne changeait pas grand-chose pour Alpha les 23 heures sur 24 où je n’étais pas sur son dos. Par exemple Alpha ne galopais pas au pré… Je vous jure il a bien compris le bougre qu’il peut vaincre tout le monde à la course en restant au trot xD

Et puis il y a maintenant 2 ans je suis descendue de son dos, pour passer à autre chose. J’ai d’abord touché au renforcement positif et ensuite j’ai compris que non seulement je pouvais muscler mon cheval en étant à pied mais qu’en plus cela lui servirait plus que du travail monté ET que je pouvais faire ça sous forme de jeu ! Explosion de mon cerveau xD

Et donc aujourd’hui je vais vous parler de musculation SANS monter sur le dos des chevaux et pourquoi c’est essentiel et génial !

Est-il nécessaire de monter son cheval pour le muscler ?

Vous l’aurez compris, mon avis sur la question est que vous n’avez pas besoin de monter pour construire des masses musculaires cohérentes sur votre cheval !

Ce qui est quand même une super nouvelle pour tous les cavaliers qui n’aiment pas monter (mais est ce qu’on parle encore de cavalier dans ce cas-là ?) ou pour ceux qui ne peuvent pas monter pour diverses raisons.

Si l’on prend des exemples dans le monde humain de nombreux athlètes à petit ou moyens niveaux se débrouille très bien dans leur discipline sans avoir besoin de pousser de la fonte à la salle. OK, mais à haut niveau quand même le renforcement musculaire est nécessaire non ?

Oui il l’est !

Mais bon, la chance que vous pouvez avoir c’est que vous n’avez peut-être pas envie de faire de votre cheval un athlète de haut niveau ! En tout cas mon ambition à moi pour la vie de mes chevaux est de leur assurer une vie sans douleur dans un environnement qui leur ai adapté. Et ça pas de soucis pour réussir à les muscler sans monter sur leur dos !

Pour être plus clair, je vais diviser la suite de cette réflexion en 3 parties :

  • Les chevaux qui ont un problème physique empêchant la monte
  • Les cavaliers aillant un problème physique empêchant la monte
  • Les chevaux et cavaliers qui ne rentrent pas dans ces deux catégories précédentes

Les chevaux qui ont un problème physique empêchant la monte

J’inclus dans cette catégorie les chevaux qui ont un problème temporaire ou définitif qui fait qu’ils ne peuvent pas accueillir de cavaliers sur leurs dos. Bon bah là c’est clair, vous devez rester au sol !

Mais alors justement, pour ces chevaux vous aller pouvoir les travailler à pied en jouant avec eux. Lorsqu’un cheval joue, de nombreuses hormones sont déchargés dans son corps : endorphine, dopamine, noradrénaline, sérotonine, cortisol etc.

Et ces hormones qui interviennent lorsque le cheval répond à un challenge de mouvement sont en partie des antis inflammatoire naturels (notamment la cortisol). Et produit PAR le cheval, elles sont donc 100% naturels et non synthétiser en laboratoire, donc mieux assimilé, sans risque de sur dosage (donc pas de fatigue du foie donc peu de risque de fourbure), et ne passe pas par l’estomac donc pas d’ulcère.

En jouant avec votre cheval vous aller non seulement le muscler mais en plus vous allez diminuer sa douleur ! Ce n’est pas génial ça ? Vous faites d’une pierre deux coups en aidant votre cheval à court et long terme. A court terme, les douleurs de votre cheval seront diminuées et à long terme votre cheval va se construire une musculature qui va lui permettre de compenser et dépasser ses problématiques physiques.

Nous reparlerons du jeu, de son pourquoi et son comment un peu plus tard, passons maintenant aux chevaux dont les cavaliers ne peuvent pas monter.

Les cavaliers aillant un problème physique empêchant la monte

Là aussi la situation est sans appel : vous rester en bas de votre cheval… Cette situation peut être dure à vivre pour beaucoup de cavalier. Vous vous souvenez l’épisode précédent : quand il n’y a plus le choix il y a un traumatisme émotionnel… Bingo. Donc tout mon soutient à vous qui êtes dans ce cas de figure, ne permet pas la joie, vous pouvez quand même aider votre cheval à se muscler !

Et donc pourquoi ne pas profiter de ce moment (plus ou moins long) où vous êtes à pied pour en profiter pour explorer de nouvelles pistes de travail par le jeu ?

Parce que l’avantage c’est que quand votre cheval joue, vous vous amusez aussi en même temps ! La joie est communicative profitez-en !

Si votre mobilité est grandement diminuée mais que vous pouvez quand même évoluez autour de votre cheval, profitez-en pour lui proposer des exercices statiques comme les crunchs, ou pour lancer un challenge à votre cheval de descendre une pente le plus doucement possible ! Rush d’hormones et travail des muscles profonds de stabilité garantis !

Les chevaux et cavaliers qui ne rentrent pas dans ces cases

Déjà bravo à vous ! Votre cheval et vous aller bien vous pouvez en être fière ! Alors du coup pour vous c’est un peu un mélange des deux cas précédents, vous pouvez à la fois choisir de courir et de demander des mouvements hauts en énergie dans le jeu, ou demander des moments de concentration intenses avec des exercices plus ou moins statiques.

Vous pouvez aussi vous posez la question du travail « en charge ». Parce que oui, on l’a vu, travailler avec une charge sur le dos peut être bénéfique. MAIS cette charge n’est pas forcément un être humain ! Et si vous ré-appreniez à jouer avec votre cheval en lui proposant des jeux avec un léger chargement sur le dos ? Ce chargement va créer juste ce qu’il faut d’instabilité mais en même temps vous mettre en sécurité vu que vous n’êtes pas sur le dos de votre cheval !

Vous pouvez ainsi demander des changements de direction soudain (comme les chevaux qui trient le bétail). Dans les cas là je préfère ne pas être sur le dos de mon cheval moi xD

Et garder bien en tête que tout travail « sous chargement » à pour but d’aider l’athlète « sans chargement ». Oui, Usain Bolt s’entraine à courir en tractant 50kg mais vous ne l’avez jamais vu tracter ce poids aux jeux olympiques =P

En parlant d’Usain Bolt, vous saviez qu’il souffre d’une scoliose sévère ?? Aller voir sur google, c’est impressionnant de se dire que malgré une déformation aussi importante il arrive à performer comme ça…

Ce qui réponds en partie à la seconde question que j’ai envie d’aborder dans cet épisode :

Mon cheval peut il être tout tordu et performant ?

La réponse est donc oui ! Et j’ai envie de vous expliquer le pourquoi du comment derrière cette réponse. Bah oui hein, faut bien parler 15 minutes pour remplir l’objectif de durée de l’épisode que je me suis fixé ! Mais nan je déconne j’adore parler xD

On en a déjà un peu parlé, le jeu à pied (donc le sport) est bénéfique pour un cheval en pleine possession de ses moyens mais aussi pour un cheval qui présente quelques problématiques physiques. Et ce phénomène s’explique par les hormones qui entrent en jeu lors d’une session de jeu (ça fait beaucoup de fois le mot jeu là…). Nous avons donc : endorphine, dopamine, noradrénaline, sérotonine, cortisol etc.

Les chevaux apprennent en jouant. Si vous avez la chance d’observer un poulain de quelques jours au pré vous remarquerez qu’il sais déjà piaffer, cabrioler et faire des pirouettes au galop ! Et même si ces capacités ont été perdues par votre cheval « tout tordu », il est possible de lui réapprendre à jouer et à être performant dans son corps !

Comment on fait du coup ?

Déjà nous allons discuter des facteurs qui ont leur influence dans la motivation de votre cheval à bouger : les renforçateurs. Il s’agit de toutes les raisons qui vont pousser votre cheval a bouger.

Nous avons donc, les renforcements positifs (bien connus en ce moment) et les renforcements négatifs (tout aussi connus). Sans oublier les renforçateurs internes !!

Parce que oui, renforcement positif et renforcement négatif sont des renforçateurs externes ! Il s’agit de « choses » que vous allez ajouter (positif) ou enlever (négatif) pour motiver votre cheval.

Je suis intimement convaincue que le renforcement négatif n’est pas très motivant pour votre cheval. Si votre cheval joue pour éviter une pression parce qu’il sait que cette pression va augmenter s’il ne répond pas ce n’est pas du jeu pour moi… Le renforcement négatif consiste à enlever une pression du cheval lorsqu’il effectue ce que l’humain souhaite. Votre cheval va vous suivre en stick to me parce qu’il sait que s’il ne le fait pas la pression imposée par votre stick va grandir jusqu’à ce qu’il vous suive. Ce n’est pas du jeu c’est du dressage.

Donc ici on va se concentrer sur le jeu avec du renforcement positif : votre cheval reçois quelque chose qui lui fait envie lorsqu’il réalise des mouvements associés au jeu.

Vous aller ainsi récompenser les nouveautés dans les mouvements de votre cheval. Et en très résumé au fur et à mesure des séances votre cheval va aller dans cette recherche de nouveautés et ré-apprendre à jouer. En libérant ainsi sa dose d’anti douleur nécessaire à son épanouissement et à sa santé physique. Au fil des mois votre cheval va donc être moins tordu et plus performant ❤

Là je vous ai partagé un hyper résumé de ce qu’il est possible de faire grâce au jeu avec votre cheval. Si cette approche vous intéresse je peux vous proposer une interview de personnes travaillants dans cette optique. Laissez-moi savoir en commentaire ou un message sur instagram si un épisode d’interview vous intéresse !

Avec un cheval blasé il peut être nécessaire de passer par un renforçateur externe mais à un moment donné la motivation internes (les rush d’hormones dont nous avons parlé avant) vont prendre le relais et le cheval sera capable de relever de plus en plus de défis sportifs. A nous humains d’être vigilants et attentifs à ce shift chez le cheval et à lui laisser la place de s’exprimer. Les renforçateurs externes peuvent en effet tuer les renforçateurs internes. Oui, donner trop de friandises peut être néfaste pour la motivation de votre cheval. Oups je jette un pavé dans la marre.

Mais oui, le renforcement positif n’est pas la solution à tous les problèmes de mouvement que vous pouvez rencontrer avec votre cheval tordu physiquement.

A force d’être limités dans leurs mouvements, la proprioception de la plupart des chevaux a diminuée. Qu’est ce que c’est que la proprioception ? Pour définir ce terme je vais partir dans une métaphore cavalière d’extérieur ! Visualiser une forêt, avec ses chemins, plus ou moins large, plus ou moins sinueux et plus ou moins entourés de végétation. Ces chemins se sont les mouvements que votre cheval fait. Si on prends pour Alpha, mon trotteur réformé.

La grande allée gravillonnés de 10m de large c’est le mouvement « je pose un pied devant l’autre au pas ».

La piste cavalière en sable c’est « je trotte à plus de 40 km/h »

Le petit chemin quasiment tout fermé par la végétation c’est « je fait un cercle serré au galop ».

Et là où plein de bruyères qui pousse c’est le mouvement « je piaffe ».

Si maintenant Alpha est immobilisé pendant 2 mois au box sans sortie. Qu’est ce qu’il va se passer ?

Et bien la grande allée du pas vas devenir une piste en sable plus étroite qu’avant. Le petit chemin du cercle au galop va se retrouver boucher par des branches basses et des orties. Et là où poussez de la bruyère ce sera maintenant des sapins qui seront en place !

Toute cette métaphore pour vous dire que les mouvements que pratiquent votre cheval lorsqu’il est poulain se perde lorsqu’il ne les pratique plus ! Et le meilleur moyen de continuer à entrainer ces mouvements c’est par le mouvement libre et stimulés. Donc le jeu en liberté ❤

Oui ok, mais t’as dit stimulés là à l’instant ? Comment on stimule et déclenche un mouvement grâce au jeu en liberté ? Comment je fais faire à mon trotteur réformé un cercle au galop si en plus je n’ai pas de stick et de licol ???

En utilisant le terrain et l’environnement du cheval ! Oui parce que ma métaphore de la balade en forêt là, elle n’était pas innocente ! Le meilleur moyen pour moi de muscler votre cheval c’est d’aller vous balader en forêt. Aller vous balader sur les grandes allées sablées mais aussi dans les sous bois, aller enjamber des troncs, passer sous des branches basses. Tous ces mouvements vont améliorer la conscience que votre cheval a de son corps.

Et si vous n’avez pas de foret ? Construisez-en une dans la carrière ou dans le pré ! Les chandeliers d’obstacles deviendront de superbes arbres entre lesquels votre cheval pourra slalomer. Les barres au sol deviendront des racines à enjamber. Les trous dans le pré causés par la boue à l’hiver dernière deviendront un challenge si votre cheval doit marcher calmement dedans.

Et le sport de l’humain là-dedans ?

Bon là je vais faire court vu mon amour de la course à pied…

Et bien nous aussi sans surprise nous devons nous muscler ! Ne serait-ce que pour suivre les besoins naturels d’exercice d’un cheval qui sont normalement supérieurs aux nôtres… Un cheval marche plus vite et plus longtemps qu’un humain, je ne vous apprends rien. Et si votre cheval est fatigué avant vous c’est bien qu’il a un problème quelque part 😉

Mais la bonne nouvelle là-dedans c’est qu’on a vu avant que pour muscler un cheval il était super interessant de faire des jeux en liberté ! Vous aller donc devoir marcher, courir, sauter vous aussi ce qui va vous muscler.

Et si le terrain sur lequel vous faites évoluer votre cheval est irrégulier, ce qui est super pour sa proprioception, l’avantage c’est que ce terrain va aussi améliorer votre proprioception à vous ! Donc aller vous amusez avec votre cheval ça vous musclera tous les deux 😉

Les traumatismes émotionnels chez le cheval

Au programme aujourd’hui :

Oui je sais, ce sujet est carrément glauque quand on y réfléchit et j’aimerais ne pas avoir à l’aborder. Malheureusement dans ma pratique du shiatsu je rencontre beaucoup de chevaux qui porte en eux les marques d’un traumatisme émotionnel, à croire que je les attire =P

Je vous assure que je prends ce sujet très au sérieux et très à cœur, cependant, vu sa lourdeur, je vais essayer de l’amener avec le plus de légèreté possible et avec quelques touches d’humour. Par contre si vous êtes en ce moment dans une phase émotionnel compliquée, un peu fatigué ou que vous venez de passer une bien mauvaise journée je vous invite à ne pas écouter cet épisode tout de suite et à y revenir quand vous serez disponible émotionnellement et moralement ❤ je vous aimes et je tiens à vous garder en bonne santé mentale ❤

Honnêtement mon expérience des animaux traumatisés est assez récente. Enfant et adolescente j’ai eu la chance d’évoluer dans un monde assez joyeux émotionnellement.

Oui, avec le recul j’ai eu à faire avec quelques chevaux traumatisés quand je montais en centre équestre mais je les voyais de loin et n’étais pas confronté directement à leur mal être.

Pareil pour les violences humaines, j’y ai été peu confrontée. J’espère donc que si par ce podcast je touche une personne victime de traumatisme elle pardonnera la maladresse d’une innocente.

Ma « vraie » première expérience avec un animal traumatisé à été avec Alpha, le trotteur de réforme qui partage ma vie depuis maintenant 4 ans et demi. Et je peux vous dire que la chute de l’innocence a été haute !

Alpha en tiens vraiment une couche comme on pourrais dire. Plusieurs fois son comportement m’a fait penser à ce que des personnes atteintes de syndrome post traumatique peuvent présenter comme comportement. Alpha montre très peu de signes d’angoisse et d’un coup, un élément va le déclencher et émotionnellement c’est le drame.

Par exemple après 4 ans de désensibilisation en tout genre, il est toujours capable de se mettre à trembler de peur si je l’approche trop près d’un cours d’eau. J’ai une idée sur la raison de son comportement mais pour moi sa réaction reste démesurée, je n’arrive pas à comprendre pourquoi « il se met dans un tel état ».

Et puis ma seconde expérience personnelle d’animal traumatisé c’est Quinine, notre chatte. C’est vraiment comme si elle avait deux parts d’elle : une part qui aime les humains et veux en être proche et une part qui en a tellement peur qu’elle irais se cacher au fond de l’enfer si ça lui permettais de ne pas voir nos têtes au petit déjeuner xD avec elle aussi j’ai dès fois envie de lui taper la tête contre un mur pour lui faire rentrer dans la tête que les humains ne font pas de mal… Oui c’est très antinomique comme envie je sais xD

En plus de tout ça, depuis 4 ans maintenant je propose des séances de shiatsu et de nombreux chevaux que je suis présente des traumatismes émotionnels plus ou moins fort et surtout plus ou moins visible. Parce que oui, nos compagnons à crinière, en bon animal de proie qu’ils sont ont pris l’habitude de cacher leur faiblesse, dont leurs faiblesses émotionnelles.

Chez certains chevaux le traumatisme émotionnel s’affiche comme le nez au milieu de la figure, c’est typiquement tous les chevaux qui ont peur des hommes. Aller chercher, souvent les femmes ça fait moins peur dans l’imaginaire collectif des chevaux… je ne comprends pas pourquoi xD. Il y a également les chevaux qui ont une peur très marquée : le van, les obstacles, l’eau, les passages étroits, les chiens…

Et puis il y a les champions du camouflage ! Les chevaux qui sont « normaux », souvent très calmes, très volontaires, très généreux, qui tolèrent quasiment tout. Et du coup, comment on repère les traumatismes chez ses chevaux s’ils les camouflent si bien ? Hé bien pas des problèmes physiques « inexplicables ».

Et pour moi la grande gagnant des manifestations physiques d’un trouble émotionnel c’est la dermite ! Très peu de dermite que je rencontre ont une origine purement physique… Désolé de vous décevoir mais la plupart des allergies ont une cause émotionnelle souvent profonde.

Mais je pense que la dermite nécessitera un sujet de podcast à elle seule donc ceci était juste un teasing =P

Qu’est-ce qu’un trauma ?

Revenons donc à notre sujet maintenant que vous avez compris à quel point il me touche : qu’est ce que c’est qu’un choc émotionnel ?

J’avoue que je ressens parfaitement ce que c’est mais que je ne m’étais jamais attardé à mettre des mots sur ce ressenti avant ce podcast xD

En psychologie, le choc émotionnel résulte d’un évènement traumatisant qui submerge la faculté que possède un individu à faire face aux émotions qu’il ressent lorsque celui-ci survient.

Alors on va diviser cette définition en deux parties : les évènements traumatisants et la gestion des émotions =)

Évènement traumatisant

La difficulté de définir un événement traumatisant est réelle car un événement pourra être traumatisant pour une partie de la population équine mais pas pour l’autre. Nos chevaux n’ont pas tous le même chemin de vie et ce point va influencer la manière dont ils font face à un événement.

Un poulain qui a grandi au contact des humains et les associant à des évènements positifs tel que l’amené de nourriture ou le grooming pourra bien mieux supporter la première mise du licol qu’un poulain qui n’a pas vu l’homme jusqu’à ses 10 mois, puis est sorti du pré, licolé et bim directement pucé, vacciné et embarqué dans un camion direction sa nouvelle famille !

Les évènements traumatisants peuvent être divisés en plusieurs catégories :

  • Un évènement singulier (qui ne se produit qu’une seule fois) et récent : un cheval qui trébuche à l’entrée du van en est un bon exemple. Il y a de forte chance que la seconde tentative de monté soit plus compliquée que la première.
  • Un évènement singulier et passé : un cheval sevré brutalement risque d’avoir une difficulté à être séparé de son troupeau qui perdure dans le temps…
  • Une expérience légèrement éprouvante, qui seule n’aurai pas générée de traumatisme mais qui est répétée et prolongée : un cheval qui vit en box. En général nos chevaux savent tous supporté une nuit en box dans des conditions normales. Par contre passé tout son temps en box alors que les besoins naturels ne sont pas respecté EST une expérience traumatisante.

Un autre point essentiel dans la définition d’un traumatisme est la notion de choix qu’à le traumatisé.

Je vais vous prendre un exemple dur dans le monde humain : avoir des relations sexuelles c’est très agréable, quand elles ne sont pas consenties c’est un viol et on connaît les dégâts psychologiques…

Et bien c’est PAREIL pour toutes les autres activités humaines et équines !!

Aller se promener dans les champs est très agréable pour le cheval. Être forcé à partir en balade quand le cheval n’en a pas envie c’est traumatisant.

Gestion des émotions

Revenons maintenant à la seconde partie de la définition d’un choc émotionnel qui était :

En psychologie, le choc émotionnel résulte d’un évènement traumatisant qui submerge la faculté que possède un individu à faire face aux émotions qu’il ressent lorsque celui-ci survient.

Et donc la gestion des émotions !

Nos chevaux ressentent tous des émotions h24. Et ce qui est génial avec les émotions c’est que personne au monde ne peux vous empêcher de les ressentir ! Sauf vous… Ahum…

Un cheval qui a donc était exposé progressivement et positivement à des évènements stressants aura appris à gérer ses émotions. Un stick d’éthologie (putain cette aberration de vocabulaire quand même), donc, un stick éthologique ça ne fait pas peur à un curieux petit poulain ❤

Votre cheval peut donc apprendre 2 choses à propos du stick : il peut l’aimer ou en avoir peur. Et ça va dépendre de l’apprentissage qui va être lié à ce stick. Et voilà donc comment on se retrouve avec des chevaux traumatisés par un stick…

La gestion émotionnelle comporte une composante acquise ET une composante innée à mon sens. Les parents transmettent leur gestion émotionnelle à leur poulain j’en suis convaincue. Et les deux parents hein !! Le père aussi même si souvent il ne connaît jamais son poulain et n’a donc pas d’influence sur son apprentissage.

Là encore la notion de choix est très importante ! Si vous laissez votre cheval explorer son environnement de manière autonome et consenti il y a fort à parier que ses traumatismes émotionnels seront moins nombreux.

Quels sont les traumatismes généralement rencontrés chez un cheval ?

On a déjà vu ensemble quelques traumatismes émotionnels fréquemment rencontré chez les chevaux tel que la mise en van, le sevrage, le travail avec le stick…

Mais il y en a tellement d’autres !

D’une manière générale tout ce qui ne respecte pas l’éthologie du cheval peut être traumatisant… Et je parle ici de la vraie éthologie ! Celle qui consiste à observer les chevaux dans un milieu le plus naturel possible et à noter dans un cahier leurs comportements les plus naturels possibles.

Petit disclaimer : je suis de l’avis que plus aucuns de nos chevaux actuels ne sont « naturels »… Ouai même les races dites rustiques… Les races de chevaux ont toutes été très modifiées par l’être humain, plus ou moins modifié ok, mais modifiés quand même. Vouloir un cheval « sauvage » est une utopie dangereuse selon moi.

Cependant quelques règles de base peuvent encore s’appliquer !

Les chevaux sont des animaux sociaux, grégaire, qui marche en mangeant plus de 16h par jour. Ils se reproduisent de manière naturelle, les poulains sont sevré vers 10 mois mais restent avec leur groupe familiale jusqu’à leur maturité sexuelle, bénéficiant ainsi de repères sociaux forts. Un groupe de chevaux est très stable, les juments vivent ainsi ensemble quasiment toute leur vie ( !!).

Aïe aïe aÏe… on vois bien à quel point notre mode de détention actuel des chevaux ne correspond pas du tout à cette image.

Bon déjà si votre cheval vie en box, sorti 1h par jour pour être travaillé et mange dans un râtelier en hauteur c’est énorme carton rouge ! Je veux bien comprendre que dans certaines localisations l’hébergement soit compliqué mais détenir son cheval dans cette situation pour moi c’est « no way »…

Le traumatisme du sevrage commence à être bien connu. Mais combien de chevaux sont sevrés pour ensuite se retrouver regrouper entre poulain, dès fois sous la houlette d’un vieux tonton poney relativement dépassé par la situation de ces jeunes fous pleins d’énergie xD

Quant à 3 ans ce poulain se retrouve dans un pension pré en groupe avec d’autre chevaux, il n’a souvent pas assez de codes sociaux et s’en prends un peu « plein la gueule » par les chevaux plus âgés qui eux savent bien communiqués et ne tolère pas les frasques de cet adolescent mal cadré… Bim ! Trauma !

Ensuite même si votre cheval vie en pension pré en troupeau (vraiment bravo à vous !), souvent la constitution du troupeau va changer au gré des déménagements des humains… C’est totalement normal et je le comprends ! Mais sachez que ces déménagements peuvent être source de souffrance émotionnelle pour votre cheval.

Viens ensuite le moment du débourrage, bon là on a déjà parlé consentement toussa toussa donc vous voyez bien où le bas blesse. En général les chevaux ont très peu leur mot à dire dans un débourrage

Ah et je n’ai pas encore parlé des conditions de saillie de la mère et de naissance du poulain ! Le cadeau émotionnel d’une saillie entravée, d’une insémination ou d’une grossesse par mère porteuse (je vous jure ça se fait beaucoup !) est transmis au poulain.

La possibilité d’assister la jument durant la mise bas est une énorme avancée pour la survie de la mère lors d’un poulinage. Mais encore l’autre jour j’ai vu une vidéo d’un poulinage où le poulain été tracté hors de la mère à peine un sabot sorti du vagin… Et si on laissait un peu plus faire la nature c’est envisageable ?

Bref tout ça pour vous dire que votre cheval porte certainement un traumatisme et j’espère que ce podcast vous aura fait prendre conscience de traumatismes qui sont dénigrés dans le milieu équin.

Et donc, tous les chevaux vont développer des traumas au cours de leur vie… Vous ne pouvez pas les envelopper de papier bulle toute leur vie désolée de vous l’apprendre si vous ne le saviez pas… Nous avons donc tous à apprendre à vivre avec un cheval plus ou moins traumatisé.

Comment vivre avec un cheval traumatisé ?

Ce qui nous emmène à cette dernière partie de l’épisode : comment vivre avec un cheval traumatisé ?

La principale difficulté selon moi est que quand un humain souffre d’un traumatisme émotionnel, il peut recevoir l’aide de psychologue, psychothérapeute et en gros toutes les professions de santé commençant par « psy », mais un cheval ? Bah votre cheval il vous a vous… Et c’est à peu près tout… Pfiouf la pression pour les humains gardiens de chevaux !

Vous voyez votre vétérinaire vous donner un anti dépresseur pour votre cheval ? Pas moi en tout cas xD et pourtant mon vétérinaire est génial et je suis sur qu’il a déjà mis des chevaux sous anti dépresseur xD

Vous vous retrouver donc seul face à votre cheval traumatisé, à ne pas le comprendre et même à vous énerver devant ses réactions démesurées selon votre vécu… Je vous comprends tellement. Je vous jure j’ai plusieurs fois eu envie de frapper la tête d’Alpha contre un mur pour lui dire que non une flaque d’eau ça ne mange pas les poneys !

Et au risque de vous décevoir ça ne marche pas xD

Le seul truc qui marche selon moi c’est le temps ❤ déconstruire avec amour tout ce que votre cheval a vécu pour ensuite seulement lui proposer d’autre expérience.

Pour vous aider à déconstruire tout ça il y a plusieurs solutions, il va falloir tester ce qui peux convenir à votre cheval.

Laisser un cheval vraiment traumatisé par l’humain au pré sans aucune visite peut même etre une solution temporaire. Même si « laisser le cheval gérer seul » est rarement une bonne alternative à mon sens. Vous connaissez beaucoup d’humain qui savent se débrouiller seul pour se sortir d’un traumatisme ? Pas moi… Et c’est pareil pour les chevaux.

Entourez vous de professionnels qui vous épaulerons dans le travail de votre cheval : monitrice, gestionnaire de pension, shiatsuki, ostéopathe, pareur bienveillant etc. TOUS les professionnels qui gravitent autour de votre cheval vont devoir s’adapter à son vécu et à ce que vous comprenez de votre cheval.

Et pour nous alors ? Les petits humains démunis face aux réactions de leur cheval ? Parce que je sais qu’il peut être très douloureux de voir son cheval souffrir sans savoir quoi faire pour l’aider. Et même si on sais quoi faire pour l’aider il y aura forcément des moments de découragement de votre côté et c’est normal.

Dans les cas là mon meilleur conseil est d’en parler. D’aller vous aussi pleurer sur l’épaule de quelqu’un d’autre. Comme ces cercles de psy qui vont consulter un autre psy ! Et bien constituer vous votre cercle de psychologue de chevaux traumatisés, parce que c’est ce que vous êtes !

Exprimez toutes vos émotions, face à un humain, ou à l’écrit sur un carnet ça peut aussi très bien fonctionner ❤

Rappelez-vous que c’est lorsque l’on ne sort pas les émotions qu’elles nous submergent et peuvent donc potentiellement créer un traumatisme émotionnel 😉 Donc on exprime !

Les émotions en médecine traditionnelle chinoise

Aujourd’hui nous allons parler émotions ! Un grand sujet en perspective et nous y reviendrons bien entendu ultérieurement.

Aujourd’hui j’ai donc décidé d’aborder les émotions au travers du prisme de la médecine traditionnelle chinoise grâce à l’enseignement que j’ai acquis durant mes études de shiatsu.

Avant de commencer quoi que ce soit, je vais vous énoncer un point de vue qui m’ai propre. Je sais que ce point de vue est partagé par bon nombre de mes collègues mais si vous n’êtes pas de mon avis je ne cherche pas à vous convaincre 😊

Je pense que les émotions des chevaux sont les mêmes que celles des humains si ce n’est que les chevaux (et tous les animaux) n’ont pas de capacité à se projeter dans le futur comme nous humain. Pour moi les chevaux peuvent penser « un ou deux coup » en avance et surtout grâce à leur expérience vécue. Par exemple, un cheval qui a eu une mauvaise expérience en van va « comprendre ce qui l’attends » quand il voit le van être sorti de se place de parking habituel et va avoir peur en avance. Mais en aucun cas votre cheval ne peut se dire « oh la la comment vais-je faire pour avoir à manger demain ??? ».

Les émotions en médecine traditionnelle chinoise

En médecine traditionnelle chinoise, les émotions sont classées selon les 5 éléments qui sont : le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau.

Chaque émotion est donc rattachée à un élément et donc 5 grandes catégories d’émotions se dégage. Nous avons donc :

Alors je vous entends déjà me dire : « la réflexion c’est pas une émotion ! », attendez 2 minutes je vais détailler chacun de ces groupes d’émotions ❤

La colère du Bois

Je tiens à vous rappeler avant toute chose qu’une émotion est l’expression d’un mal-être physique. Et la colère est l’expression d’un besoin fondamental non assouvi. Donc lorsqu’un professionnel énergéticien vous dit « ton cheval est en colère » comprenez le comme « un ou plusieurs besoins de votre cheval ne sont pas respectés » 😊 et non comme « votre cheval vous déteste »…

La colère peut également chercher son origine dans un évènement passé qui n’a pas été résolu. Si dans le passé votre cheval a manqué d’une alimentation riche en fibre à volonté il est fort fréquent qu’il développe plus tard une « colère » vis-à-vis de la nourriture que l’on associe à de la frustration.

La colère est un moyen d’aller de l’avant afin de remplir ses besoins. Elle peut être un formidable moteur pour se diriger vers ce qui nous fait vibrer. Bien sûr, comme toutes les émotions, à dose modérée la colère est très bénéfique mais peut être nocive lorsqu’elle n’est pas éliminée, lorsqu’elle est prolongée longtemps.

Un excès de colère va générer de la frustration, des comportements excessifs, une difficulté à être calme et serein. OK on expérimente grâce à l’action mais on capitalise cette expérience grâce au calme qui suis.

Un manque de colère se rencontre également énormément chez nos chevaux ! Ce sont malheureusement les chevaux en impuissance acquise qui n’ont plus voix au chapitre et perde la capacité à décider ce dont ils ont besoin dans la vie… Ce qui n’ont plus de joie non plus…

La joie du Feu

Excellente transition vers l’émotion liée au Feu : la joie ! Là normalement je n’ai pas à vous dire à quel point la joie est essentielle dans vos vies et celles de vos chevaux ❤

La joie est également un moteur dans notre vie et nous permet de prendre des décisions dans la mise en action. La joie nous pousse vers le jeu et en même temps le jeu encourage la joie et donc équilibre l’individu.

Cependant chez certains individus il arrive que la joie prenne une part trop importante dans leur vie. On tombe alors dans l’hystérie ou la difficulté à s’accorder des moments de paix ou à s’autoriser à ressentir de la tristesse. Le panel d’émotion est alors tronqué et l’équilibre de l’individu ne se retrouve plus.

Cette notion de panel d’émotion amputé d’une partie des émotions qu’un individu peut ressentir génère des problèmes dans l’équilibre psychologique et physique ! Il est normal pour tous, humain comme chevaux d’avoir des petits coups de mou ou de démotivation, lorsque l’on est en équilibre dans son environnement ces petits moments ne sont que passagers.

La réflexion de la Terre

Et si justement ces moments de déséquilibre émotionnel sont plus que passagers ils peuvent se transformer en pensées répétitives, assimilées à un excès de réflexion.

En médecine traditionnelle chinoise, la réflexion est à prendre au sens « mémoire, pensées tournées vers le passé ».

Du coup, un excès de réflexion peut donc causer chez nos chevaux des stéréotypies comme les tics à l’ours et à l’air…

Et un manque de réflexion peut résulter à un cheval qui a tendance à l’oubli, aux pertes de mémoire.

La tristesse du métal

L’émotion suivante sur notre liste est la tristesse. Comme nous l’avons déjà énoncé avant la tristesse est une émotion qu’il est nécessaire de ressentir au cours de notre vie. La tristesse est une étape essentielle pour laisser partir ce qui doit partir de notre vie.

La peur de l’eau

La peur quant à elle est l’émotion reine pour nous maintenir en vie et il en va de même pour les chevaux ! Selon moi, la peur c’est le frein à main du cerveau lorsque le cœur s’apprête à faire une bêtise ! Elle nous permet de se poser un instant avant d’entrer en action. Pour nous humain, un peu de jugeotte avant de sauter à l’élastique n’as jamais fait de mal. Et c’est encore pire pour nos chevaux qui sont des animaux de proie et dont la survie dépend de leur méfiance pour détecter les éventuels tigres tapis dans les buissons.

La peur apporte avec elle la sagesse lorsqu’un temps de repos est laissé entre deux passages à l’action. Elle permet de capitaliser les expériences en les analysant justement.

Mais bien sur un excès de peur va être néfaste pour la santé physique et mentale de nos chevaux. Se méfier d’un buisson d’accord, sauter dans un fossé parce qu’un papillon s’est envolé ça fait des dégâts…

Critique du système de classement des émotions en shiatsu

Comme tous les systèmes de classement, il est incomplet et présente de nombreux trous dans la raquette selon moi. Que fait-on des émotions qui sont une combinaison de plusieurs types d’émotions ? Comme la jalousie qui est un mélange de peur, de colère et de tristesse ?

Mais également où place-t-on l’amour, le désir, le sentiment d’appartenance ou la fierté ?

Alors on est d’accord, il existe certainement des écoles de shiatsu et surtout de médecine chinoise qui mettent bien plus l’accent sur les émotions que l’école où j’ai été. Avec le shiatsu j’ai acquis une base sur la gestion des émotions. Depuis j’ai approfondi mes connaissances mais cet épisode de podcast est déjà bien assez long. Mais rassurez-vous, le sujet des émotions me passionne, nous y reviendrons donc bientôt 😉

Comment aider son cheval à gérer ses émotions ?

Déjà en acceptant que votre cheval peut ressentir tout le panel d’émotion « humaine » vous avez fait un énorme pas en avant dans l’aide que vous pouvez apporter à votre cheval !

Ensuite accepter que votre cheval puisse éprouver une émotion dans un cas où vous ne l’éprouvez pas. Vous n’avez peut-être pas peur de ce papillon mais acceptez que votre cheval lui puisse en avoir peur. Acceptez également que votre cheval puisse éprouver une émotion pour une raison qui vous ai totalement inconnue… Ah ah ah. Votre cheval a peut-être entendu, vu, senti, quelque chose que vous n’avez pas entendu, vu, senti.

Votre cheval ne fait pas non plus les mêmes associations émotionnelles que vous, ni que les autres chevaux que vous connaissez ou avez connus.

En acceptant l’unicité émotionnelle de votre cheval vous lui faites à mon sens le plus beau des cadeaux pour pouvoir l’aider. Détachez vos ressentis de ceux de votre cheval et rendons-leur leur autonomie émotionnelle ❤

Pour aider ensuite de manière plus active votre cheval, vous pouvez faire appel à une monitrice / coach / comportementaliste qui reconnais et accepte toute l’étendu des émotions équines, genre vraiment !

Un professionnel équestre qui vous dit que le cheval doit être sous contrôle h24 (vous le voyez le contrôle des pieds pour gérer le cerveau du cheval ?) ou au contraire que votre cheval doit parader et être excité dès qu’il entre dans l’espace de travail est à mon sens un professionnel à fuir. Privilégiez une professionnelle qui vous apprends à lire les émotions de votre cheval et à les comprendre pour instaurer un vrai dialogue entre le cheval et l’humain.

Ça c’est pour la partie « équestre » de l’équitation. Pour la partie plus physique, le shiatsu, la kinésiologie ou les professionnels de la santé travaillant sur les fascias et les mémoires émotionnels sont la clé ❤ la communication animale est également une possibilité pour vous aider à comprendre les émotions de vos animaux.

Dans tous les cas, discutez avec votre praticien habituel qui saura vous dirigez vers la technique et la professionnelle la plus adaptée pour aider votre cheval !

Le mal de dos chez le cheval

Au programme aujourd’hui :

Aujourd’hui j’ai envie de vous apprendre à identifier une potentielle douleur au dos chez votre cheval. Nous allons donc voir 3 signes qui sont des indicateurs de douleurs dorsales. Puis nous aborderons 3 pathologies dorsales. Et pour finir je vous donnerais mon petit conseil de shiatsuki sur le sujet. Aller ! C’est parti pour les 3 signes qui montre que votre cheval a mal au dos !

3 signes qui montrent que votre cheval à mal au dos

Le changement de comportement

Le premier signe a été déjà rencontrée par la plupart d’entre vous j’en suis sur. « Du jour au lendemain » le comportement de votre cheval change lorsque vous montez ou le travaillez… Votre cheval embarque lorsque vous prenez le trot ou le galop, ou refuse de prendre l’allure, il met un coup de cul lors du départ au galop, il devient plus raide à une main qu’à une autre. Je pourrais citer énormément de changements mais on va s’arrêter un moment sur ceux-ci et sur ce qu’ils signifient 😊 Bien sur ces changements peuvent aussi s’appliquer lorsque les chevaux sont au pré avec leur copain chevaux mais sont plus difficilement observables.

Le cheval qui embarque alors qu’il ne le faisait pas avant ou qui refuse le montoir. Bon là le message est clair, votre poids sur son dos est devenu un ennemi à fuir à tout prix, une consultation s’impose !

Le cheval qui refuse de prendre le trot : le trot est une allure plus fortement verticalisée que le galop ou le pas. Au trot les mouvements et les forces transmises aux os sont donc plus intenses et notamment sur les os orientés verticalement ou horizontalement donc les membres et le dos. Le cheval qui vous « vole » le galop lorsque vous demandez le trot est donc un signe à prendre au sérieux.

Le coup de cul quant à lui. Qu’on soit d’accord il est rarement un signe de bonne humeur, surtout avec un cavalier sur le dos 😉 Et alors, on se méfiera aussi du cheval « trop calme », ou qui soudainement est devenu docile et a arrêter de ruer. Un cheval qui a très mal au dos ne peut plus se défendre… La même si votre cheval est beaucoup plus docile avec votre coach qui pèse 20 kilos de plus que vous 😉 Votre coach est peut-être juste trop lourd pour que votre cheval puisse envisager de le dégager de là-haut.

Dans le cas du cheval qui est plus raide à une main qu’à une autre on va aller s’intéresser à deux charnières de sa colonne vertébrale : la jonction des vertèbres cervicales et thoracique (le garrot) et la jonction entre les vertèbres thoraciques et lombaires (juste derrière la selle).

Ces deux zones sont responsables de la majorité de la mobilité latérale de votre cheval. Si l’une d’elle bloque (ou les deux), cela va se voir sur une différence de mobilité à une main par rapport à l’autre.

Changement de sensibilité musculaire du dos

La seconde raison qui fait que vous pouvez suspecter une douleur dorsale est à la qualité musculaire du dos de votre cheval et sa sensibilité. Si votre cheval réagis lors du pansage de son dos, si vous sentez une petite boule dure à un endroit, si vous remarquez un changement de la coloration des poils sous la selle. Apprenez à connaitre votre cheval. Massez de temps en temps son dos pour repérer les changements de muscles.

Vous pouvez également « gratter » le dos de votre cheval avec votre doigt à différent endroits. Si votre cheval fuit la pression (pas juste s’y soustraire mais vraiment la fuir) vous aurez une piste de mal de dos à explorer.

On vous vends la perle rare

Et la troisième raison est un peu plus farfelue mais issue de mon expérience de shiatsuki : vous cherchez à acheter un cheval et le vendeur vous propose un super cheval, l’assurance vie qui en plus sais sauter, dresser et à fait des compétitions en étant gagnant et le tout pour moins de 3000 euros… alors que vous lui aviez bien dit que vous vouliez un cheval de loisir ! Clairement demandez un examen approfondi et des radios des membres et du dos !

Les perles rares existent mais sachez y mettre le prix 😉

3 pathologies dorsales peu connues

L’arthrose

Le grand gagnant du débourrage précoce ! Hé bien oui, on ne le répète pas assez mais les vertèbres ne finissent de se développer qu’à l’age de 7 ans chez les chevaux… et chez tous les chevaux ! Je vous vois déjà venir avec vos « mon irish cob est porteur » oui mais non. Les dos des chevaux n’ont pas été conçu par Mère Nature pour porter du poids…

Le dos de nos chevaux c’est comme une étagère que l’on remplit de livre, si l’étagère n’est pas assez épaisse elle va plier…

Et chez les chevaux ce qui fait l’épaisseur de l’étagère ce sont leurs muscles dorsaux ET leurs abdominaux qui viennent soutenir le dos lorsqu’il est soumis au poids du cavalier. La présence de ces muscles va permettre de maintenir les vertèbres « éloignées » les unes des autres malgré la présence d’une contrainte.

Donc déjà le débourrage avant 7 ans bon bah c’est limite limite… Mais pour moi réside aussi dans le fait que l’on muscle les chevaux directement avec un cavalier sur le dos… Sans prendre le temps de renforcer leur musculature sans poids sur le dos, puis avec 5 kg sur le dos, puis 10, puis 20 puis un cavalier léger, puis un cavalier moins léger.

C’est comme vous : si je vous mets dans une salle de musculation et que je vous dit de soulevez 40 kg vous aller peut être y arriver… mais en vous blessant quasi certainement.

Donc musclez le dos de vos chevaux avant de monter dessus, vous leur éviterez de l’arthrose précoce 😉

Le conflit de processus épineux

Deuxième patho dont on entend de plus en plus parler mais pas encore assez pour le bien-être de nos chevaux : le conflit de processus épineux (CPE pour les intimes, et je vous dit directement, il est aussi mal commode que la CPE que j’avais au collège !).

Donc le CPE c’est quoi ? et bien c’est justement quand la musculature du dos ne permet plus de maintenir les vertèbres assez éloignées l’une de l’autre et que leurs extensions osseuses viennent à se toucher… Deux os qui se touche alors qu’ils ne devraient pas ? J’ai vraiment besoin de vous faire un dessin ou vous arrivez à imaginer comment c’est douloureux ?

Les 5 grades de CPE (document issu de la thèse de Mare Desfarges citée ci-dessous)

Saviez vous que lors d’une thèse effectuée en 2015 par Marie Desfarges, 48% des chevaux examinés pour douleur dorsale présentaient un CPE ? Un cheval sur 2 !!

Lien de la thèse : Desfarges, Marie. La dorsalgie du cheval de saut d’obstacles : conformation, diagnostic, traitements et prévention. Thèse d’exercice, Médecine vétérinaire, Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse – ENVT, 2015, 163 p.

La douleur d’un CPE, comme l’arthrose est gérable grâce à un travail adapté (j’ai dit travail, pas monte…).

L’ECVM

Et puis la dernière pathologie osseuse dont je voulais vous parler je l’ai découverte il y a 1 mois à peine et elle s’appelle l’ECVM : Equin complexe vertebrae malformation. Malformation vertébrale complexe equine en français.

Cette malformation génétique (donc qui se transmet des parents aux enfants) est une malformation des vertèbres cervicales C6 et/ou C7 et T1, donc la base de l’encolure.

Et elle s’appelle Complexe car la vertèbre peut présenter plusieurs déformations. La déformation qui m’a le plus touchée est le rétrécissement du trou dans lequel passe la moelle épinière… Ce qui veux dire que la moelle qui permet de transmettre et recevoir des informations du cerveau est pincée en permanence !!

Illustration de malformation de C6 (issue du site ECVM All Breeds cité ci dessous)

Cette malformation affecte principalement les lignées de pur-sang… Depuis les années 1800… C’est-à-dire que depuis 1800 des chevaux atteints de malformations osseuses lourdes reproduisent et « améliore » des races. La blague !

Et vous savez le plus drôle ? C’est le squelette du pur-sang Eclips qui a servi à dessiner de nombreuses planches anatomiques équines, et ce pur-sang présentait cette malformation ! Donc les dessins des vertèbres C6 et C7 ont été erronés pendant des années !

Si vous voulez en savoir plus sur l’ECVM je vous invite a aller découvrir le site internet ecvm all breeds.com. Et le prochain que j’entends dire que son pur-sang est fou et que c’est normal c’est un pur sang, je l’envoie passé des radios direct !

Mon conseil de shiatsuki

Si vous avez un feeling que quelque chose ne va pas chez votre cheval, mais qu’un professionnel vous dit que vous vous faites des idées, qu’il n’y a rien d’anormal chez votre cheval, aller consulter un second pro.

J’ai vu trop de chevaux souffrant de problèmes de dos et qui sont pourtant à jour véto et ostéo. Donc suivez votre feeling et demandez un second avis sur votre cheval ❤

En temps que gardien vous êtes la personne qui connais le mieux votre cheval ! Si vous sentez que quelque chose cloche c’est que quelque chose cloche 😉

Le podcast signé Murmure Animal !

C’est une grande journée aujourd’hui ! Après des mois (années ?) à avoir envie de réaliser un podcast j’ai enfin oser sauter le pas !

Je vous présente donc Murmure Equin, le podcast lié à Murmure Animal et donc à mon activité de praticienne en shiatsu.

Murmure Équin c’est quoi ?

Murmure Équin est une réflexion centrée sur le partage de connaissance et d’information en lien avec différentes problématiques que les gardiens de chevaux peuvent rencontrer.
Tous les vendredi on parle ici de physiologie, d’émotions, et de relation, le tout dans la bonne humeur et avec beaucoup de passion.
Je me met au défi de vous partager le maximum d’informations et pistes de réflexion pour vous aider à en apprendre toujours plus sur vos compagnon à crinière !

Vous retrouverez toutes les informations liées au podcast dans l’épisode 0 dans lequel je vous raconte :

Comme j’ai envie de parler à beaucoup de monde au travers de ce podcast, vous retrouverez également les transcriptions des épisodes sous forme d’articles de blog chaque semaine. Voici donc là première !

Quelle est l’histoire de mes deux chevaux ?

J’ai réalisé mon rêve de gosse en achetant Uisper, le plus magnifique Quarter Horse du monde même si il était boiteux plus ou moins régulièrement depuis que je le connaissais… Et pour cause ! Uisper est porteur de la PSSM, de la maladie de Lyme et naviculaire. Et qui sais ce qu’il est encore capable de me cacher !

A un moment de ma vie, il y a 4 ans, j’avais envie d’être épanouie aussi en temps que cavalière. C’est à ce moment qu’Alpha est entré dans ma vie ! Vous voyez la blague arrivée ? La fille veux être cavalière « classique » et s’achète un trotteur réformé des courses qui arrive avec tous ces bagages émotionnels et physiques…

Je me retrouve donc avec deux chevaux aux problématiques bien différentes (physique pour Uisper et émotionnelles pour Alpha). Mais dans les deux cas le point commun est que je me suis retrouvé seule pour les gérer. Il y a 4 ans quand la PSSM de Uisper a été diagnostiqué cette maladie était encore très peu connue. Et quand à la gestion des émotions en France, d’autant plus avec les chevaux, c’est un domaine encore très balbutiant.

Heureusement que moi dans tout ça j’adore apprendre ! J’ai donc appris énormément de chose pour aider mes chevaux, parce que j’avais peu de choix mais surtout parce que j’adore ça ! Et j’aime partager ce que j’apprends, découvre, pense…

Pourquoi je lance de podcast ?

Ce podcast a donc pour vocation de vous présenter de nombreuses pathologies équines au travers de mes connaissances actuelles. Je ne suis nullement vétérinaire et je n’ai plus envie de le devenir 😉

Je suis une passionnée de chevaux et de leur soin. Et en plus de ça je suis praticienne en shiatsu équin. Le shiatsu colorera donc mes épisodes mais n’en sera pas le centre.

Le point central de ce podcast sera les chevaux, et vous ! J’ai envie qu’à travers ce podcast vous vous sentiez moins seule avec votre cheval. Parce que je sais à quel point cela peut être dur et complexe de vivre avec un cheval « à problème », ce podcast parlera physiologie, émotions équines mais également émotions humaines et relation. Toutes celles qui ont un cheval étant souffrant ou l’aillant été sait à quelle point la relation entretenue entre l’humain et son cheval peut être gratifiante, profonde mais aussi éprouvante et douloureuse. Nous parlerons donc des ces sujets avec bienveillance et beaucoup d’amour pour nos compagnons à crinière.

Le format et les sujets abordés dans ce podcast

Le plupart des émissions seront enregistrées en solo et seront d’une durée inférieure à 20 minutes (histoire de rester digestes et que vous puissiez vous concentrer facilement).

Des interviews seront proposées de temps en temps pour discuter entre gardiens d’équidés ou entre professionnelles d’un sujet particulier.

J’ai une liste longue comme mon bras de sujets dont j’ai envie de vous parler ! Les sujets seront sélectionnés car j’y est été confrontés, personnellement ou professionnellement. Et aussi pourquoi pas parce que vous me les aurais proposés 😉 je vous écoute pour toutes suggestions, remarques ou encouragements, soit en commentaire de ce post, soit en mp sur Instagram (@murmure.animal.shiatsu).

Les épisodes seront diffusés tous les vendredi, donc rester connecté et à bientôt !

10 faits sur Uisper

1- Personne n’a peur de Uisper

C’est ce qui ressort à chaque fois que quelqu’un rencontre Uisper !! « Oh mais il est tellement chou !! ». Impossible de ne pas craquer face à sa bouille de Don Juan. Même les personnes qui ont peur des chevaux n’ont pas de soucis à s’approcher de Uisper et sont en confiance avec lui.

2- Il a eu une pouliche

Le fait que peu de personne connaisse. Uisper a été castré tardivement, à ses 4 ans. Il a donc eu le temps de se reproduire avec la jument avec laquelle il vivait. Une pouliche copiée/collée de Uisper a vu le jour. Je souhaitais l’acheter elle avant d’acheter Uisper mais elle a été vendue sans que je ne le sache. Je me suis donc « rabattu » sur Uisper, zéro regret !

Elle est malheureusement décédée en 2018 d’un accident de pâture.

A gauche c’est la pouliche de Uisper !

3- Uisper était chryptorchyde

C’est pour cette raison qu’il est resté entier longtemps et qu’il a reproduit d’ailleurs… Un seul testicule était descendu. Un vétérinaire a eu la glorieuse idée de proposer d’enlever le testicule « sorti » pour laisser la place à l’autre de descendre. Sauf que le second n’est jamais descendu ! Le vétérinaire a également dit au propriétaire de Uisper que le testicule « caché » était inactif du fait de la chaleur corporelle et donc qu’il n’y avais pas de risque de poulinage avec la jument qui vivais avec Uisper. 11 mois plus tard : Tadam ! Kiona était là, née en plein mois de novembre, donc une saillie en décembre…

Après ça le propriétaire de Uisper a décidé de le faire castrer pour de vrai en clinique. Une incision de 40cm sur le flanc et Uisper était vraiment un hongre. Il s’est avérée que le testicule « caché » avais une taille supérieure à la normale d’un testicule « sorti »… La douleur devait être insupportable pour Uisper et le risque de tumeur était très élevée.

4- Il est encore marqué « étalon » au SIRE et à la FFE

Donc si vous avez bien suivi, Uisper a été castré 2 fois et aucun des deux vétérinaire n’a fait de certificat de castration. Donc Uisper est toujours déclaré comme entier ! Ouai, on a eu affaire à des champions quand même !

Et malgré ça il a fait de l’équifeel ! Cette discipline est normalement interdite au entier mais je n’ai pas eu de soucis pour l’engager officiellement, ni pour concourir et j’ai même eu les résultats officiels ! Je m’attendais à voir une « discalification » apparaitre sur le site de la FFE mais non…

Les propriétaires d’entiers calmes qui veulent faire de l’équifeel vous avez saisi le message subtil là ? Très bien !

Notre premier concours d’équifeel

5- Uisper a fait le machouillement de poulain jusqu’à ses 9 ans

Vous voyez le mâchouillement de poulain, le snapping qu’ils font quand ils sont face à un adulte et qu’ils veulent dire « je suis tout petit et fragile, ne me fait pas de mal je ne remet pas en cause ta place dans le troupeau » ? Normalement ce comportement s’éteint avec la maturité sexuelle vers 2-3 ans. Hé bien Uisper l’a fait jusqu’à 9 ans…

Pourquoi ? Uisper a été sevré de manière très brutale. De sous sa mère il a été mis dans un van, embarqué dans sa nouvelle maison, passé une semaine en box et mis au pré avec une jument adulte. Il s’est avéré que cette jument était très maternel, Uisper en manque de sa mère, ils se sont donc adoptés mutuellement. A partir de là ils ne se sont plus quitté jusqu’aux 8 ans de Uisper où il m’a suivi en Savoie. Uisper a donc eu un rang de poulain dans le troupeau jusqu’à ses 8 ans.

Il a donc snappé à 8 ans quand je l’ai changé de troupeau. Et je l’ai vu faire à chaque nouvelle rencontre avec un cheval jusqu’à ses 9 ans. Depuis c’est bon !

Vous commencez à saisir le cas complexe de Uisper ? Entier, douleur physique, reproduction, et le bourrin snappe toujours à 9 ans… Tout va bien dans sa tête !

6- Uisper a un dossier médical à en faire pâlir beaucoup !

Ça c’est un fait dont je me serai bien passé… Mais c’est vrai. Uisper a eu des emmerdes médicales que je ne souhaite à personne. On a donc commencé par les soucis de castration. Puis le diagnostic de la PSSM à ses 9 ans qui a été le plus gros coup de massue pour moi… On a enchainé avec la maladie de Lyme, un syndrome naviculaire des deux antérieurs, des fourchettes pourries à répétition, résistance au vers… Bref, il a un système immunitaire digne d’un cactus vivant en Sibérie !

7- A l’origine de mes recherches de connaissances

Naturellement, avec toutes ces magnifiques manifestations physique, Uisper est à l’origine de mon questionnement sur la gestion physique d’un cheval. La communication animal, le shiatsu, le parage, la phytothérapie, la nutrition, c’est grâce à lui que je m’y suis attelé.

Le nom de Murmure Animal découle d’ailleurs de Uisper, Whisper, Murmure en anglais.

Je lui ai tout fait tester à celui là je crois… Là il sortais de sa plus grosse crise de PSSM, ça se voit à ses côtes et fesses apparente notamment (il avais perdu tout son muscle…)

8- Uisper trie tout ce qui bouge

Uisper est un quarter horse OC (il y a eu un soucis de transmission de papier obscure du côté de sa mère). Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne peut pas renier ses origines de cheval de ranch ! Déjà avec son physique de bodybuilder et son arrière main puissante. Également par sa capacité naturelle à trier tout ce qui bouge. Je l’ai déjà vu trier les chèvres de la ferme, les chevaux de son troupeau (vous avez pas idée comme Alpha est le souffre douleur de Uisper…), les humains, même des poules ! Il encercle et spinne de manière incroyable ! Je rêve de l’emmener une fois dans un troupeau de vaches pour l’initier au vrai tri de bétail.

9- L’art de mettre l’humain face à lui même

Uisper c’est le cheval qui te fait comprendre calmement mais fermement que là… bah tu fait de la merde ! Vraiment calmement… Vraiment fermement… Par exemple, à une période de ma vie j’ai eu un traumatisme crânien à cause d’une souche. Inconsciemment mon cerveau avais associé « bois = danger ». A chaque fois que je me dirigeais vers la forêt avec Uisper pour faire une balade il me ramenais à la main. Quand j’avais décidé d’aller en forêt il faisais demi-tour et m’embarquais, au pas ! Il était impossible à arrêter tout en restant au pas… ça m’a rendu folle de nombreuses fois ! Jusqu’à ce que je fasse le lien et me soigne de cette blessure. Maintenant on n’a plus de soucis à aller en forêt !

Uisper a un sens de l’intuition très développé que je ne remettrais plus jamais en cause. Si il ne veut pas y aller on n’y va pas ! La dernière fois où je l’ai forcé c’était pour monter en van dont le planché été pourri et qui a céder sous Uisper. Donc maintenant plus de forçage avec lui ! J’écoute…

10- J’ai souvent l’impression d’être face à un humain avec lui

Et je ne suis pas seule à avoir cette impression. Uisper a une manière de regarder les gens en profondeur qui vous rappelle le regard de votre psy ou de votre maman quand elle sais que vous êtes entrain de faire une bêtise !

Et ne parlons pas de sa bouille de clown quand quelque chose ne va pas chez l’humain en face de lui ! Ce regard de « mais non regarde la vie est belle quand tu change d’angle de vue ! » ❤

Les chemins neuronaux

Prenons un exemple : je vais à la pension pour m’occuper de mes chevaux et j’en profite pour passer voir le cheval d’une amie dans son pré. Dans notre pension, les clôtures ne sont pas électrifiées. Je prends donc la clôture en main pour l’écarter et passer dessous. Sauf que ce que je ne savais pas, c’est que dans le pré de mon amie il y a une ponette fugueuse. Sa propriétaire a donc pris les devants et a électrifié la clôture ! Je touche la clôture, me prends un coup de jus, mon cerveau dit « aïeuh ! » et enlève la main en faisant faire à mon corps un bon en arrière. OK, maintenant c’est rentré, cette clôture il ne faut pas la toucher… Malheureusement mes réflexes ont la vie dure. Deux semaines plus tard je retourne dans ce pré et re-belote : j’attrape la clôture pour passer dessous ! Ce coup-ci en revanche un autre schéma se produit : je touche, ma main s’enlève de la clôture, mon cerveau dit « aïeuh ! » et je regarde ma main qui est déjà à 10cm de la clôture !

Bah mince, mon cerveau a dit « aïeuh » bien en retard… Ma main était déjà loin de la clôture quand j’ai eu le signal de douleur… Comme si ma main avait son propre petit cerveau indépendant…

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Les chevaux qui ont marqué ma vie de cavalière

J’ai envie de rendre hommage à ces chevaux qui ont façonné la cavalière que je suis aujourd’hui. Ils sont peu nombreux et pourtant si importants à mes yeux et dans mon cœur ! J’ai eu la chance d’être très rapidement une cavalière « en demi pension » ce qui m’a permis de construire de beaux liens avec les chevaux que je montais.

Témida

Jument Knabstruppe d’une dizaine d’année quand je la côtoyais. Et moi j’avais entre 13 et 16 ans. Alors elle c’est une histoire un peu dingue quand j’y repense ! Temida appartenais à l’agriculteur du village qui l’avais acheté pour ses filles. Elles et lui n’avais pas plus de connaissance des chevaux que ça, moi non plus (hé on avais 13 ans hein !). Au début je montais donc avec les filles de l’agriculteur, on alternais à tour de rôle sur le dos de la jument. Puis les filles ont grandis, on trouvé d’autre passions que leur jument et j’étais donc seule à monter Témida. J’avais une chance de dingue de partir seule en balade avec elle, puis avec une amie, Hélène, qui avais ses chevaux dans le village d’à côté. On avais 15 ans et on partais en rando à faire 40km dans la journée… Voilà vous savez d’où viens ma confiance en extérieur à cheval, je n’avais peur de rien et cette confiance est restée. Témida est également la première jument à m’avoir valut un aller-retour à l’hôpital pour un traumatisme crânien… Personne n’étais avec moi et il me manque une après-midi de ma vie donc on ne saura jamais exactement ce qu’il s’est passé. Après ça mes parents m’ont obligé à mettre une bombe à cheval…

Mon histoire avec Témida s’est arrêté sur une saute d’humeur de l’agriculteur il me semble, et parce que j’avais trouvé un autre cheval ! Témida est malheureusement décédé d’une colique des années plus tard (quand on y repense, à être nourri à 20L d’aliment pour vache laitière par jour elle a quand même tenu longtemps !). Les seules photos que j’ai d’elle sont resté chez mes parents, je les ressortirais peut être à l’occasion.

Twister

Ce cocktail de poney croisée fjord a été mon premier aperçu d’une vie de propriétaire qui tiens à son cheval et cherche à le garder en bonne santé. J’ai commencé à monter Uisper quand il avait 5 ans il me semble, donc en plus mon premier « jeune cheval ». Avec Hélène (sa propriétaire) et lui on a bien sillonné la campagne ! On a relativement fait les 400 coups tous les 4.

Avec lui j’ai repris le chemin des centres équestres. Nous allions tous les samedi dans un club où Twister et moi avons appris à sauter, dresser et crosser ! Avec lui j’ai passé mon galop 5 (hé ouai !) et parfait mon assiette. J’avais une assiette pitoyable et Twister avait développé un côté « taquin » à l’obstacle. Au centre équestre il était surnommé Glouglou, parce que quand on venais sauter, je tombais et la semaine d’après je devais ramener à boire… Mais bon, des milliers de kilomètre et des centaines sans étriers ont eu raison de mon équilibre qui me suis encore maintenant !

Hé hé, mater cette selle trop petite et le coup de soleil magistral qui apparait après une journée de TREC !

Twister m’a aussi enseigné la douleur d’un cheval fourbu, l’importance de la gestion alimentaire d’un cheval et ma répulsion pour les fers… Nos chemins se sont séparés à ses 10 ans et mes 20 ans, après des fourbures à répétitions et mon départ pour une vie étudiante lointaine !

Iakaantas

Prononcé Yakantasse, cette belle jument croisée porte et fenêtre m’a ouvert de tout nouveau horizon. Pour l’histoire, je suis allé voir le propriétaire de Uisper, au culot pour lui dire « hé, tu as deux chevaux tu arrives à monter les deux ou tu accepterais que j’en monte un ? » (en aillant Uisper derrière la tête…). Il m’a dit « OK, voilà les affaires de Iakaantas, là sa selle, là son licol tu sais où elle est tu peut y aller quand tu veut ! ». Le bougre venais de me mettre un licol en corde en main et de signer mon plus bel embarquement au galop que j’ai connu ! Je suis rentré un peu la queue entre les jambes et je lui ai demandé comment il avait éduqué Iak… Il a prononcé un Parelli Natural QuelqueChose, j’ai pas compris, je suis allé sur Amazon, j’ai acheté un livre de monsieur Moustache, je l’ai dévoré. Puis je suis retourné voir Iak, j’ai fait ce que monsieur Moustache disait dans son livre et woooooaw !! Miracle ! Une jument éduquée aux boutons !!

Iakaantas avait une quinzaine d’année et depuis ses 2 ans elle était travaillé selon les principes de Parelli (oui, oui, le touuuuut début de Parelli en France !). Une chance incroyable pour moi de découvrir un autre monde avec elle. Celui des balades en cordelette et du mors dédié à la finesse. Iakaantas est le genre de cheval qualifié de chaud, très réactive et pourtant à l’écoute de son humain et sans être blasée !

Oui, déjà à l’époque je ne manquais pas d’auto-dérision

Les poulains de Iakaantas

Iak a été la maman de 2,5 poulains (vous allez comprendre le 0,5) que j’ai eu la chance de côtoyer.

Le premier était Otawa, un hongre pie croisée machine de guerre ! Ce cheval a pu bénéficier de parents équilibrés, d’une vie sans traumatisme et d’une éducation logique. Avec lui j’ai compris que ce combo était magique ! Otawa n’avais peur de rien et un cœur incroyable pour son humain. Si l’humain lui demandais de casser une barrière il le faisait. A un retour de randonnée de 70km, je me suis dit « roooh ce chemin est tellement bien au galop mais bon, on va être raisonnable », Otawa a pris le galop…

Le second poulain de Iakaantas était Kiona. La pouliche de Uisper ❤ Quand le propriétaire de Uisp et Iak me l’a présenté mon sang a fait un tour… Mes amies me surnommaient Kiona ! J’ai décidé que cette jument était pour moi ! Je l’ai initié aux balades en main et au début du travail à pied. Puis je suis parti 5 mois en Norvège pour mes études et à mon retour Kiona avait été vendue… J’ai retrouvé sa trace 2 ans plus tard via les réseaux sociaux. Malheureusement elle est décédée d’un accident de pré.

Oui oui, à gauche c’est Kiona, pas Uisper…

Et puis le dernier cheval que Iakaantas considérait comme son poulain c’était Uisper. Uisper a été sevré tôt et brutalement, il a ensuite était mis avec Iak qui l’a adopté très naturellement. D’où le 0,5, même s’il n’était pas d’elle Uisper considérait Iak comme sa mère. La suite vous la connaissez ! J’ai acheté Uisper et début de l’aventure de propriétaire !

Fiche de lecture – Language Signs and Calming Signals of Horses

Comme beaucoup le savent ma bibliothèque est un meuble très fourni chez moi. Les livres français que je trouve les plus intéressants ont déjà fait l’objet d’un article ici. Il y a aussi dans ma bibliothèque bon nombre de livres anglophones et je sais que la plupart d’entre vous ne sont pas anglophones. J’ai donc décidé de faire des fiches de lecture de certains livres que je trouve trop passionnants pour être évincé sur simple critère de langue ! Je commence donc par Langage Signs & Calming Signals of Horses de Rachël Draaisma (le petit lien Amazon ici). Pourquoi commencé par ce livre ? Car pour moi il est ce qui devrait être au commencement de toute relation avec un cheval : la compréhension de son vocabulaire.

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