La fourbure

Bonjour à tous ! Le sujet de la fourbure me tenais à coeur mais j’avoue que je le réservais pour le printemps vu que c’est la saison des fourbures… Sauf que… Pour ceux qui me suivent sur instagram vous le savez déjà, pour les autres je vous l’annonce ici : il y a 3 semaines maintenant Uisper a fait une fourbure. Du coup j’ai décidé d’en parler maintenant !

Premièrement, je tiens à rappeler que même si les signes cliniques les plus visibles et les plus grave apparaissent sur le pied, la fourbure n’est pas une maladie de pied. C’est une manifestation de problèmes situés dans une ou plusieurs parties du corps du cheval. Traité une fourbure uniquement au niveau du pied est donc une erreur courante. Les maladies qui affectent tout le corps sont appelées maladies systémiques, la fourbure en est donc une. Ces maladies ne sont pas le résultat d’une cause unique mais de facteurs multiples qui s’influencent les uns les autres. Il existe souvent une pathologie sous-jacente, un dysfonctionnement, une carence ou un excédent qui va faire que la maladie se manifestera plus tôt, plus fréquemment ou plus sévèrement chez certains chevaux. Dans l’ensemble la fourbure reste néanmoins une affection liée aux conditions de vie non naturelles auxquelles le cheval est soumis… Alimentation, hébergement et activité physique sont donc trois ensembles qui sont les grands coupables des fourbures. Quelques chiffres :

  • la fourbure est la seconde cause d’euthanasie des chevaux après la colique
  • environ 15% des problèmes de boiterie sont liés à une fourbure
  • les poneys ont 4 fois plus de risque de développer une fourbure même si TOUS les chevaux peuvent être sujet à une fourbure. Les signes cliniques sont d’ailleurs en général plus violents chez les chevaux que chez les poneys…
  • le nombre d’heure d’ensoleillement par mois et l’apparition des fourbures sont directement liés

Dans cet épisode je ne traiterais pas de l’anatomie du pied, ce sujet est trop complexe à traiter sans appui visuel, il se prête donc très mal au format « podcast »… Pour avoir une belle vue de l’anatomie d’un pied je vous renvoi donc vers la vidéo de Emilie de Miliepattes sur Youtube (le lien est en description de l’épisode) qui a magnifiquement traité le sujet ! En parlant de référence, je tiens à vous signalez que cet épisode a été possible en grande partie grâce au livre « La Fourbure » de Remco SIKKEL qui est une mine d’or pour tous les propriétaires qui veulent se documenter sur la fourbure. Je vous laisse le lien en description de cet épisode 😉 Cet épisode va être articulé en XXX parties : après une description de ce qu’est la fourbure, nous aborderons les symptômes, les causes et les pistes de traitement qui peuvent s’appliquer sur un cheval fourbu.

Qu’est ce que c’est la fourbure ?

La fourbure est une inflammation de la ligne blanche du sabot. La ligne blanche c’est la jonction entre les lamelles dermiques et épidermiques de la paroi du sabot (encore une fois, aller voir la vidéo de Miliepattes 😉 ). La jonction entre ces deux structures ne se fait donc plus. Sauf que cette liaison est ce qui retient l’os de la troisième phalange en suspension dans le pied… L’os de ne 3eme phalange n’est plus retenu et s’affaisse, appuie sur la sole et donc sur le sol et provoque des douleurs du sabot. Les différents stades de la fourbure sont catégorisés selon l’échelle d’obel du grade 0 à 4.

  • 0 = pas de signe de fourbure
  • 1 = le cheval reporte son poids d’un pieds à l’autre ou piétine. Au trot le posé du pied est anticipé et la foulée raccourcie. C’est ce que beaucoup appelle une « élastose » grâce à un monsieur bien connu dans le milieu du parage.
  • 2 = la démarche du cheval est précautionneuse. Il est raide au pas. Il donne quand même ses pieds sans difficulté.
  • 3 = le cheval répugne à se déplacer et résiste quand on veux lui prendre un pied
  • 4 = le cheval refuse de bouger.

Il est possible de relier le grade de la fourbure au taux de mortalité

  • 1 = 11%
  • 2 = 31%
  • 3 = 61%
  • 4 = 76%

Lors d’un épisode de fourbure, l’organisme du cheval tout entier est impacté :

  • le système sanguins est impacté car le pied ne rempli plus son rôle de pompe si le cheval marche moins
  • le foie et le système urinaire sont sur saturé d’éléments à éliminer
  • le système hormonal est impacté par un excès d’hormones liées à la douleur
  • les structures osseuses, tendineuse et cornées du pieds sont impactées et peuvent être endommagé à moyen et long terme.

Symptômes

Sabots

Bon je sais que je vous ai dit que la fourbure n’est pas une maladie de pieds et qu’elle concerne tout l’organisme de l’animal. Mais bon, au niveau des sabots les signes de fourbure sont quand même bien visibles donc on va commencer par ceux là ! Le signe le plus flagrant au niveau des pieds sera l’élévation de leurs températures. Pour prendre la température des pieds d’un cheval il existe des thermomètre laser. Mais sinon vous pouvez aussi comparer la température avec vos mains. Souvent les sabots antérieurs sont touchés en premier, donc en posant une main sur un sabot antérieur et l’autre sur un sabot postérieur vous aurais un comparatif plutôt juste. Attention aussi, les chevaux pieds nus ont une température des pieds plus élevé que les chevaux ferrés. Ensuite si vous soulevez le pied de votre cheval, vous constaterez que le ligne blanche des sabots d’un cheval fourbu est plus étiré que celle d’un sabot non fourbu. Je trouve que c’est dans les cas là que c’est vraiment intéressant de savoir manié un minimum une râpe de maréchalerie si votre cheval est pieds nus. En passant un léger coup de râpe vous aller enlever la crasser et donc bien voir la ligne blanche. il est aussi possible que la concavité du pied de votre cheval diminue (= la sole est moins concave), c’est un signe que l’os de la 3ème phalange est légèrement descendu = fourbure. Ah et aussi, un cheval pieds nus montrera des signes de fourbures plus en avance qu’un cheval ferré. Ça ne veux pas dire que les pieds nus font plus de fourbure (au contraire !) ça veux dire que les signes sont visibles plus tôt. Et donc que le cheval pieds nus à plus de chance d’être pris en charge rapidement et donc de mieux guérir d’une fourbure 😉

Physiologiques

Mais la fourbure se constate aussi à d’autres endroits du corps. Le pouls d’un cheval en fourbure est plus tapant et rapide. Le pouls peut donc se palper au niveau du sabot, c’est ce que l’on appelle le pouls digité. Les signes de douleurs sont visibles sur l’intégralité du corps du cheval. C’est à dire que souvent il a les naseaux dilatés, il transpire, il est atteint de spasmes musculaires, les pupilles sont dilatées, les oreilles sont raides et tournée vers l’arrière. La respiration est saccadée et la température corporelle est généralement plus élevée. En général le cheval présente aussi des signes de déshydratation que vous pouvez tester avec le test du pli de peau de l’encolure.

Attitude et posture et mouvements

On l’a déjà vu dans l’échelle d’Obel, selon le grade de la fourbure de votre cheval il peut refuser de se déplacer ou boiter plus ou moins fortement. On remarque également un report du poids vers l’arrière, c’est la posture campée caractéristique des chevaux fourbus. Attention quand même, cette posture est classique pour des chevaux fourbus uniquement des antérieurs… quand les 4 pieds sont atteints le cheval ne peux plus reporter son poids… Pour se soulager les pieds le cheval peux aussi balancer entre droite et gauche pour soulager un pied à la fois. Les mouvements sont aussi raides, le cheval rétrécis ses foulées et refuse aussi les déplacements qui charge trop les sabots, comme tourner sur les épaules ou les hanches.

Radiographies

La séparation de la ligne blanche est visible sur les radiographie car la distance entre l’os de la troisième phalange et la paroi du sabot aura augmenté. C’est ce que l’on appelle communément la « bascule de la 3ème phalange ». Des fois, dans les stades avancés, une déminéralisation et/ou un remodelage de l’os du pied sera visible sur la radiographie.

Causes

Les causes de fourbures sont très nombreuses. Plusieurs causes sont d’ailleurs souvent en jeu. Et c’est une accumulation de cause ou un déséquilibre qui dure dans le temps qui sont souvent les déclencheurs des fourbures. Ainsi la fourbure peut être liée à :

  • un problème digestif comme un déséquilibre de la flore intestinale ou un excès de glucide dans l’alimentation (le cheval qui dévalise la graineterie)
  • un problème de surpoids
  • un problème circulatoire qui fait que les lamelles ne sont plus assez iriguées
  • un apport de substances toxiques comme des moisissures, des pesticides ou fertilisants, des médicaments (notamment des corticoïdes, des analgésiques ou des vaccins). Donc on fait très attention à ce que l’on donne comme médication à un cheval fourbu…
  • un problème hormonal comme un SME qui est une résistance à l’insuline ou une maladie de cushing
  • le stress
  • les maladies transmises par les tiques comme la maladie de Lyme ou la piroplasmose.

Traitements

Petit rappel : le vétérinaire de votre cheval doit être votre premier contact en cas de fourbure. Cependant la collaboration entre les différents acteurs qui gravitent autour de votre cheval sera la clé de sa guérison. Il va en effet falloir éliminer le plus de cause de fourbure possibles (et pas seulement la cause qui vous arrange…). Par exemple un bon traitement d’un épisode aigüe de fourbure inclura :

  • un traitement médicamenteux (ou phytothérapeutique) afin de diminuer la douleur à voir avec votre vétérinaire
  • une gestion des pieds adaptée avec votre pareur
  • un aménagement du lieu de vie de votre cheval à convenir avec votre pension par exemple
  • du temps pour que la paroi du sabot se reconstruise
  • un psy… pour vous parce que vous aller être bombardé de critique et de conseils non demandés. Aillez un cheval fourbu et d’un coup la France compte 70 millions d’expert en fourbure…

Un petit mot sur la ferrure, le box : vous l’aurez compris, la fourbure est un problème lié à la circulation du sang dans le pied. Or la circulation du sang dans le pied ne peux se faire que si les structures internes peuvent faire leur rôle, c’est à dire qu’elles peuvent bouger. Il faut donc que votre cheval puisse marcher que le pied ne soit pas figer. Deux points contre lesquels vont le fer et le box… Donc réfléchissez bien avant de mettre des fers à l’envers à votre cheval enfermé au box. Il existe aujourd’hui plein d’autre manière de soulager votre cheval avec notamment des hipposandales, des planches de piscine, des plâtres à sabot…

La fourbure et le shiatsu

Les thérapies alternatives ont totalement leur place dans la gestion d’une fourbure. Et notamment le shiatsu. Vu que c’est mon métier c’est de ce point que je vais vous parler aujourd’hui ! En effet, le shiatsu permet une action de détente musculaires, il améliore aussi la circulation sanguine et lymphatiques ce qui permet au corps de mieux drainer les éléments toxiques générés lors d’un épisode de fourbure. De plus le shiatsu permet une action sur le foie en le soutenant ce qui va permettre à votre cheval de sortir plus rapidement d’un épisode de fourbure. Quelques soit la cause de la fourbure (métabolisme, stress, digestive, hormonale…) il est possible d’avoir une action sur cette cause grâce au shiatsu. En effet, le shiatsu par son action sur les méridiens de la médecine traditionnelle chinoise permet d’agir en profondeur sur les causes des déséquilibres que votre cheval présente. On pourra ainsi agir sur la qualité du sang de votre cheval et donc l’irigation des sabots. Par une action sur le méridien du Rein, le système hormonal pourra être soutenu et ainsi les taux de cortisol pourront revenir à la normal et permettre une meilleure gestion de la douleur par votre cheval. Par une action sur le méridien du Foie, son action de détoxification pourra être soutenu de manière douce et aidé le corps de votre cheval a retrouver son équilibre. Parce que oui, le shiatsu agit d’une manière douce ce qui permet à votre cheval de s’adapter aux traitements, le niveau de stress émotionnel et physique est réduit, le risque de fourbure avec 😉

Je suis un peu frustrée de cet épisode de podcast sur la fourbure. En effet, il y a tellement à dire que je n’ai pas pu aborder tous les sujets qui me tenait à coeur… Il est donc possible que cet épisode est une suite. Enfin, c’est sur qu’il va avoir une suite vu qu’un autre épisode est déjà enregistré et sortira la semaine prochaine. Mais il y en aura peut être encore plus un peu plus tard 😂J’espère quand même que cet épisode vous a plut, si c’est le cas n’hésitez pas à me le dire en MP, ou encore mieux si vous êtes sur Apple Podcast, pensez à noter le podcast Murmure Equin, ça m’est très utile pour le faire connaitre 😉

Les 5 éléments de la MTC

Aujourd’hui je vais vous raconter une jolie histoire pleine d’observation de la nature ! L’épisode de la semaine dernière à soulever de nombreuses questions sur les 5 éléments de la médecine traditionnelle chinoise, qui ils sont ? A quoi ça sert ? Comment est-ce qu’on les utilise ???

Je réponds à tout ça aujourd’hui ! =D

Premièrement il faut savoir une chose sur la médecine traditionnelle chinoise (MTC) : ses principes ont été édictés à une époque lointaine du microscope… La MTC s’appuie donc sur l’observation de la nature et sur des dissections. Les médecins chinois se sont appuyés sur ce qu’ils voyaient, les liens observables dans la nature et les compréhensions qu’ils en avaient.

Les savoirs de la MTC on bien sur était complétés avec les apports de la médecine moderne mais ici on va rester sur de l’observation de la nature.

Que sont les 5 éléments ? Un système de classification et de compréhension des phénomènes naturels. Et donc des pathologies physiques et émotionnelles d’un humain ou d’un cheval.

Qui sont les 5 éléments ?

  • Bois
  • Feu
  • Terre
  • Métal
  • Eau

Chaque élément est en lien avec un organe, un viscère, des tissus, des émotions, des comportements, une saison… On pourrait tout associer à un élément.

Une faiblesse d’un organe peut donc être rattaché à un élément. Le fait d’avoir cette vision des 5 éléments peut donc permettre de repérer des faiblesses et d’aider l’animal avant qu’un problème pathologique n’apparaissent. Par exemple, des yeux larmoyants, sensibles aux vents peuvent révéler une fragilité du foie. C’est tout le rôle du praticien en shiatsu de savoir jonglé avec ses éléments pour comprendre le tableau de votre cheval et ainsi pouvoir réaliser une séance adaptée à ce tableau.

Les plus connaisseurs d’entre vous auront remarqué que les noms des organes sont également les noms des méridiens stimulés lors des séances de shiatsu !

Oups maintenant je me sens obligé d’expliquer ce qu’est un méridien.

Un méridien est un vaisseau, un peu comme un vaisseau sanguin mais dans lequel circule de l’énergie. Les méridiens parcourent le corps du cheval. Et il arrive que par endroit l’énergie soit bloquée ou en manque. Et ce sont ces manques ou excès d’énergie qui peuvent causer des déséquilibres plus profonds et donc des maladies. Lors d’un soin en shiatsu le but d’une séance est donc de rétablir la circulation d’énergie dans les méridiens afin de limiter l’apparition d’une maladie ou de favoriser sa disparition.

En plus des 5 éléments qui ont donc leur impact propre, les 5 éléments communiquent et s’influence entre eux.

Là je vais repartir sur deux jolies histoires de nature pour que vous compreniez.

Lorsque le bois brule, il nourri le Feu.

Lorsque le Feu s’éteint, ses cendres vont nourrir la Terre (la culture par brulis est l’exemple parfait).

La Terre va être soumise à différentes contraintes et des métaux vont s’accumuler.

Le métal va enrichir l’eau (les eaux thermales riches en minéraux)

Et l’eau va permettre aux arbres de pousser.

Donc l’élément Bois nourris le Feu qui nourris la Terre, qui nourris le Métal, qui nourris l’Eau qui nourris le Bois.

On a un cycle de nourrissement mutuel des 5 éléments !

Une autre histoire maintenant !

L’eau éteint le Feu.

Le Feu fond la hache en métal.

La hache en métal coupe le bois.

Les racines du bois stabilise la terre (cf déforestation et érosion…)

La terre permet de créer des digues qui vont contrôler les cours d’eau.

Donc l’élément Eau contrôle le Feu qui contrôle le Métal qui contrôle le Bois, qui contrôle la Terre, qui contrôle l’Eau.

On a un cycle de contrôle mutuel des 5 éléments !

Vous l’aurez compris, les 5 éléments et leurs liens entre eux est une formidable porte d’entrée à la médecine traditionnelle chinoise et pour comprendre les problématiques physiques et émotionnelles des chevaux. Je tiens juste à souligner que les 5 éléments sont une des portes d’entrée de la MTC, mais pas la seule ! Les 5 éléments ne permettent pas de tout comprendre et sont accompagnées de toute une série d’autres concepts qui permettent de réaliser la séance de shiatsu la plus adaptée à votre cheval.

Si l’aspect « MTC » vous plait, faites le moi savoir en m’envoyant un mp à @murmure.animal.shiatsu sur instagram ou en m’écrivant un mail à l’adresse murmure-animal@outlook.fr. Je serais ravie d’avoir vos retours et de prévoir d’autres épisodes dans le genre de celui-ci 😊

L’année selon la médecine traditionnelle chinoise

Cette semaine a été une semaine particulière : c’est la semaine de la rentrée scolaire !! Youhou si vous avez un enfant vous pouvez le rendre à sa maitresse et profiter d’un peu de temps sans eux ! Si vous n’avez pas d’enfants ce n’est pas grave vous pouvez aussi célébrer la rentrée avec vos collègues, vos amis entrepreneurs et tout le monde en fait. Partager le fait que vous êtes heureux de retrouver votre travail que vous appréciez au plus profond de votre cœur ! Et si vous n’êtes pas heureux faites quand même un post instagram pour annoncer que vous aussi faites votre rentrée…

Et je vous jure je n’en peux plus… La prochaine story instagram que je vois souhaitant une bonne rentrée je vais me désinscrire de la personne je crois xD

C’était mon petit moment d’humeur maintenant je peux redescendre en pression et vous expliquez pourquoi cette euphorie autour de la rentrée m’agace…

Oui parce que ma stratégie quand je vois un truc qui m’énerve c’est de le transformer en contenu pédagogique =P

Et le sujet pédagogique que je vais raccrocher à la rentrée scolaire va être le déroulé de l’année selon les énergies de la médecine traditionnelle chinoise. Et en fait selon les énergies de la Terre quand on y réfléchis 2 minutes =D

Mais premièrement, le déroulée d’une année selon la tradition de la MTC !

Commençons par le printemps vous voulez bien ? C’est le plus logique pour nos cerveaux d’humains modernes =P

Le printemps en MTC début lors du nouvel an chinois, soit aux environs du 4 février. Je vais donc prendre le 4 février comme règle générale mais sachez qu’en 2022 le nouvel an chinois sera le 1er février.  

Le printemps débute donc le 5 février. L’équinoxe de printemps est le 21 mars.

Vous voyez déjà la dissonance ? Dans nos calendriers actuels le printemps commence le 21 mars… Pourtant si vous faite attention à partir du 4 février les jours rallongent « vraiment », les oiseaux recommencent à chanter, les fleurs sortent de terre, nos chevaux sont un peu plus « éveillés ». Comprenez « ils sautent en l’air pour un papillon ou une feuille qui bouge » / « les hormones des juments et des entiers se réactivent ».

Énergétiquement le printemps est à son apogée autour du 21 mars.

Le printemps s’achève vers le 4 mai.

Commence ensuite l’été. Oui, déjà le 5 mai et pas le 14 juillet comme on a l’habitude de le penser en France =P

L’été se prolonge jusqu’au 5 août avec une apogée lors du solstice d’été le 21 juin. Oui, le 21 juin ce n’est pas seulement le jour de la fête de la musique, c’est aussi le jour le plus long de l’année, celui où le soleil est le plus présent, la lumière est à l’honneur lors de l’été.

A partir du 5 août on passe sur la saison de l’automne. A partir de là les jours décroissent de manière assez franche, les animaux font des réserves pour l’hiver. Oui, les chevaux qui prennent du poids entre le 5 août et fin septembre c’est normal, ce sont des réserves qu’ils vont normalement perdre lors de l’hiver rigoureux qui s’annoncent. Si leur santé n’est pas en jeu laissez les faire ces réserves et prévoyez un hiver au régime « sec ». D’ailleurs les humains aussi font leurs réserves de nourriture pour l’hiver : les moissons battent leur plein avec la récolte du mais, colza, betteraves etc. Sous le climat français le blé et orge est en général récolté au mois de juillet.

L’équinoxe d’automne a lieu au 21 septembre. C’est l’apogée énergétique de la saison de l’automne.

A partir du 5 novembre c’est l’hiver. Le moment où vous n’entendais plus les petits zozios, où les animaux hibernants hiberne, la saison où les animaux sont plus calmes de manière général. L’hiver est le moment rêvé pour se laisser aller à l’introspection, à la réflexion tournée vers soit, à l’apprentissage « théorique ».

Donc je récapitule : au printemps l’énergie est chaud bouillante, propice à la mise en action, la nature est bien reposée et explose.

En été c’est l’apogée énergétique, le moment où les animaux, la nature sont solaires, irradie d’énergie.

En automne c’est le temps des récoltes, le moment de faire ses comptes, de planifier préparer l’hiver et donc l’année prochaine.

Et l’hiver est la saison de l’introspection, du repli sur soi et de la réflexion.

Et nous, humain moderne qu’est-ce que l’on fait ??? exactement l’inverse…

En été on larve sur les plages et on essaye de faire notre introspection. En automne on explose d’énergie parce que quand même, assez glandé ! En hiver les activités professionnelles et d’échange avec l’extérieur battent leur plein. Et au printemps les étudiants révisent activement enfermé dans leur chambre et les entreprises planifient leur rentrée… N’importe nawak d’un point de vue MTC. Et de n’importe quel point de vue des croyances et énergies populaires, même européennes !

Et pour nos chevaux ? Pareil, du beau n’importe nawak. En septembre c’est le début de la saison, en hiver les concours battent leur plein. Au printemps les chevaux sont à leur apogée d’exercice physique et après Lamotte ils sont mis au repos 1 mois en vacances au pré à ne rien faire. Comme pour les humains, rien ne va.

Ce qui est beau dans la conception de l’année selon la médecine traditionnelle chinoise c’est que ce n’est pas seulement la vision de la médecine traditionnelle chinoise. Les savoirs de la MTC sont en effet issus de l’observation de la nature et de l’adaptation de nos activités en fonction de ces observations.

Alors oui, je vous vois déjà arrivé avec vos gros sabots en me disant « oui mais c’est mes parents / l’école / mon patron / mon coach / le système de compétition / la société qui m’impose ce rythme annuel ». Et oui c’est bien là que le bas blesse… Comment vivre naturellement dans une société qui s’est éloigné de cette nature ?

Si vous avez la possibilité d’adapter votre rythme de vie annuel sur le rythme de la nature c’est super. Si vous ne pouvez pas sachez que ce rythme se retrouve également dans une journée 😊

Donc activité le matin jusqu’à l’apogée d’énergie vers midi. Et prévoyez des activités de plannification pour l’après midi et d’introspection le soir =D

Et pour vos chevaux là aussi vous pouvez adapter leur mode de vie selon la saison. Et vous me voyez aussi arriver avec mes gros sabots… Faire une saison de concours n’est pas du tout essentiel pour de nombreux chevaux et cavaliers !

A moins que vous ne soyez un cavalier qui gagne sa vie grâce à sa présence en concours vous pouvez totalement réduire le nombre de concours ou adapter votre saison de concours.

Je suis d’accord que les concours peuvent être intéressant pour développer l’aspect émotionnel de votre cheval (et de vous) et que certains chevaux adorent les concours ! Mais pourquoi ne pas commencer votre saison de concours plus tard ? Profitez de l’hiver pour consolider vos bases, puis profitez de l’explosion d’énergie du printemps pour développer de nouvelles compétences physiques chez votre compagnon. Et se contenter de quelques concours au mois de mai et juin ? Oui vos concurrents seront en fin de saison et redoutables pour aller chercher le podium, mais est ce que c’est vraiment le podium que vous cherchez avec votre cheval ?

Voilà donc ma réflexion sur le déroulé d’une année selon la MTC. Et donc à l’automne, à la rentrée, on se pose tranquillement, on engrange des connaissances théoriques que l’on capitalise à l’hiver et qui explose au printemps ❤ et c’est comme ça que j’ai conçu mon programme de la formation « Prendre soin de son cheval grâce au shiatsu » qui commence le 10 septembre.

Les étudiants vont engranger de nombreux savoirs en assimilant les plus gros concepts de la MTC. Nous aborderons ainsi la théorie des 5 éléments et celle du Yin et du Yang ainsi que le concept du Qi.  En hiver des modules plus introspectifs sont prévus avec notamment une réflexion sur les émotions et justement la gestion d’un cheval au cours de l’année grâce à la MTC. Et au début de printemps, boum, explosion et révélation de tout ce qu’elles auront appris ! Les étudiantes pourront ainsi profiter de l’énergie du printemps pour se mettre en mouvement et pratiquer pleinement sur leur cheval.

Pour en savoir plus sur la formation et/ou vous inscrire vous pouvez vous rendre sur cette page : ICI =D

La réforme des trotteurs français

Aujourd’hui est un sujet particulier puisque je ne vais pas vraiment vous parler de chevaux mais plus d’équitation. Et en fait, je vais vous parler d’une des filières du sport équestre : les courses de trot !

Non ne quittez pas l’écoute de ce podcast tout de suite s’il vous plait !

Je sais que ce sujet va rebuter nombreuses d’entre vous au premier abord… Il m’a aussi rebuté durant des années. Franchement ces méchants éleveurs et entraineurs qui mettent à la poubelle leurs magnifiques chevaux qui leur ont tant donnés sans même un regard en arrière ! Bouuuuuh !!

Alors oui, il y a des humains qui sont comme ça… Mais pas tous. Et aujourd’hui on va parler des autres humains ! Ceux qui vivent avec et grâce à leurs chevaux en leur apportant tout l’amour nécessaire sans pour autant oublier qu’il faut bien mettre des pâtes dans l’assiette pour manger à midi…

Parce que oui c’est toute la complexité de la filière. Comme tous les humains, nous avons un métier qui nous permet de gagner de l’argent pour acheter nos pâtes et le foin de nos chevaux. Sauf que dans la filière « course de trot » le métier est en lien avec les chevaux, et les chevaux sont un peu comme des ouvriers… Ils sont mis au travail pour gagner leur foin.

Sauf que certains chevaux ne sont pas assez efficaces et sont donc réformés, mis à la retraite de leur carrière sportive et des fois traités comme des rebuts. Pourquoi ? Comment en est on arrivé là ? Est-ce que les trotteurs réformés sont vraiment des chevaux à mettre au rebut ? Tout juste bon à finir comme bête noire du CSO du centre équestre ou même en chasse à courre…

Aujourd’hui, avec cet épisode de podcast j’ai envie de vous faire un tableau « réaliste » de la filière des courses de trot et surtout de leur réforme pour que vous vous fassiez votre avis en étant un peu plus éclairé.

  1. Anatomie d’un trotteur
  2. Reforme d’un trotteur, comment ça se passe
    1. Avant les qualif
    1. Peu de temps après les qualifs
    1. Après une carrière de course
  3. Réforme d’une trotteuse

Anatomie d’un trotteur

Premièrement, est ce que vous saviez que le trotteur français n’a pas de standard ! Moi non avant d’écrire cet épisode !

Croisement de PS, trotteur de Norfolk et trotteur d’Orlov

Race à part entière depuis 1922

Ajout de sang américain à partir des années 70

Alors oui, pour reconnaitre un trotteur on peut partir sur sa tête busquée mais pas que ! XD

Un trotteur est un cheval compact, robuste et relativement imposant. Le dos des trotteurs est assez court et droit. Ils peuvent donner l’impression qu’il est long et qu’il y a de la place pour seller mais attention à leur épaule qui recule énormément. L’épaule a d’ailleurs été sélectionné pour aller chercher « loin devant ».

Toute l’arrière main du trotteur est puissante et elle aussi sélectionnée pour apporter énormément de puissante de poussée mais le rein droit transmet plutôt une poussé horizontale que verticale.

Les membres du trotteur sont assez larges et résistants.

Alors si on traduit un petit peu plus.

  • Arrière main puissante et rein fort = forte poussée de l’arrière
  • Dos court, compact et droit = forte transmission de la poussé de l’arrière vers l’avant
  • Epaule oblique qui va chercher loin = en plus d’avoir un moteur à propulsion le trotteur à aussi un moteur à traction !!

Toute l’anatomie du trotteur est conçue pour aller de l’avant, vite et fort, en toute franchise. Le trotteur peut avoir confiance en son corps pour aller en avant, et bien sûr pour privilégier le trot plutôt que le galop 😉

L’ajout de sang américain a eu tendance à alléger la morphologie des trotteurs modernes.

Voilà pour l’aspect morphologique du trotteur de course. Ces points vont nous permettre d’un peu mieux comprendre comment et pourquoi les trotteurs sont réformés.

La réforme d’un trotteur

Avant la qualif

Qu’est ce que c’est déjà la qualification ? Tous les trotteurs ne vont pas sur un hippodrome, avant de pouvoir participer à des courses ils doivent se qualifier. C’est-à-dire prouver qu’ils sont assez compétents pour que les portes du monde des courses s’ouvrent à eux.

La qualification est un test d’aptitude chronométré, sur 2000 m, réalisé dans des conditions similaires aux conditions de course. Les chevaux doivent réaliser le « parcours » en un certain temps, défini selon leur âge et leur disciplines (monté ou attelé). Les trotteurs peuvent se qualifier dès le mois de mai de l’année de leur 2 ans pour la partie attelée. Il faut attendre le printemps de leurs trois ans pour les qualifications montées.

Pour passer la qualification cela demande à ce que le cheval soit déjà entrainé et relativement compétent.

Lors des entrainements préliminaires les entraineurs repèrent donc assez vite les chevaux qui n’ont pas les capacités pour être qualifié. Ca peut être un cheval qui va à la faute, c’est-à-dire qui prends le galop, ou un cheval qui n’a pas le courage mental d’aller chercher la victoire. Ou même juste un poulain qui n’est pas du tout bâti physiquement pour courir, celui là sera donc même surement réformé sans même avoir vu un sulky !

A ce stade des chevaux sont déjà réformés mais pour autant pour moi ce sont des chevaux « normaux ». Certains ont déjà été entrainés mais peu. Le cheval réformé à ce stade est encore peu imprégné du monde des courses. Il porte par contre les informations génétiques de ces ancêtres et donc une certaine pression pour réussir.

Après la qualif

Après le stade des qualifications, certains trotteurs font une petite dizaine de course puis sont arrêtés par manque de résultat. Certains chevaux qualifiés ne voient même pas de course. Nous verrons après pourquoi, dans la partie sur la réforme des poulinières 😉 Ceux là sont un peu des hybrides, ils ont plus connu le monde des courses, avec un entrainement plus poussé mais ne sont pas encore rompu à l’exercice des courses 😊

Bon quand même si votre cheval est réformé à ce stade sachez que c’est un cheval qui a plus de prédisposition pour trotter que pour galoper !! Il va donc y avoir un gros travail de rééducation à faire si vous voulez un cheval « normal », qui galope comme un selle français !

Après une carrière de course

Après un certain nombre de course, les réformes des trotteurs se font pour deux raisons majoritaires : un problème physique ou l’approche des 10 ans. En effet, en France les chevaux n’ont plus le droit de courir après leurs 10 ans. Ils sont donc réformés, ou vendu à l’étranger pour continuer leur carrière. Il y a bien évidemment une différence selon le sexe du cheval. Un entier qui court et gagne jusqu’à 10 ans sera conservé à l’élevage 😉 Les juments peuvent également pouliner. Les hongres… Bah ils ne peuvent plus reproduire, donc réforme ou vente à l’étranger 😉

Les réformes pour raison de santé sont également fréquentes. Et attention, une réforme du monde des courses n’est pas synonyme d’une fin de vie sportive !

La guérison des trotteurs de courses dépend d’un principal argument : le potentiel de retrouver un cheval performant en course après rémission. Cela ne veut pas dire que le cheval ne peut plus être performant dans le milieu du loisir. Les contraintes physiques sur les chevaux de course sont énormes. Un tendon fragilisé peut très bien ne pas handicaper le cheval en balade ou en saut mais être fatal au cheval de course.

Par ailleurs le facteur temps rentre en compte. Une tendinite par exemple prends du temps à consolider. Or on l’a vu, la carrière des chevaux de course en France est officiellement interrompue à 10 ans. Donc un cheval de 7/8 ans qui déclare un problème physique sera juste mis en retraite un peu en avance.

En encore une fois, un problème physique pour la course ne veux pas dire que ce problème sera génant pour la suite de la carrière du cheval 😉

Par contre là il faut vous accrocher à votre pantalon si vous voulez un cheval qui galope !

Votre cheval a été :

  • Conçu pour courir vite au trot
  • Sélectionner pour ses performances au trot
  • A gagner parce qu’il trotte vite et bien sans jamais prendre le galop
  • Entrainer à pousser toujours plus le trot et à le garder coute que coute
  • Entrainer à maitriser son équilibre au trot, dans les courbes et les lignes droites.

Vous avez un crack du trot à grande vitesse quoi xD Vous avez aussi un cheval :

  • qui a appris à communiquer avec sa bouche et donc avec vos mains et non vos jambes
  • qui aime la compétition. Je ne pense qu’aucun n’arrive à ce stade sans avoir le mental d’un compétiteur
  • qui a appris à écouter son driveur / jockey et à lui faire confiance pour prendre des décisions (il ne réfléchis pas trop loin quoi)

Ça c’est pour les points un peu négatif de votre cheval de réforme… Mais il y a des points positifs :

  • normalement tous les soins courants se font les doigts dans le nez
  • votre cheval embarque et voyage comme une fleur
  • il a un courage sans faille (pareil, il n’est pas arrivé ici sans son mental)
  • il sait tenir sa place dans sa ligne de course et donc dans une ligne de randonnée 😉

Si si je vous jure il y a des bons points à adopter un trotteur de réforme, rien que pour son cœur sans limite ! N’oubliez pas, les trotteurs sont sélectionnés génétiquement depuis des années pour être généreux et courageux, votre trotteur, quelque soit l’âge de sa réforme porte ses traits de caractère dans sa génétique !

Passons maintenant à un autre sujet que j’ai découvert il n’y a pas longtemps :

La réforme des trotteuses

Alors là je tiens d abord à remercier Charline (@ode.to.delight sur instagram) ! Je suis aller faire une séance de shiatsu pour sa trotteuse et Charline m’a dit « Elle est trotteuse ONC »… Heu oui, c’est-à-dire ? Elle est trotteuse ou ONC ? Et à Charline de me répondre « Bah elle est trotteuse mais ces parents ne sont pas qualifiés pour la reproduction donc elle est ONC »… Okaaaaay… Donc ça c’était le premier point, et en plus la jument de Charline est hébergée dans un élevage de trotteurs. J’ai donc pu discuter avec l’éleveuse et découvert cette partie du monde des courses qui m’a donné envie de vous en parlez ❤ Parce que oui, j’ai découvert des choses mais surtout découvert une éleveuse qui adore ces chevaux.

D’ailleurs vous savez que la majorité des élevages de trotteurs sont des élevages qui recensent moins de 3 juments ??? Donc des tous petits élevages où les éleveurs vivent avec leurs chevaux, les connaissent par cœur et font tout pour qu’ils sont bien. En plus l’élevage de trotteurs est un élevage extensif, les chevaux vivent au pré, en troupeau ❤

Du coup, revenons à la reproduction des trotteurs français expliqué grâce à Charline ! =D

Mise à la reproduction

Déjà comme on l’a vu, la race du trotteur français est une des plus représentée dans l’hexagone. C’est un élevage extensif avec beaucoup de chevaux, il a donc fallu réglementer un peu sa reproduction pour garder une certaine qualité de race. Et c’est la SECF (Société d’Encouragement de l’elevage du Cheval Français) qui gère la mise à la reproduction des TF. La mise à la reproduction des juments TF n’est pas systématique et n’est pas au bon vouloir de l’éleveur.

Ouai parce que les éleveurs ne peuvent pas juste dire « elle a une bonne tête je vais lui faire faire un poulain » xD

Le but est de valoriser les meilleurs lignés de performeurs et d’arrêter celles qui ne fonctionnent pas. Il gère aussi bien la partie étalon que la partie poulinière, les deux groupes ayant des règles bien différentes, le point commun : ils doivent tous être admis à la reproduction par le studbook et cette admission n’est pas immuable : elle va changer tout au long de la carrière du cheval. Bougre… un reproducteur peut donc cesser de l’être au cours de sa vie et pas seulement parce qu’il est castré !

Pour les étalons c’est « simple », s’ils gagnent des courses ou sont juste placés c’est bon, ils restent étalons. Pour les juments ça se compliqué… La mise à la reproduction est liée à 4 choses : les performances en course (comme les étalons) mais aussi la descendance, l’ascendance et la fratrie (côté maternel).

C’est donc les poulinières qui portent la responsabilité de leur lignée !

Il existe 6 catégories de poulinière, de 1 à 6. La catégorie 1 étant l’élite des poulinières. La catégorie 6 est composée des poulinières « même pas qualifiée » mais quand même acceptée en reproduction. Les catégories servent à donner plus ou moins de valeur à la carrière sportive de ladite jument dans la reproduction en trotteur français. C’est un peu un gage de qualité en sorte.

Les catégories sont liées aux performances en course de la jument et sur les performances de la descendance sur les juments d’âge. Vu que la carrière en course s’arrête à 10 ans, à partir de leurs 14 ans, les poulinières ne peuvent compter plus que sur les performances de leurs descendances pour rester poulinière.

Et donc une jument peut devenir poulinière si :

– Elle a une victoire en course.

– Être fille de jument 1ere catégorie.

– Être classé en 1ere ou 2e catégorie grâce à ses performances.

– Être soeur/fille d’une jument ayant gagné une course de groupe 1 ou 2.

– Etre fille de jument de 2è catégorie et avoir réussi les épreuves qualificatives.

La mise à la reproduction est autorisée à partir de la 5ème année de la jument. Elle peut avoir une exception si elle est fille de jument de catégorie 1 ou 2 et reproduire à partir de 4 ans à ce moment.

Généralement, si la jument à de belles performances, elle va faire sa carrière hippique avant de devenir poulinière. Car plus elle gagne/ou elle est placée plus elle a de valeurs après dans la reproduction.

Donc ça c’est pour la mise à la reproduction des juments. Sauf qu’on l’a vu, le statut de reproductrice peut être remis en cause :

  • la jument peut être suspendue de reproduction
  • la jument peut être interdite de reproduction

Premier cas : suspension de la jument TF

Les juments TF peuvent être suspendue de reproduction si elles n’ont pas produit assez de descendants classés dans des courses des groupes 1 et 2 (les meilleures courses quoi). La France compte seulement 23 courses de groupe 1… La majorité des courses groupe 1 sont courues sur l’hippodrome de Vincennes (20). Enghien, Cagnes-sur-Mer et Caen en accueillent une chacun.

Les juments peuvent également être suspendue de reproduction si elles ne produisent pas assez de poulain qualifié aux courses de trot. En gros 1 tiers de leur production doit être qualifiés. Sauf qu’on l’a vu avant, en moyenne seul 1/3 des poulains sont qualifiés. C’est une moyenne, c’est-à-dire que cela peut être moins 😉

Il y a aussi la suspension des poulinière qui, 9 ans après la première saillie ne sont pas 1ère ou 2ème catégorie (donc grâce au classement de leur poulains).

Second cas : interdiction de reproduction de la jument TF

Il existe aussi des juments dites « toute reproduction interdite ». Ce sont des juments que l’éleveur/propriétaire sort de tout circuit de reproduction et touche une prime pour cela. La jument n’aura plus le droit de reproduire quelle que soit la race.

Vous l’aurez compris c’est donc assez « facile » pour une jument de devoir quitter le circuit de reproduction et il y a une grosse pression sur les juments et sur les éleveurs pour produire, qualifier et faire gagner les poulains. Et donc aussi une grosse pression sur les poulains… Il faudrait un jour que je fasse un épisode sur la pression subit par certains arbres généalogiques et les problèmes que cela fait germer chez les chevaux…

Le grand but de ce système est assez beau dans le sens où il permet de valoriser la race et de limiter les naissances d’une race déjà très nombreuse en France. La reproduction des TF essaye de se diriger vers la qualité plutôt que la quantité et c’est très bien ! Sauf que comme d’habitude, là où il y a de l’argent en jeu il y a des dérives et un endroit qui brasse beaucoup d’argent c’est bien le monde des courses…

Et donc ? Que deviennent ces petites juments TF reformées de la reproduction ? Boucherie et vente à bas prix dans des clubs équestres… La chasse à courre ou les laboratoires sont également des voies de réforme des trotteurs. Et pour les juments il y a une autre voix : devenir mère porteuse pour d’autres races de chevaux de sport, notamment des galopeurs ou des chevaux de CSO.

La réforme des trotteurs fait partie de la filière des courses des trots mais elle est encore peu « valorisée » par cette même filière…  Certains éleveurs et certaines associations tentent de valoriser ces supers chevaux en dehors du monde des courses. Je pourrais notamment cité les associations suivantes :

  • Je trotte donc je suis
  • Au cœur des trotteurs (l’asso d’Alpha)
  • Equiteam Performance
  • Toceur
  • Trotteur for ever
  • Ecurie Qui Trotte Vie
  • Ecurie TDS…

Focus race : les irish cob

[02 :30] : L’histoire de l’Irish cob

[04 :40] : Les particularités physiques de l’isrish cob

                [04 :50] : Son corps

                [07 :00] : Ses pattes à jus

                [17 :10] : Sa crinière à dermite

[18 :30] : Les particularités émotionnelles de la race

                [19 :00] : Leur capacité à ne pas bouger

                [23 :20] : L’import des chevaux irlandais

Quand j’ai créé ce podcast j’avais en tête de faire des épisodes thématiques, un épisode = une race. On est à l’épisode 8 il va quand même falloir que je fasse un épisode sur ce thème ! Et comme première race j’ai choisi l’irish cob !

Mais pourquoi ça bon sang ? Je côtoie un QH et un TF et je choisi de parler de l’irish cob… pas logique la meuf ! xD

Il y a deux raisons à ce choix :

  1. L’irish cob est une race populaire, qui attire beaucoup les gens par leur beauté et leur caractère calme. Je rencontre donc énormément d’irish cob lors de mes séances de shiatsu.
  2. J’adooooooore les irish cob ! mon cheval de rêve est une pouliche irish cob pie bai ❤ oui c’est précis… et loin du TF alezan avec à peine une balzane et une pelote en tête… Mais bon, les irish cob reste une race très chère à mon cœur, un jour j’en aurai un dans mon jardin c’est sur ❤ mais pas tout de suite et je vous expliquerai pourquoi au cours de cet épisode 😉

Cet épisode va être divisé en 3 parties :

  • Déjà posé les bases de l’histoire de l’Irish cob, vous aller voir, ce point va nous permettre de comprendre les deux suivants 😉
  • Ensuite nous passerons aux caractéristiques physiques de l’irish cob et donc aussi à ses problématiques physiques…
  • Pour finir, je vous présenterais les caractéristiques émotionnelles de l’irish cob, et donc aussi les problématiques émotionnelles associées à la race.

L’histoire des irish cob

La race des Irish cob a été fondée par et dans les familles de Travellers irlandais. Ces anciens paysans, devenus nomades lors de la Grande Famine de 1857 ont pris dans les fermes les chevaux que les irlandais n’affectionnaient pas particulièrement afin de tirer leur habitat. C’est-à-dire des petits chevaux, pies.

A l’époque les chevaux pies n’avaient pas la côte. Et cette sélection génétique a été renforcé durant les deux guerres mondiales. En effet, les chevaux pies n’étaient pas réquisitionnés pour la guerre ! Les Travellers ont donc encore plus sélectionnés les chevaux pies pour éviter de se les faire prendre. Oui un cheval on préfère qu’il tire la maison plutôt qu’un canon…

Ces chevaux vivaient en famille et parmi les enfants. Du fait de la proximité de tous ces enfants dans les campements gitans, les chevaux se devaient d’être extrêmement doux, calmes et fiables. Souvent, les enfants les utilisaient aussi comme monture. Les familles gitanes les élevaient. Elles les sélectionnaient en évitant les sujets craintifs ou agressifs. Et sélectionnaient les chevaux à la plus grande capacité de traction.

On parle donc d’un cheval de famille, calme, coopératif, peu enclin aux montées d’humeur. Les irish cob sont doux au point de tolérés et d’aimer avoir des enfants qui leur courent entre les fanons.

Alors, en fait quand je dis doux, j’entends « capable de gérer ses émotions sans mouvements excessifs ». Vous aller voir ce point à son importance dans la suite 😉

Le physique des irish cob

Mais commençons déjà par parler du physique des irish cob !

Les irish cob sont donc de petits chevaux trapus reconnaissables de très loin par leur abondance de crins, sur l’encolure, la queue et les patounes !

Les irish cob sont trapus

Premièrement, le mot trapus… qui ne veux pas dire gros !! Loin de là ! Les irish cob sont plutôt inscris dans un carré et musclés mais un irish cob gras n’est pas plus normal qu’un SF gras… A mon sens (et d’après ce que je vois en séance de shiatsu), les irish cob se retrouvent souvent obèses sans que leur propriétaire ne s’en rendent comptent… Oui la charpente d’un irish cob est assez cubique (à l’opposé du longiligne) mais attention à son poids s’il vous plait. Un chignon de gras à la base de la crinière n’est pas normal, même pour un irish cob !

On parle quand même de chevaux qui était capables de tracter une roulotte sur de grandes distances et ceux durant plusieurs journées : impossible avec du surpoids…

Patounes pleine de poils

Sur instagram j’ai eu plusieurs questions auxquelles je vais répondre ici.

Premièrement : pourquoi les irish cob ont autant de fanons ?

Ensuite : pourquoi sont-ils aussi beaux ? (c’est en lien avec la première question)

Et pour finir : les fanons des irish cob sont un nid à emmerdes, mythe ou réalité ?

Alors toutes ces questions sont liées !

Vous vous souvenez que les irish cob sont originaires d’Irlande (facile, c’est un peu comme le port Salut c’est marqué dessus). Et en Irlande quelle est la météo ? Humide !! Pluvieuse en fait… Mais pour ne pas vexer les éventuelles irlandaises qui écoutent ce podcast j’ai dit humide xD

Une adaptation équine est donc de faire pousser du poil aux fanons afin de protéger les paturons de l’eau qui coulent de leur membre.

Et il faut croire que les Travellers ont bons goûts et qu’ils ont sélectionnés les chevaux avec ce look si particuliers. Bon sauf qu’à un moment ça a dégénéré, comme le profil concave des PSA ou le nanisme chez les Shetlands… L’humain est parti en sélection d’hyper type et les irish cob ont désormais vraiment mais vraiment beaucoup de fanon.

Notes : l’hypertypie est un nom donné à une caractéristique physique qui est poussé à son extreme chez une race en sélectionnant et en reproduisant les specimens qui présentent cette caractéristique. L’hypertypie est présente chez quasiment toutes les races et mériteraient un épisode de podcast à part entière…

Bref revenons à nos moutons, heu non, nos vaches Holstein, non toujours pas… Revenons à nos irish cob !

Aujourd’hui nous avons donc des chevaux aux fanons magnifiques, qui ont plus de poils aux pattes que beaucoup n’en ont dans la crinière… Sauf que ces poils sont venus avec un autre problème : les pattes à jus.

C’est le mot populaire pour décrire une maladie : le Lymphoedème Chronique Progressif (LCP).

Qu’est ce que c’est le LCP ? Description des symptômes !

Le LCP est une maladie évolutive caractérisée par un gonflement progressif des membres du cheval, qui débute au niveau du boulet, et remonte progressivement vers le haut des membres. Les premiers signes comprennent l’épaississement, la formation de croûtes et le plissement de la peau.

Donc devoir à la maison pour vous : trouver un irish cob (ça ne devrais pas être compliqué vu comment ils pululent dans vos écuries 😉 ), si possible un adulte et avec des fanons (pur race quoi, pas un croisé porte et fenêtre avec 3 poils sur les pattes). Glissez ensuite votre main dans ses fanons et aller tâter ses paturons. Oui, il faut trouver la peau ce qui peut être compliqué chez certains xD

Vous constaterez que les paturons ne sont pas lisses, ils présentent des boules, ou des plis. C’est souvent assez induré et chaud. Et ça graaaaaaaaaaaatte !

Voilà, vous avez votre main sur un lymphoedème chronique progressif !

Je vous met maintenant tous au défi de me trouver un irish cob qui n’en a pas à au moins deux pattes… Souvent les postérieurs sont plus touchés que les antérieurs.

Dans les cas légers vous sentirez juste une petite boule, comme une verrue. Mais j’ai des cas dans ma clientèle où le cheval n’arrive plus à plier le paturon correctement parce que les indurations sont présentes en grande quantité…

Maintenant qu’on a vu les symptômes, qu’est-ce que c’est exactement ? Terme clinique !

Les signes cliniques sont un gonflement progressif, une hyperkératose et une fibrose distale des membres. C’est-à-dire que la structure de la peau se modifie à cause d’une mauvaise circulation de la lymphe…

A mesure que le LCP progresse, des ulcères se développent sur les paturons, et la fibrose conduit à un durcissement de la peau et à la formation de nodules pouvant atteindre la taille d’un petit poing.

Les nodules peuvent être douloureux ce qui fait que le cheval tape du pied pour évacuer la douleur.

La maladie est probablement causée par un dysfonctionnement du système lymphatique et un système immunitaire affaibli. Il y a probablement une composante génétique, affectant le métabolisme de l’élastine et empêchant les vaisseaux lymphatiques de fonctionner correctement, entraînant par conséquent un œdème des membres inférieurs.

Une cause secondaire est une allergie à un acarien : Chorioptes equi qui adore les endroits chauds à l’abri de la lumière et plutôt sec… On parle alors parfois de gale chrorioptique.

Et le problème des irish cob c’est que leur énormes fanons cachent ce qui se passe en dessous. En plus les propriétaires d’irish cob se sentent épargné par la gale de boue (et ils ont raison) et sont assez découragés d’avance d’aller regarder entre les fanons de leurs chevaux… Donc ils ne se rendent pas compte de ce qui se trame en dessous.

Malheureusement, il n’existe aucun remède au LCP, le seul traitement consiste à tenter de réduire sa progression, et à soigner les signes cliniques tels que les démangeaisons

Pour éliminer les acariens, vous pouvez tentez la terre de diatomées dans les fanons. D’apres les propriétaires d’irish c’est assez efficace.

Et pour faire circuler la lymphe il faut marcher, beaucoup (c’est le moment où je vous rappelle que les irish sont fait pour marcher en tirant une roulotte 😉) bouger, faire appel à des masseurs ou shiatsuki 😉

Apparemment il existe des chaussettes de compression pour permettre à la lymphe de bien remonter.

Et je ne vais pas faire plaisir aux propriétaires de poneys à moon boot mais raser des fanons est aussi une solution. Comme ça vous voyez ce qui se passe en dessous, vous pouvez traiter localement avec des crèmes qui apaisent et plus d’acariens…

Ah et remonter le système immunitaire aussi !! ça en parlera encore un peu après 😉

Dermite

Dans le même genre que le Lymphoedème Chronique Progressive, de nombreux irish cob sont sujet à la dermite. Alors étrangement maintenant que je l’écris je me rends compte que ça fait un moment que je n’ai pas eu d’irish cob dermiteux… est ce que les éleveurs font plus attention à éliminer de la reproduction les chevaux dermiteux parce que ça se voit plus ?

Bref, toujours est-il que les origines de la dermite sont les même que pour le LCP :

  • Système immunitaire déficient
  • Réaction aux insectes / acariens
  • La racine du problème est émotionnelle +++

J’en ai déjà parlé dans l’épisode 2 et 3 qui traitent des émotions, je vous invite à aller les réécouter si besoin.

Toujours est il que pour moi 95% des dermites et autres allergies ont une cause primaire émotionnelle et une cause physique qui est seulement secondaire.

Du coup je vous propose de passer sur l’aspect émotionnel des irish cob ! =D

Les particularités émotionnelles de l’irish cob

C’est là que je vous fais un retour en arrière sur l’histoire des irish cob. Vous vous souvenez : des chevaux nés et élevés en Irlande depuis des générations, élevés en famille pour être docile et « capable de gérer ses émotions sans mouvements excessifs ».

Sauf qu’il y a deux problèmes là-dedans : l’importation et la partie « sans mouvement excessifs ».

Alors, je commence par quoi ?

Aller ! On va commencer par la partie

« ce sont des chevaux qui ne bougent pas » !

Donc, ce sont des chevaux qui ne bougent pas, super ! ils sont donc parfaits pour les longues randonnées à passer des embuches et à croiser des papillons qui feraient détaler le premier pur-sang venus xD On a tendance à leur donner le bon dieu sans confession et à balancer notre petite nièce voir notre mamy dessus, de toute façon ils ne la mettrons pas au tas comme nos grands machins qui font du CSO.

Et en effet, les irish cob ont été élevés pour ça. C’est inscrit dans leurs gènes depuis des générations : « ne bouge pas, retiens-toi ». Sauf que leur nature est aussi cheval, proie, à vivre dans les émotions.

Les irish cob ressentent les mêmes émotions que votre PS quand il croise un papillon qui le regarde de travers. Sauf que lui a appris au plus profond de lui à ne pas bouger. Il va donc endurer l’attaque de papillon sans que cela ne se voit facilement pour son humain…  

En randonnée vous êtes donc assis sur la même cocotte-minute à émotion que votre pur-sang, sauf que votre cocotte-minute ne siffle pas.

Alors si votre irish cob a des moyens de décompresser, il exprimera ses émotions plus tard, dans son pré avec ses copains par exemple 😊

Mais si votre cheval n’a pas d’exhutoire possible ? et bien il exprimera ses émotions autrement, par une dermite par exemple…

Avec un irish cob il va donc vous falloir développer votre sensibilité pour vous accordez à la leur. Les irish cob pourront vous apprendre à affiner votre communication subtile tout en vous affirmant dans votre corps ! Vous pouvez être belles et fières et brillez avec votre cheval aux moon boots de folie !

L’importation des irish cob

On en vient maintenant à un énorme traumatisme que quasiment tous les irish cob français ont vécus. Et si ce n’est pas eux c’est leurs parents ont vécus : l’import de l’Irlande vers la France.

Vous avez déjà été vivre dans un autre pays ? Une autre culture ? une autre météo ? Une autre énergie terrestre ?

Si vous l’avez déjà fait vous comprendrez ce que je veux dire, et encore vous étiez volontaire. Pas votre irish cob.

Le traumatisme émotionnel profond est assuré ! Surtout que souvent juste après l’import le cheval change encore souvent de maison. L’importateur le garde rarement, dans le meilleur des cas le cheval va passer de son logement d’import à son logement définitif. Mais souvent l’importateur va le revendre à un marchand, qui va le revendre à un coach qui va le débourrer puis seulement atteindre sa vraie famille.

Je voudrais aussi attirer votre attention sur une phrase que j’entends souvent. Les gens qui ont acheté un cheval importé le dise souvent avec grande fierté. Comme si le fait que le cheval vient d’un autre pays que la France était un gage de qualité supplémentaire.

Alors 1), les chevaux français sont très qualiteux, la preuve en a été durant les derniers JO.

Et 2), les vrais bons chevaux restent dans le pays 😉 on ne va pas se mentir, quand un éleveur fait de l’export il vends les chevaux que les acheteurs locaux ne veulent pas… L’exportateur ne se casse pas le cul juste pour vous hein xD il se décarcasse pour vendre ses chevaux à qui veux bien les acheter. Et si personne n’en veut là où c’est facile (dans la ville d’à côté), il va aller chercher plus loin pour vendre son cheval, et donc des fois traverser une mer.

Oui parce qu’en plus votre cheval aura pris le bateau ! On fait déjà comment le transport routier stresse les chevaux. Alors imaginé le bateau ! Et les chevaux ne peuvent pas vomir comme vous quand ils ont le mal de mer hein xD

Donc à part quelques élevages français qui importe des chevaux de qualité, les autres vous importent les tocards donc les irlandais ne veulent pas xD et qui dit chevaux de qualité veux dire prix en quantité… Et mettre plus de 5000 euros dans un irish cob de qualité pour aller faire une balade en famille n’est pas le budget de tout le monde je le comprends 😉 donc achetez français, le traumatisme sera au moins un peu dilué, un peu.

Et pour aider votre cheval à dépasser certains traumatismes pensez au shiatsu et surtout à la kinésiologie. On peut en parler ensemble sur instagram par exemple 😉

Conclusion

Voilà, nous arrivons tous doucement à la fin de cet épisode. Qu’est ce que vous allez retenir sur les irish cob ?

Ce sont des chevaux qui ont des fanons qui sont des nids à emmerde et qui ont un aspect émotionnel souvent bien plus compliqué à saisir que ce que l’on imagine au premier regard.

Mais punaise qu’est ce qu’ils sont beaux, ils le savent et seront de parfaits chevaux pour une personne ouverte à écouter leur ressenti émotionnel très subtil mais si vaste et délicat ❤

Vous l’aurez compris, je suis toujours aussi amoureuse des irish cob et un jour il y en aura un dans mon troupeau, quand j’aurai les capacités physiques et émotionnelles d’assumer une de ces boules d’amour.

La PSSM

Aujourd’hui c’est un épisode plus personnel que je vous dévoile car en effet on va discuter de la PSSM et Uisper en est atteint. C’est donc la propriétaire de chevaux qui vous parles, et elle a totalement oublié la praticienne shiatsu au passage =P Mais bien évidemment que le shiatsu peut être utile pour les chevaux PSSM 😉

Au programme :

Aujourd’hui j’ai choisi de vous parlez d’un sujet à la fois personnel et en même temps qui mérite tellement d’être plus connu : je vais vous parlez de la PSSM.

Uisper, mon quarter horse de maintenant 13 ans est hétérozygote à la pssm. Le diagnostic a été posé il y a maintenant un peu plus de 4 ans. Du coup on peut dire que j’ai un peu écluser le sujet depuis tout ce temps.

Il y a 4 ans le mot PSSM commençait tous juste à être prononcé dans le milieu équestre et été quasi exclusivement réservé pour les chevaux américains. Maintenant j’ai l’impression que tout le monde a entendu au moins une fois l’acronyme PSSM. Cependant la maladie reste encore peu connue et donc mal diagnostiquée et mal traité.

Le programme de cet épisode est donc de vous parlez de cette maladie génétique, mais aussi de vous apprendre à être vigilant à ses symptômes. Et si vous avez un cheval porteur de PSSM (ou que vous en connaissez un dans votre entourage), je vous livrerais mon expérience sur comment aidez votre cheval à vivre avec la PSSM et pour vous, comment vivre avec un cheval PSSM.

La PSSM : une maladie génétique

Qu’est ce que c’est la PSSM ?

La PSSM est un acronyme qui signifie « Polysaccharide storage myopathy » ou en française « Myopathie à stockage des polysaccharide ». Il existe plusieurs types de PSSM mais toutes sont dues à des anomalies de stockage du glycogène (chaîne de molécules de glucose) au niveau des cellules musculaires. C’est une atteinte des fibres musculaires qui provoque des crises de myosite répétées. Pour simplifier encore : les fibres musculaires se détachent du muscle et sont éliminés dans les urines par le sang.

Quels chevaux sont touchés ? Les chevaux américains, les chevaux de trait et les Selles Français en majorité. Mais potentielles toutes les races de chevaux peuvent être touchés.

Il existe plusieurs types de PSSM : la 1, 2, 3, 4 et X. Et en gros depuis quelques années plus les laboratoires génétiques cherchent plus ils trouvent de type de PSSM… Chaque type de PSSM a ses légères variations mais tous les types se recoupent dans la myopathie.

1 type de PSSM = 1 gène mutant.

Aparté sur la génétique

Chaque gène est présent en double exemplaire, un exemplaire du gène est appelé un allèle.

1 gène = 2 allèles

Un allèle peut donc être sain ou mutant. Un allèle peut donc exprimer la PSSM ou non. On parle d’allèle porteur ou non.

Pour la PSSM, il suffit qu’un seul des deux allèles sont malsain pour que le cheval montre des signes de maladie. Le gène est donc dit « dominant » (par opposition à « récessif »).

2 allèles sains = cheval non malade de la PSSM

1 allèle malsain = cheval malade

2 allèles malsain = cheval malade aussi.

Lorsqu’un allèle seulement est porteur de PSSM, le cheval est dit « hétérozygote porteur de la PSSM ». Il a un allèle sain et un allèle malsain. Le préfixe « hétéro » signifie « différent ». Le cheval a deux allèles différents (un sain et un malsain) donc hétérozygote.

Lorsque les deux allèles sont porteurs de PSSM, le cheval est dit « homozygote porteur de la PSSM ». Le préfixe « homo » signifie « identique ». Le cheval a deux allèles identiques (malsains) donc homozygote.

Lorsque les deux allèles sont sains, le cheval est dit « homozygote non porteur de la PSSM ».

Source : https://equipedia.ifce.fr/elevage-et-entretien/elevage/genes-majeurs/pssm-quel-mecanisme-hereditaire

Pourquoi cette distinction homozygote et hétérozygote est importante :

  • Un cheval homozygote (deux allèles malades) transmettra forcément la maladie à ses poulains s’il reproduit
  • Un cheval hétérozygote (un allèle sain et un malsain) aura un risque sur deux de transmettre la maladie à ses poulains.
  • Apparemment un cheval homozygote exprimerait deux fois plus la maladie et serait donc deux fois plus malade… Les recherches ne sont pas encore abouties à ce sujet.

En ce moment la PSSM est une maladie en vogue… C’est un peu classe de dire « mon cheval est PSSM », aller chercher je ne comprends pas. Toujours est il qu’en posant la question « est ce que ton cheval est homozygote ou hétérozygote à la PSSM ? », vous pouvez savoir si la personne en face de vous se fait mousser en disant que son cheval est porteur de PSSM ou si elle a vraiment fait tester son cheval.

Une propriétaire vraiment investie dans la santé de son cheval saura vous dire si son cheval est homozygote ou hétérozygote 😉

Ça peut vous paraitre con comme réflexion mais en temps que propriétaire d’un cheval PSSM ce genre de comportement m’insupporte au plus haut point surtout que le test de la PSSM est très accessible et très peu coûteux !

Comment posé un diagnostic ?

Le diagnostic est posé en analysant le matériel génétique du cheval. C’est un test qui se fait donc en laboratoire.

Il y a 4 ans, un seul laboratoire en France testé la PSSM et il était peu fiable. J’ai donc fait tester Uisper aux Etats-Unis et ça m’avais couté 50 euros, frais d’envoi compris… Vous comprenez pourquoi je m’énerve quand les gens ne font pas le test xD

Toujours est-il que désormais de nombreux laboratoires français proposent le test de la PSSM, toujours pour moins de 50 euros. Et vous pouvez faire ce test avec l’accompagnement de votre vétérinaire ou sans !!!

Donc si vous avez un doute foncez !

Pour faire le test il va vous falloir un peu de matière génétique, c’est-à-dire de la chair ou du sang ou des bulbes de crins. Pour prélever de la chair ou du sang il vous faut un vétérinaire donc je ne m’attarde pas sur ces deux points, votre vétérinaire vous aidera mieux que moi.

Par contre, les bulbes de crins ! Il vous suffit d’arracher en mode épilation une vingtaine de crin. Pour Uisper je les avais pris sous la queue. Il faut arracher le crin et pas le couper. Il vous fait la base du crin, le bulbe.

Je vous préviens : ce n’est pas agréable pour les chevaux… Comme nous l’épilation du maillot quoi xD Je vous préviens aussi : ça va saignoter là où vous arrachez le crin, rien de méchant, mais si vous craignez le sang demandez à une amie de le faire pour vous 😉

Ensuite, vous mettez les crins dans un sachet congélation, fermé, sous enveloppe et on envoie au labo. Même pas besoin que le colis soit réfrigéré ! Rien de plus simple. Vous payez et vous avez le résultat !

C’est vraiment un test simple et peu couteux donc si vous avez un doute sur votre cheval faites le ❤

Quels sont les symptômes de la PSSM ?

D’ailleurs quels sont les signes qui pourraient vous faire douter ?

Chaque cheval atteint de PSSM va présenter son lot de symptômes unique, ce qui rends le diagnostic de cette maladie plus compliqué qu’une autre. Il existe quand même des incontournables que voici :

  • Myosite à répétition
  • Courbatures démesurées pour l’effort effectué
  • Taux d’enzyme musculaires élevées dans le sang : créatine kinase (CK) et aspartate amino-transférase (ASAT). Le taux normal d’un cheval PSSM qui va bien est au-dessus de la norme d’un cheval sain en sévère myosite. Il peut donc être intéressant de réaliser une prise de sang quand votre cheval PSSM est au top de sa forme afin de connaitre sa norme.
  • Manque d’impulsion, froid à la jambe, voir se défend contre la jambe
  • Besoin d’être longé avant d’être monté, spécialement après plusieurs jours de repos
  • Difficile à assouplir

Et puis il y a tous les autres signes :

  • cherche à se rouler après un effort physique
  • se gratte les hanches et les épaules (là où il y a beaucoup de muscles) sur les murs des boxs, arbres etc…. demande des gratouilles appuyées sur des zones fortement musclées.
  • douleurs musculaires après le travail
  • sensible au pansage
  • reste campé pendant un long moment après avoir uriné
  • les urines sont plus foncées que la normale
  • tient régulièrement la queue sur le côté
  • difficultés à lever les pieds pour les curer
  • lève et/ou secoue la queue ou couche les oreilles au galop en selle
  • voyage en van avec appui fort su les antérieurs et/ou trébuche au débarquement
  • difficulté/douleur à croiser les membres
  • perte de poids (= perte de muscle accru) au repos, même si bien nourri
  • difficulté à prendre ou maintenir le galop
  • préfère prendre le galop plutôt que le trot
  • botte ou cabre monté sans aucune raison apparente
  • sauts de mouton au galop sur quelques foulées, sans aucune raison
  • montre des signes de détresse respiratoire qui ne semblent pas apparentées à un problème allergique
  • mouvement exagéré du jarret
  • montre des symptômes similaires à des coliques (couché, regarde son estomac)
  • « marche sur une corde » / marche comme Robocop, démarche très saccadée.
  • Boite sans qu’on arrive à savoir de quel pied. Le cheval semble boiter des 4 membres en même temps ou le membre de boiterie change fréquemment.
  • coups de cul après le saut d’un obstacle
  • difficulté à maintenir une belle ligne de dos et difficulté à maintenir une belle musculature

Comment vivre avec la PSSM ? (Pour le cheval comme pour le cavalier)

En cas de crise :

  • box ferme, éviter tous mouvements
  • perfusion éventuellement
  • tranquillisants si besoin
  • soulager la douleur par des massages par exemple.

Toute l’année :

  • Alimentation, carence en Vitamine E et potentiellement sélénium
  • Nécessite une alimentation de cheval de sport même si ils n’en donne pas l’impression
  • Bilan nutritionnel à faire impérativement (le sélénium est toxique à haute dose)
  • Travail impératif (6 jours sur 7 c’est bien)
  • Quand l’humain prends des vacances le cheval ne devrait pas en prendre. Ou alors le planning de reprise doit être assez stricte
  • L’humain *doit* apprendre à lire les muscles de son cheval pour trouver quel est le premier muscle à s’ankyloser
  • L’humain va apprendre par essai erreur malheureusement…
  • Tenir un carnet de note avec les variations de météo, l’intensité de travail et les symptômes peut être judicieux pour vous aider à comprendre.

En hiver :

  • Sensibilité accrue aux variations de température
  • Le frissonnement des muscles peut déclencher une myosite…
  • Manque de mouvement en hiver

Au printemps :

  • Foin appauvri mais interdiction d’aller à l’herbe, le casse-tête
  • Gérer les couvertures, un casse-tête aussi.

7 étapes pour bien choisir sa formation

Au moment où vous écoutez ce podcast, si vous l’écouter le jour de sa diffusion =P je suis en formation de kinésiologie animale. Cette formation est actuellement la dernière en date dans mon parcours mais j’ai eu le privilège de pouvoir suivre de nombreuses, aussi bien universitaire que continue. J’ai suivi des formations « classiques » comme ma formation d’ingénieure et des formations moins classiques comme cette formation de kinésiologie. J’ai donc pu comparer de nombreuse façon de se former dans plusieurs domaines (du plus au moins scientifique).

En plus de cela, la question « quelle formation de shiatsu as-tu fait ? » reviens très souvent parmi mes abonnées instagram.

Donc aujourd’hui, je vais vous parler une fois pour toute de formation ! =D mais je vais faire ça à travers de mon point de vue à moi, gardez bien ça en tête.

Bien choisir sa formation

Ce que je veux trouver dans une formation ?

  • un solide socle théorique
  • de la pratique
  • du matériel pédagogique (fiches, support de formation, matériel physique…)
  • de l’autonomie
  • de l’ouverture d’esprit

Ce que je ne veux pas trouver dans une formation ?

  • un formateur égocentrique
  • une formation qui se vente d’être la meilleure
  • un formateur qui descends les autres formations équivalentes

Comment choisir une formation pour vous !

  • Faites appel à un conseiller d’orientation. Il existe des conseillers spécialisés dans l’évolution professionnelle. Ils sauront vous conseillez sur un nouveau métier ou sur une nouvelle façon de faire votre métier actuel ❤
  • Chercher des formations qui vous intéressent sur internet ou dans des salons d’étudiant.
  • Enlevez vos lunettes roses (!!!)
  • Discutez avec les élèves en cours de formation (à l’abri de l’oreille de leur formateur
  • Aller faire un stage avec un ancien élève de cette formation pour observer la réalité quotidienne du métier que vous rêvez d’exercer.
  • Regardez combien d’élèves exercent vraiment dans le métier que vous voulez à l’issu de la formation
  • Formez-vous à tous les aspects de votre nouveau métier, pas juste à votre compétence principale (on n’oublie pas la compta, le juridique, la communication…). Ou au moins prenez conscience que vous aller avoir besoin d’aide sur certains points.

Petit aparté sur les formations bien-être : faites attention à toutes ces formations où l’on vous vend une reconversion professionnelle sans aucun module de formation sur l’insertion professionnelle… Se former en shiatsu est bien différent de « être entrepreneure en shiatsu équin ».

Et donc voilà pourquoi aujourd’hui je créer une formation pour les propriétaires de chevaux qui veulent prendre soin de leur chevaux grâce au shiatsu sans pour autant devenir shiatsuki professionnelle. Donc maintenant cet épisode de podcast va prendre une tournure promotionnelle et je vais vous parler de ma formation =D

Ma formation

Qu’est ce que vous n’apprendrais pas :

  • A faire des séances de shiatsu professionnel, c’est-à-dire en étant rémunéré
  • *tous* les points d’acupression présents sur le corps du cheval

Ce que vous apprendrais :

  • A analyser le cas de *votre* cheval
  • Les points d’acupression essentiel indispensables (ceux que j’utilise le plus après 4 ans de pratique du shiatsu).
  • Bien sûr, vous apprendrez comment repérer ces points sur votre cheval
  • Les bases de la médecine traditionnelle chinoise
  • Les différentes pressions que vous pouvez appliquer
  • A entretenir la santé de votre cheval au cours de l’année en anticipant ses problèmes d’une saison à l’autre

Comment ça va se passer ?

  • 2 x 2 jours de stage pratique
    • En octobre pour découvrir
    • En février pour approfondir
  • 7 modules théoriques
    • En vidéo, pour apprendre à votre rythme en étant encadré (1 module par mois, vous avez 1 mois pour apprendre ce module)
    • Des supports écrits
    • Des visio pour poser des questions
    • Un groupe whatsapp pour créer une communauté
  • Attention la formation va être intense et j’attends un investissement temporel de votre part pour suivre le rythme ❤

Ça commence quand ?

  • En septembre !
  • Le lien pour vous pré-inscrire est par ici !
  • Attention seulement 6 places pour la première édition
  • Il y aura d’autres promo par la suite mais je ne sais pas quand 😉

Combien ça coûte ?

  • 700 euros
  • Balance coût / bénéfice très favorable pour cette première promo

Mais Audrey comment on fait pour s’inscrire ???

Vous l’avez compris, les portes de la formation ouvriront bientôt !
En septembre 😱 Le nombre de place pour cette première édition est limité à 6 participantes pour pouvoir vous encadrer au mieux ❤️

PS : vous pouvez totalement participé à la formation si vous n’êtes pas en Ile de France, tant que vous venez 2×2 jours aux dates inscrites ci-dessus 😉


PPS : si vous n’êtes pas en Ile de France, que vous ne pouvez pas venir aux dates ci dessus, mais que vous êtes quand même intéressées par la formation : pré inscrivez vous aussi 😉 si vous êtes 6 participantes dans votre région je peux me déplacer 😉

Le sport équin – muscler son cheval en jouant ?

Au programme aujourd’hui :

Aujourd’hui, le 23 juillet 2021 commence les jeux olympiques de Tokyo ! Oui ces jeux olympiques que l’on attend depuis un an grâce à notre cher ami COVID ! Enfin, je ne sais pas vous mais moi j’adooooore les jeux olympiques ! Peut être parce que mon papa en était fan et donc qu’ils étaient diffusés en continu à la maison ? Peut être aussi parce qu’ils me permettaient de découvrir de nouveaux sports souvent méconnus. D’ailleurs cette année l’escalade fait son apparition dans la liste des sports olympiques et j’ai très hâtes de découvrir les épreuves concoctées pour ces jeux ! Oui, en plus des poneys j’adore la montagne et j’ai fait de l’escalade pendant quelques années… Vas y fait tes études à Grenoble sans être accrocs à la montagne…

Voilà pour cette introduction où vous avez senti mon enthousiasme pour le sport en général. Mais bien sût, mon sport c’est le sport équestre. Et en fait plutôt le sport équin. Ce qui me plait dans les sports équestres c’est en fait de faire progresser mon partenaire équin.

Je n’ai jamais vraiment aimé sculpter mon corps à moi, je déteste la course à pied et ne trouvais aucun intérêt à pousser de la fonte à la salle. Par contre faire en sorte que mon cheval soit capable de faire X ou Y choses était ma motivation. J’ai donc toujours aimé entrainer les chevaux qui partagent ma vie et puis LA grosse révélation je l’ai eu il y a maintenant 5 ans : je veux entrainer mon cheval pour que sa vie soit la plus agréable possible les 23 heures sur 24 où je ne suis pas avec lui !

A partir de là je me suis demandé comment faire ? Mes chevaux étaient déjà au pré toute la journée et toute l’année donc en théorie ils faisaient déjà leur sport sans moi… Sauf qu’ils ne font pas vraiment leur sport « correctement » et développé des asymétries plus ou moins prononcées. OK Audrey donc il y a un truc que tu ne fais pas assez.

A ce moment, il y a environ 4 ans je suis passé de cavalière de loisir, à cavalière de dressage si l’on peut dire. Bah oui le but du dressage c’est bien d’avoir un cheval qui bouge bien, qui utilise ses muscles et développent de magnifiques mouvements qu’il pourra ensuite refaire naturellement au pré non ?

Alors oui… et non ma fille ! xD

Je suis bien sûr passé par une phase de dressage où le cheval est micro-managé par le cavalier. Et donc ne maitrise pas le mouvement. En plus j’avais pas mal perdue de capacité équestre et autant se le dire tout de suite : je gênais Alpha sur son dos xD j’ai donc améliorer mon niveau de cavalière mais quand même cela ne changeait pas grand-chose pour Alpha les 23 heures sur 24 où je n’étais pas sur son dos. Par exemple Alpha ne galopais pas au pré… Je vous jure il a bien compris le bougre qu’il peut vaincre tout le monde à la course en restant au trot xD

Et puis il y a maintenant 2 ans je suis descendue de son dos, pour passer à autre chose. J’ai d’abord touché au renforcement positif et ensuite j’ai compris que non seulement je pouvais muscler mon cheval en étant à pied mais qu’en plus cela lui servirait plus que du travail monté ET que je pouvais faire ça sous forme de jeu ! Explosion de mon cerveau xD

Et donc aujourd’hui je vais vous parler de musculation SANS monter sur le dos des chevaux et pourquoi c’est essentiel et génial !

Est-il nécessaire de monter son cheval pour le muscler ?

Vous l’aurez compris, mon avis sur la question est que vous n’avez pas besoin de monter pour construire des masses musculaires cohérentes sur votre cheval !

Ce qui est quand même une super nouvelle pour tous les cavaliers qui n’aiment pas monter (mais est ce qu’on parle encore de cavalier dans ce cas-là ?) ou pour ceux qui ne peuvent pas monter pour diverses raisons.

Si l’on prend des exemples dans le monde humain de nombreux athlètes à petit ou moyens niveaux se débrouille très bien dans leur discipline sans avoir besoin de pousser de la fonte à la salle. OK, mais à haut niveau quand même le renforcement musculaire est nécessaire non ?

Oui il l’est !

Mais bon, la chance que vous pouvez avoir c’est que vous n’avez peut-être pas envie de faire de votre cheval un athlète de haut niveau ! En tout cas mon ambition à moi pour la vie de mes chevaux est de leur assurer une vie sans douleur dans un environnement qui leur ai adapté. Et ça pas de soucis pour réussir à les muscler sans monter sur leur dos !

Pour être plus clair, je vais diviser la suite de cette réflexion en 3 parties :

  • Les chevaux qui ont un problème physique empêchant la monte
  • Les cavaliers aillant un problème physique empêchant la monte
  • Les chevaux et cavaliers qui ne rentrent pas dans ces deux catégories précédentes

Les chevaux qui ont un problème physique empêchant la monte

J’inclus dans cette catégorie les chevaux qui ont un problème temporaire ou définitif qui fait qu’ils ne peuvent pas accueillir de cavaliers sur leurs dos. Bon bah là c’est clair, vous devez rester au sol !

Mais alors justement, pour ces chevaux vous aller pouvoir les travailler à pied en jouant avec eux. Lorsqu’un cheval joue, de nombreuses hormones sont déchargés dans son corps : endorphine, dopamine, noradrénaline, sérotonine, cortisol etc.

Et ces hormones qui interviennent lorsque le cheval répond à un challenge de mouvement sont en partie des antis inflammatoire naturels (notamment la cortisol). Et produit PAR le cheval, elles sont donc 100% naturels et non synthétiser en laboratoire, donc mieux assimilé, sans risque de sur dosage (donc pas de fatigue du foie donc peu de risque de fourbure), et ne passe pas par l’estomac donc pas d’ulcère.

En jouant avec votre cheval vous aller non seulement le muscler mais en plus vous allez diminuer sa douleur ! Ce n’est pas génial ça ? Vous faites d’une pierre deux coups en aidant votre cheval à court et long terme. A court terme, les douleurs de votre cheval seront diminuées et à long terme votre cheval va se construire une musculature qui va lui permettre de compenser et dépasser ses problématiques physiques.

Nous reparlerons du jeu, de son pourquoi et son comment un peu plus tard, passons maintenant aux chevaux dont les cavaliers ne peuvent pas monter.

Les cavaliers aillant un problème physique empêchant la monte

Là aussi la situation est sans appel : vous rester en bas de votre cheval… Cette situation peut être dure à vivre pour beaucoup de cavalier. Vous vous souvenez l’épisode précédent : quand il n’y a plus le choix il y a un traumatisme émotionnel… Bingo. Donc tout mon soutient à vous qui êtes dans ce cas de figure, ne permet pas la joie, vous pouvez quand même aider votre cheval à se muscler !

Et donc pourquoi ne pas profiter de ce moment (plus ou moins long) où vous êtes à pied pour en profiter pour explorer de nouvelles pistes de travail par le jeu ?

Parce que l’avantage c’est que quand votre cheval joue, vous vous amusez aussi en même temps ! La joie est communicative profitez-en !

Si votre mobilité est grandement diminuée mais que vous pouvez quand même évoluez autour de votre cheval, profitez-en pour lui proposer des exercices statiques comme les crunchs, ou pour lancer un challenge à votre cheval de descendre une pente le plus doucement possible ! Rush d’hormones et travail des muscles profonds de stabilité garantis !

Les chevaux et cavaliers qui ne rentrent pas dans ces cases

Déjà bravo à vous ! Votre cheval et vous aller bien vous pouvez en être fière ! Alors du coup pour vous c’est un peu un mélange des deux cas précédents, vous pouvez à la fois choisir de courir et de demander des mouvements hauts en énergie dans le jeu, ou demander des moments de concentration intenses avec des exercices plus ou moins statiques.

Vous pouvez aussi vous posez la question du travail « en charge ». Parce que oui, on l’a vu, travailler avec une charge sur le dos peut être bénéfique. MAIS cette charge n’est pas forcément un être humain ! Et si vous ré-appreniez à jouer avec votre cheval en lui proposant des jeux avec un léger chargement sur le dos ? Ce chargement va créer juste ce qu’il faut d’instabilité mais en même temps vous mettre en sécurité vu que vous n’êtes pas sur le dos de votre cheval !

Vous pouvez ainsi demander des changements de direction soudain (comme les chevaux qui trient le bétail). Dans les cas là je préfère ne pas être sur le dos de mon cheval moi xD

Et garder bien en tête que tout travail « sous chargement » à pour but d’aider l’athlète « sans chargement ». Oui, Usain Bolt s’entraine à courir en tractant 50kg mais vous ne l’avez jamais vu tracter ce poids aux jeux olympiques =P

En parlant d’Usain Bolt, vous saviez qu’il souffre d’une scoliose sévère ?? Aller voir sur google, c’est impressionnant de se dire que malgré une déformation aussi importante il arrive à performer comme ça…

Ce qui réponds en partie à la seconde question que j’ai envie d’aborder dans cet épisode :

Mon cheval peut il être tout tordu et performant ?

La réponse est donc oui ! Et j’ai envie de vous expliquer le pourquoi du comment derrière cette réponse. Bah oui hein, faut bien parler 15 minutes pour remplir l’objectif de durée de l’épisode que je me suis fixé ! Mais nan je déconne j’adore parler xD

On en a déjà un peu parlé, le jeu à pied (donc le sport) est bénéfique pour un cheval en pleine possession de ses moyens mais aussi pour un cheval qui présente quelques problématiques physiques. Et ce phénomène s’explique par les hormones qui entrent en jeu lors d’une session de jeu (ça fait beaucoup de fois le mot jeu là…). Nous avons donc : endorphine, dopamine, noradrénaline, sérotonine, cortisol etc.

Les chevaux apprennent en jouant. Si vous avez la chance d’observer un poulain de quelques jours au pré vous remarquerez qu’il sais déjà piaffer, cabrioler et faire des pirouettes au galop ! Et même si ces capacités ont été perdues par votre cheval « tout tordu », il est possible de lui réapprendre à jouer et à être performant dans son corps !

Comment on fait du coup ?

Déjà nous allons discuter des facteurs qui ont leur influence dans la motivation de votre cheval à bouger : les renforçateurs. Il s’agit de toutes les raisons qui vont pousser votre cheval a bouger.

Nous avons donc, les renforcements positifs (bien connus en ce moment) et les renforcements négatifs (tout aussi connus). Sans oublier les renforçateurs internes !!

Parce que oui, renforcement positif et renforcement négatif sont des renforçateurs externes ! Il s’agit de « choses » que vous allez ajouter (positif) ou enlever (négatif) pour motiver votre cheval.

Je suis intimement convaincue que le renforcement négatif n’est pas très motivant pour votre cheval. Si votre cheval joue pour éviter une pression parce qu’il sait que cette pression va augmenter s’il ne répond pas ce n’est pas du jeu pour moi… Le renforcement négatif consiste à enlever une pression du cheval lorsqu’il effectue ce que l’humain souhaite. Votre cheval va vous suivre en stick to me parce qu’il sait que s’il ne le fait pas la pression imposée par votre stick va grandir jusqu’à ce qu’il vous suive. Ce n’est pas du jeu c’est du dressage.

Donc ici on va se concentrer sur le jeu avec du renforcement positif : votre cheval reçois quelque chose qui lui fait envie lorsqu’il réalise des mouvements associés au jeu.

Vous aller ainsi récompenser les nouveautés dans les mouvements de votre cheval. Et en très résumé au fur et à mesure des séances votre cheval va aller dans cette recherche de nouveautés et ré-apprendre à jouer. En libérant ainsi sa dose d’anti douleur nécessaire à son épanouissement et à sa santé physique. Au fil des mois votre cheval va donc être moins tordu et plus performant ❤

Là je vous ai partagé un hyper résumé de ce qu’il est possible de faire grâce au jeu avec votre cheval. Si cette approche vous intéresse je peux vous proposer une interview de personnes travaillants dans cette optique. Laissez-moi savoir en commentaire ou un message sur instagram si un épisode d’interview vous intéresse !

Avec un cheval blasé il peut être nécessaire de passer par un renforçateur externe mais à un moment donné la motivation internes (les rush d’hormones dont nous avons parlé avant) vont prendre le relais et le cheval sera capable de relever de plus en plus de défis sportifs. A nous humains d’être vigilants et attentifs à ce shift chez le cheval et à lui laisser la place de s’exprimer. Les renforçateurs externes peuvent en effet tuer les renforçateurs internes. Oui, donner trop de friandises peut être néfaste pour la motivation de votre cheval. Oups je jette un pavé dans la marre.

Mais oui, le renforcement positif n’est pas la solution à tous les problèmes de mouvement que vous pouvez rencontrer avec votre cheval tordu physiquement.

A force d’être limités dans leurs mouvements, la proprioception de la plupart des chevaux a diminuée. Qu’est ce que c’est que la proprioception ? Pour définir ce terme je vais partir dans une métaphore cavalière d’extérieur ! Visualiser une forêt, avec ses chemins, plus ou moins large, plus ou moins sinueux et plus ou moins entourés de végétation. Ces chemins se sont les mouvements que votre cheval fait. Si on prends pour Alpha, mon trotteur réformé.

La grande allée gravillonnés de 10m de large c’est le mouvement « je pose un pied devant l’autre au pas ».

La piste cavalière en sable c’est « je trotte à plus de 40 km/h »

Le petit chemin quasiment tout fermé par la végétation c’est « je fait un cercle serré au galop ».

Et là où plein de bruyères qui pousse c’est le mouvement « je piaffe ».

Si maintenant Alpha est immobilisé pendant 2 mois au box sans sortie. Qu’est ce qu’il va se passer ?

Et bien la grande allée du pas vas devenir une piste en sable plus étroite qu’avant. Le petit chemin du cercle au galop va se retrouver boucher par des branches basses et des orties. Et là où poussez de la bruyère ce sera maintenant des sapins qui seront en place !

Toute cette métaphore pour vous dire que les mouvements que pratiquent votre cheval lorsqu’il est poulain se perde lorsqu’il ne les pratique plus ! Et le meilleur moyen de continuer à entrainer ces mouvements c’est par le mouvement libre et stimulés. Donc le jeu en liberté ❤

Oui ok, mais t’as dit stimulés là à l’instant ? Comment on stimule et déclenche un mouvement grâce au jeu en liberté ? Comment je fais faire à mon trotteur réformé un cercle au galop si en plus je n’ai pas de stick et de licol ???

En utilisant le terrain et l’environnement du cheval ! Oui parce que ma métaphore de la balade en forêt là, elle n’était pas innocente ! Le meilleur moyen pour moi de muscler votre cheval c’est d’aller vous balader en forêt. Aller vous balader sur les grandes allées sablées mais aussi dans les sous bois, aller enjamber des troncs, passer sous des branches basses. Tous ces mouvements vont améliorer la conscience que votre cheval a de son corps.

Et si vous n’avez pas de foret ? Construisez-en une dans la carrière ou dans le pré ! Les chandeliers d’obstacles deviendront de superbes arbres entre lesquels votre cheval pourra slalomer. Les barres au sol deviendront des racines à enjamber. Les trous dans le pré causés par la boue à l’hiver dernière deviendront un challenge si votre cheval doit marcher calmement dedans.

Et le sport de l’humain là-dedans ?

Bon là je vais faire court vu mon amour de la course à pied…

Et bien nous aussi sans surprise nous devons nous muscler ! Ne serait-ce que pour suivre les besoins naturels d’exercice d’un cheval qui sont normalement supérieurs aux nôtres… Un cheval marche plus vite et plus longtemps qu’un humain, je ne vous apprends rien. Et si votre cheval est fatigué avant vous c’est bien qu’il a un problème quelque part 😉

Mais la bonne nouvelle là-dedans c’est qu’on a vu avant que pour muscler un cheval il était super interessant de faire des jeux en liberté ! Vous aller donc devoir marcher, courir, sauter vous aussi ce qui va vous muscler.

Et si le terrain sur lequel vous faites évoluer votre cheval est irrégulier, ce qui est super pour sa proprioception, l’avantage c’est que ce terrain va aussi améliorer votre proprioception à vous ! Donc aller vous amusez avec votre cheval ça vous musclera tous les deux 😉

Les traumatismes émotionnels chez le cheval

Au programme aujourd’hui :

Oui je sais, ce sujet est carrément glauque quand on y réfléchit et j’aimerais ne pas avoir à l’aborder. Malheureusement dans ma pratique du shiatsu je rencontre beaucoup de chevaux qui porte en eux les marques d’un traumatisme émotionnel, à croire que je les attire =P

Je vous assure que je prends ce sujet très au sérieux et très à cœur, cependant, vu sa lourdeur, je vais essayer de l’amener avec le plus de légèreté possible et avec quelques touches d’humour. Par contre si vous êtes en ce moment dans une phase émotionnel compliquée, un peu fatigué ou que vous venez de passer une bien mauvaise journée je vous invite à ne pas écouter cet épisode tout de suite et à y revenir quand vous serez disponible émotionnellement et moralement ❤ je vous aimes et je tiens à vous garder en bonne santé mentale ❤

Honnêtement mon expérience des animaux traumatisés est assez récente. Enfant et adolescente j’ai eu la chance d’évoluer dans un monde assez joyeux émotionnellement.

Oui, avec le recul j’ai eu à faire avec quelques chevaux traumatisés quand je montais en centre équestre mais je les voyais de loin et n’étais pas confronté directement à leur mal être.

Pareil pour les violences humaines, j’y ai été peu confrontée. J’espère donc que si par ce podcast je touche une personne victime de traumatisme elle pardonnera la maladresse d’une innocente.

Ma « vraie » première expérience avec un animal traumatisé à été avec Alpha, le trotteur de réforme qui partage ma vie depuis maintenant 4 ans et demi. Et je peux vous dire que la chute de l’innocence a été haute !

Alpha en tiens vraiment une couche comme on pourrais dire. Plusieurs fois son comportement m’a fait penser à ce que des personnes atteintes de syndrome post traumatique peuvent présenter comme comportement. Alpha montre très peu de signes d’angoisse et d’un coup, un élément va le déclencher et émotionnellement c’est le drame.

Par exemple après 4 ans de désensibilisation en tout genre, il est toujours capable de se mettre à trembler de peur si je l’approche trop près d’un cours d’eau. J’ai une idée sur la raison de son comportement mais pour moi sa réaction reste démesurée, je n’arrive pas à comprendre pourquoi « il se met dans un tel état ».

Et puis ma seconde expérience personnelle d’animal traumatisé c’est Quinine, notre chatte. C’est vraiment comme si elle avait deux parts d’elle : une part qui aime les humains et veux en être proche et une part qui en a tellement peur qu’elle irais se cacher au fond de l’enfer si ça lui permettais de ne pas voir nos têtes au petit déjeuner xD avec elle aussi j’ai dès fois envie de lui taper la tête contre un mur pour lui faire rentrer dans la tête que les humains ne font pas de mal… Oui c’est très antinomique comme envie je sais xD

En plus de tout ça, depuis 4 ans maintenant je propose des séances de shiatsu et de nombreux chevaux que je suis présente des traumatismes émotionnels plus ou moins fort et surtout plus ou moins visible. Parce que oui, nos compagnons à crinière, en bon animal de proie qu’ils sont ont pris l’habitude de cacher leur faiblesse, dont leurs faiblesses émotionnelles.

Chez certains chevaux le traumatisme émotionnel s’affiche comme le nez au milieu de la figure, c’est typiquement tous les chevaux qui ont peur des hommes. Aller chercher, souvent les femmes ça fait moins peur dans l’imaginaire collectif des chevaux… je ne comprends pas pourquoi xD. Il y a également les chevaux qui ont une peur très marquée : le van, les obstacles, l’eau, les passages étroits, les chiens…

Et puis il y a les champions du camouflage ! Les chevaux qui sont « normaux », souvent très calmes, très volontaires, très généreux, qui tolèrent quasiment tout. Et du coup, comment on repère les traumatismes chez ses chevaux s’ils les camouflent si bien ? Hé bien pas des problèmes physiques « inexplicables ».

Et pour moi la grande gagnant des manifestations physiques d’un trouble émotionnel c’est la dermite ! Très peu de dermite que je rencontre ont une origine purement physique… Désolé de vous décevoir mais la plupart des allergies ont une cause émotionnelle souvent profonde.

Mais je pense que la dermite nécessitera un sujet de podcast à elle seule donc ceci était juste un teasing =P

Qu’est-ce qu’un trauma ?

Revenons donc à notre sujet maintenant que vous avez compris à quel point il me touche : qu’est ce que c’est qu’un choc émotionnel ?

J’avoue que je ressens parfaitement ce que c’est mais que je ne m’étais jamais attardé à mettre des mots sur ce ressenti avant ce podcast xD

En psychologie, le choc émotionnel résulte d’un évènement traumatisant qui submerge la faculté que possède un individu à faire face aux émotions qu’il ressent lorsque celui-ci survient.

Alors on va diviser cette définition en deux parties : les évènements traumatisants et la gestion des émotions =)

Évènement traumatisant

La difficulté de définir un événement traumatisant est réelle car un événement pourra être traumatisant pour une partie de la population équine mais pas pour l’autre. Nos chevaux n’ont pas tous le même chemin de vie et ce point va influencer la manière dont ils font face à un événement.

Un poulain qui a grandi au contact des humains et les associant à des évènements positifs tel que l’amené de nourriture ou le grooming pourra bien mieux supporter la première mise du licol qu’un poulain qui n’a pas vu l’homme jusqu’à ses 10 mois, puis est sorti du pré, licolé et bim directement pucé, vacciné et embarqué dans un camion direction sa nouvelle famille !

Les évènements traumatisants peuvent être divisés en plusieurs catégories :

  • Un évènement singulier (qui ne se produit qu’une seule fois) et récent : un cheval qui trébuche à l’entrée du van en est un bon exemple. Il y a de forte chance que la seconde tentative de monté soit plus compliquée que la première.
  • Un évènement singulier et passé : un cheval sevré brutalement risque d’avoir une difficulté à être séparé de son troupeau qui perdure dans le temps…
  • Une expérience légèrement éprouvante, qui seule n’aurai pas générée de traumatisme mais qui est répétée et prolongée : un cheval qui vit en box. En général nos chevaux savent tous supporté une nuit en box dans des conditions normales. Par contre passé tout son temps en box alors que les besoins naturels ne sont pas respecté EST une expérience traumatisante.

Un autre point essentiel dans la définition d’un traumatisme est la notion de choix qu’à le traumatisé.

Je vais vous prendre un exemple dur dans le monde humain : avoir des relations sexuelles c’est très agréable, quand elles ne sont pas consenties c’est un viol et on connaît les dégâts psychologiques…

Et bien c’est PAREIL pour toutes les autres activités humaines et équines !!

Aller se promener dans les champs est très agréable pour le cheval. Être forcé à partir en balade quand le cheval n’en a pas envie c’est traumatisant.

Gestion des émotions

Revenons maintenant à la seconde partie de la définition d’un choc émotionnel qui était :

En psychologie, le choc émotionnel résulte d’un évènement traumatisant qui submerge la faculté que possède un individu à faire face aux émotions qu’il ressent lorsque celui-ci survient.

Et donc la gestion des émotions !

Nos chevaux ressentent tous des émotions h24. Et ce qui est génial avec les émotions c’est que personne au monde ne peux vous empêcher de les ressentir ! Sauf vous… Ahum…

Un cheval qui a donc était exposé progressivement et positivement à des évènements stressants aura appris à gérer ses émotions. Un stick d’éthologie (putain cette aberration de vocabulaire quand même), donc, un stick éthologique ça ne fait pas peur à un curieux petit poulain ❤

Votre cheval peut donc apprendre 2 choses à propos du stick : il peut l’aimer ou en avoir peur. Et ça va dépendre de l’apprentissage qui va être lié à ce stick. Et voilà donc comment on se retrouve avec des chevaux traumatisés par un stick…

La gestion émotionnelle comporte une composante acquise ET une composante innée à mon sens. Les parents transmettent leur gestion émotionnelle à leur poulain j’en suis convaincue. Et les deux parents hein !! Le père aussi même si souvent il ne connaît jamais son poulain et n’a donc pas d’influence sur son apprentissage.

Là encore la notion de choix est très importante ! Si vous laissez votre cheval explorer son environnement de manière autonome et consenti il y a fort à parier que ses traumatismes émotionnels seront moins nombreux.

Quels sont les traumatismes généralement rencontrés chez un cheval ?

On a déjà vu ensemble quelques traumatismes émotionnels fréquemment rencontré chez les chevaux tel que la mise en van, le sevrage, le travail avec le stick…

Mais il y en a tellement d’autres !

D’une manière générale tout ce qui ne respecte pas l’éthologie du cheval peut être traumatisant… Et je parle ici de la vraie éthologie ! Celle qui consiste à observer les chevaux dans un milieu le plus naturel possible et à noter dans un cahier leurs comportements les plus naturels possibles.

Petit disclaimer : je suis de l’avis que plus aucuns de nos chevaux actuels ne sont « naturels »… Ouai même les races dites rustiques… Les races de chevaux ont toutes été très modifiées par l’être humain, plus ou moins modifié ok, mais modifiés quand même. Vouloir un cheval « sauvage » est une utopie dangereuse selon moi.

Cependant quelques règles de base peuvent encore s’appliquer !

Les chevaux sont des animaux sociaux, grégaire, qui marche en mangeant plus de 16h par jour. Ils se reproduisent de manière naturelle, les poulains sont sevré vers 10 mois mais restent avec leur groupe familiale jusqu’à leur maturité sexuelle, bénéficiant ainsi de repères sociaux forts. Un groupe de chevaux est très stable, les juments vivent ainsi ensemble quasiment toute leur vie ( !!).

Aïe aïe aÏe… on vois bien à quel point notre mode de détention actuel des chevaux ne correspond pas du tout à cette image.

Bon déjà si votre cheval vie en box, sorti 1h par jour pour être travaillé et mange dans un râtelier en hauteur c’est énorme carton rouge ! Je veux bien comprendre que dans certaines localisations l’hébergement soit compliqué mais détenir son cheval dans cette situation pour moi c’est « no way »…

Le traumatisme du sevrage commence à être bien connu. Mais combien de chevaux sont sevrés pour ensuite se retrouver regrouper entre poulain, dès fois sous la houlette d’un vieux tonton poney relativement dépassé par la situation de ces jeunes fous pleins d’énergie xD

Quant à 3 ans ce poulain se retrouve dans un pension pré en groupe avec d’autre chevaux, il n’a souvent pas assez de codes sociaux et s’en prends un peu « plein la gueule » par les chevaux plus âgés qui eux savent bien communiqués et ne tolère pas les frasques de cet adolescent mal cadré… Bim ! Trauma !

Ensuite même si votre cheval vie en pension pré en troupeau (vraiment bravo à vous !), souvent la constitution du troupeau va changer au gré des déménagements des humains… C’est totalement normal et je le comprends ! Mais sachez que ces déménagements peuvent être source de souffrance émotionnelle pour votre cheval.

Viens ensuite le moment du débourrage, bon là on a déjà parlé consentement toussa toussa donc vous voyez bien où le bas blesse. En général les chevaux ont très peu leur mot à dire dans un débourrage

Ah et je n’ai pas encore parlé des conditions de saillie de la mère et de naissance du poulain ! Le cadeau émotionnel d’une saillie entravée, d’une insémination ou d’une grossesse par mère porteuse (je vous jure ça se fait beaucoup !) est transmis au poulain.

La possibilité d’assister la jument durant la mise bas est une énorme avancée pour la survie de la mère lors d’un poulinage. Mais encore l’autre jour j’ai vu une vidéo d’un poulinage où le poulain été tracté hors de la mère à peine un sabot sorti du vagin… Et si on laissait un peu plus faire la nature c’est envisageable ?

Bref tout ça pour vous dire que votre cheval porte certainement un traumatisme et j’espère que ce podcast vous aura fait prendre conscience de traumatismes qui sont dénigrés dans le milieu équin.

Et donc, tous les chevaux vont développer des traumas au cours de leur vie… Vous ne pouvez pas les envelopper de papier bulle toute leur vie désolée de vous l’apprendre si vous ne le saviez pas… Nous avons donc tous à apprendre à vivre avec un cheval plus ou moins traumatisé.

Comment vivre avec un cheval traumatisé ?

Ce qui nous emmène à cette dernière partie de l’épisode : comment vivre avec un cheval traumatisé ?

La principale difficulté selon moi est que quand un humain souffre d’un traumatisme émotionnel, il peut recevoir l’aide de psychologue, psychothérapeute et en gros toutes les professions de santé commençant par « psy », mais un cheval ? Bah votre cheval il vous a vous… Et c’est à peu près tout… Pfiouf la pression pour les humains gardiens de chevaux !

Vous voyez votre vétérinaire vous donner un anti dépresseur pour votre cheval ? Pas moi en tout cas xD et pourtant mon vétérinaire est génial et je suis sur qu’il a déjà mis des chevaux sous anti dépresseur xD

Vous vous retrouver donc seul face à votre cheval traumatisé, à ne pas le comprendre et même à vous énerver devant ses réactions démesurées selon votre vécu… Je vous comprends tellement. Je vous jure j’ai plusieurs fois eu envie de frapper la tête d’Alpha contre un mur pour lui dire que non une flaque d’eau ça ne mange pas les poneys !

Et au risque de vous décevoir ça ne marche pas xD

Le seul truc qui marche selon moi c’est le temps ❤ déconstruire avec amour tout ce que votre cheval a vécu pour ensuite seulement lui proposer d’autre expérience.

Pour vous aider à déconstruire tout ça il y a plusieurs solutions, il va falloir tester ce qui peux convenir à votre cheval.

Laisser un cheval vraiment traumatisé par l’humain au pré sans aucune visite peut même etre une solution temporaire. Même si « laisser le cheval gérer seul » est rarement une bonne alternative à mon sens. Vous connaissez beaucoup d’humain qui savent se débrouiller seul pour se sortir d’un traumatisme ? Pas moi… Et c’est pareil pour les chevaux.

Entourez vous de professionnels qui vous épaulerons dans le travail de votre cheval : monitrice, gestionnaire de pension, shiatsuki, ostéopathe, pareur bienveillant etc. TOUS les professionnels qui gravitent autour de votre cheval vont devoir s’adapter à son vécu et à ce que vous comprenez de votre cheval.

Et pour nous alors ? Les petits humains démunis face aux réactions de leur cheval ? Parce que je sais qu’il peut être très douloureux de voir son cheval souffrir sans savoir quoi faire pour l’aider. Et même si on sais quoi faire pour l’aider il y aura forcément des moments de découragement de votre côté et c’est normal.

Dans les cas là mon meilleur conseil est d’en parler. D’aller vous aussi pleurer sur l’épaule de quelqu’un d’autre. Comme ces cercles de psy qui vont consulter un autre psy ! Et bien constituer vous votre cercle de psychologue de chevaux traumatisés, parce que c’est ce que vous êtes !

Exprimez toutes vos émotions, face à un humain, ou à l’écrit sur un carnet ça peut aussi très bien fonctionner ❤

Rappelez-vous que c’est lorsque l’on ne sort pas les émotions qu’elles nous submergent et peuvent donc potentiellement créer un traumatisme émotionnel 😉 Donc on exprime !

Les émotions en médecine traditionnelle chinoise

Aujourd’hui nous allons parler émotions ! Un grand sujet en perspective et nous y reviendrons bien entendu ultérieurement.

Aujourd’hui j’ai donc décidé d’aborder les émotions au travers du prisme de la médecine traditionnelle chinoise grâce à l’enseignement que j’ai acquis durant mes études de shiatsu.

Avant de commencer quoi que ce soit, je vais vous énoncer un point de vue qui m’ai propre. Je sais que ce point de vue est partagé par bon nombre de mes collègues mais si vous n’êtes pas de mon avis je ne cherche pas à vous convaincre 😊

Je pense que les émotions des chevaux sont les mêmes que celles des humains si ce n’est que les chevaux (et tous les animaux) n’ont pas de capacité à se projeter dans le futur comme nous humain. Pour moi les chevaux peuvent penser « un ou deux coup » en avance et surtout grâce à leur expérience vécue. Par exemple, un cheval qui a eu une mauvaise expérience en van va « comprendre ce qui l’attends » quand il voit le van être sorti de se place de parking habituel et va avoir peur en avance. Mais en aucun cas votre cheval ne peut se dire « oh la la comment vais-je faire pour avoir à manger demain ??? ».

Les émotions en médecine traditionnelle chinoise

En médecine traditionnelle chinoise, les émotions sont classées selon les 5 éléments qui sont : le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau.

Chaque émotion est donc rattachée à un élément et donc 5 grandes catégories d’émotions se dégage. Nous avons donc :

Alors je vous entends déjà me dire : « la réflexion c’est pas une émotion ! », attendez 2 minutes je vais détailler chacun de ces groupes d’émotions ❤

La colère du Bois

Je tiens à vous rappeler avant toute chose qu’une émotion est l’expression d’un mal-être physique. Et la colère est l’expression d’un besoin fondamental non assouvi. Donc lorsqu’un professionnel énergéticien vous dit « ton cheval est en colère » comprenez le comme « un ou plusieurs besoins de votre cheval ne sont pas respectés » 😊 et non comme « votre cheval vous déteste »…

La colère peut également chercher son origine dans un évènement passé qui n’a pas été résolu. Si dans le passé votre cheval a manqué d’une alimentation riche en fibre à volonté il est fort fréquent qu’il développe plus tard une « colère » vis-à-vis de la nourriture que l’on associe à de la frustration.

La colère est un moyen d’aller de l’avant afin de remplir ses besoins. Elle peut être un formidable moteur pour se diriger vers ce qui nous fait vibrer. Bien sûr, comme toutes les émotions, à dose modérée la colère est très bénéfique mais peut être nocive lorsqu’elle n’est pas éliminée, lorsqu’elle est prolongée longtemps.

Un excès de colère va générer de la frustration, des comportements excessifs, une difficulté à être calme et serein. OK on expérimente grâce à l’action mais on capitalise cette expérience grâce au calme qui suis.

Un manque de colère se rencontre également énormément chez nos chevaux ! Ce sont malheureusement les chevaux en impuissance acquise qui n’ont plus voix au chapitre et perde la capacité à décider ce dont ils ont besoin dans la vie… Ce qui n’ont plus de joie non plus…

La joie du Feu

Excellente transition vers l’émotion liée au Feu : la joie ! Là normalement je n’ai pas à vous dire à quel point la joie est essentielle dans vos vies et celles de vos chevaux ❤

La joie est également un moteur dans notre vie et nous permet de prendre des décisions dans la mise en action. La joie nous pousse vers le jeu et en même temps le jeu encourage la joie et donc équilibre l’individu.

Cependant chez certains individus il arrive que la joie prenne une part trop importante dans leur vie. On tombe alors dans l’hystérie ou la difficulté à s’accorder des moments de paix ou à s’autoriser à ressentir de la tristesse. Le panel d’émotion est alors tronqué et l’équilibre de l’individu ne se retrouve plus.

Cette notion de panel d’émotion amputé d’une partie des émotions qu’un individu peut ressentir génère des problèmes dans l’équilibre psychologique et physique ! Il est normal pour tous, humain comme chevaux d’avoir des petits coups de mou ou de démotivation, lorsque l’on est en équilibre dans son environnement ces petits moments ne sont que passagers.

La réflexion de la Terre

Et si justement ces moments de déséquilibre émotionnel sont plus que passagers ils peuvent se transformer en pensées répétitives, assimilées à un excès de réflexion.

En médecine traditionnelle chinoise, la réflexion est à prendre au sens « mémoire, pensées tournées vers le passé ».

Du coup, un excès de réflexion peut donc causer chez nos chevaux des stéréotypies comme les tics à l’ours et à l’air…

Et un manque de réflexion peut résulter à un cheval qui a tendance à l’oubli, aux pertes de mémoire.

La tristesse du métal

L’émotion suivante sur notre liste est la tristesse. Comme nous l’avons déjà énoncé avant la tristesse est une émotion qu’il est nécessaire de ressentir au cours de notre vie. La tristesse est une étape essentielle pour laisser partir ce qui doit partir de notre vie.

La peur de l’eau

La peur quant à elle est l’émotion reine pour nous maintenir en vie et il en va de même pour les chevaux ! Selon moi, la peur c’est le frein à main du cerveau lorsque le cœur s’apprête à faire une bêtise ! Elle nous permet de se poser un instant avant d’entrer en action. Pour nous humain, un peu de jugeotte avant de sauter à l’élastique n’as jamais fait de mal. Et c’est encore pire pour nos chevaux qui sont des animaux de proie et dont la survie dépend de leur méfiance pour détecter les éventuels tigres tapis dans les buissons.

La peur apporte avec elle la sagesse lorsqu’un temps de repos est laissé entre deux passages à l’action. Elle permet de capitaliser les expériences en les analysant justement.

Mais bien sur un excès de peur va être néfaste pour la santé physique et mentale de nos chevaux. Se méfier d’un buisson d’accord, sauter dans un fossé parce qu’un papillon s’est envolé ça fait des dégâts…

Critique du système de classement des émotions en shiatsu

Comme tous les systèmes de classement, il est incomplet et présente de nombreux trous dans la raquette selon moi. Que fait-on des émotions qui sont une combinaison de plusieurs types d’émotions ? Comme la jalousie qui est un mélange de peur, de colère et de tristesse ?

Mais également où place-t-on l’amour, le désir, le sentiment d’appartenance ou la fierté ?

Alors on est d’accord, il existe certainement des écoles de shiatsu et surtout de médecine chinoise qui mettent bien plus l’accent sur les émotions que l’école où j’ai été. Avec le shiatsu j’ai acquis une base sur la gestion des émotions. Depuis j’ai approfondi mes connaissances mais cet épisode de podcast est déjà bien assez long. Mais rassurez-vous, le sujet des émotions me passionne, nous y reviendrons donc bientôt 😉

Comment aider son cheval à gérer ses émotions ?

Déjà en acceptant que votre cheval peut ressentir tout le panel d’émotion « humaine » vous avez fait un énorme pas en avant dans l’aide que vous pouvez apporter à votre cheval !

Ensuite accepter que votre cheval puisse éprouver une émotion dans un cas où vous ne l’éprouvez pas. Vous n’avez peut-être pas peur de ce papillon mais acceptez que votre cheval lui puisse en avoir peur. Acceptez également que votre cheval puisse éprouver une émotion pour une raison qui vous ai totalement inconnue… Ah ah ah. Votre cheval a peut-être entendu, vu, senti, quelque chose que vous n’avez pas entendu, vu, senti.

Votre cheval ne fait pas non plus les mêmes associations émotionnelles que vous, ni que les autres chevaux que vous connaissez ou avez connus.

En acceptant l’unicité émotionnelle de votre cheval vous lui faites à mon sens le plus beau des cadeaux pour pouvoir l’aider. Détachez vos ressentis de ceux de votre cheval et rendons-leur leur autonomie émotionnelle ❤

Pour aider ensuite de manière plus active votre cheval, vous pouvez faire appel à une monitrice / coach / comportementaliste qui reconnais et accepte toute l’étendu des émotions équines, genre vraiment !

Un professionnel équestre qui vous dit que le cheval doit être sous contrôle h24 (vous le voyez le contrôle des pieds pour gérer le cerveau du cheval ?) ou au contraire que votre cheval doit parader et être excité dès qu’il entre dans l’espace de travail est à mon sens un professionnel à fuir. Privilégiez une professionnelle qui vous apprends à lire les émotions de votre cheval et à les comprendre pour instaurer un vrai dialogue entre le cheval et l’humain.

Ça c’est pour la partie « équestre » de l’équitation. Pour la partie plus physique, le shiatsu, la kinésiologie ou les professionnels de la santé travaillant sur les fascias et les mémoires émotionnels sont la clé ❤ la communication animale est également une possibilité pour vous aider à comprendre les émotions de vos animaux.

Dans tous les cas, discutez avec votre praticien habituel qui saura vous dirigez vers la technique et la professionnelle la plus adaptée pour aider votre cheval !