Praticiens de santé équine

En ce moment, une certaine polémique prend de l’ampleur : la place du vétérinaire et des autres praticiens de santé équine. Il y a quelques années, la pratique de la dentisterie vétérinaire a été encadrée, aujourd’hui il s’agit de la pratique ostéopathique, demain viendra certainement le tour des podologue, des physiothérapeutes ou des praticiens shiatsu.

Et ce besoin de règlementation vient selon moi principalement du domaine de compétence et du devoir de conseils de chacun. Je vous livre donc ici ma réflexion du moment.

Domaine de compétence :

Je suis une formation en shiatsu équin. C’est mon domaine de compétence privilégié. Cependant cela serait mentir que de dire que je n’ai aucunes compétences en ostéopathie, alimentation, maréchalerie ou travail du cheval. Je sais reconnaitre une situation qui ne va pas, cependant dans certains domaines je ne saurais pas dire exactement ce qui ne va pas et/ou corriger la situation.

Par exemple je pourrais vous dire : « votre cheval a mal au dos », mais certainement pas « votre cheval a une arthrose des lombaires L4-L5, une infiltration le soulagerait » !

Croyez-moi je rêve du jour où je pourrais avoir des yeux à rayons X, des mains à échographe, un analyseur sanguin dans ma poche et un cerveau capable d’analyser tout ça, mais ce n’est malheureusement pas prévu pour demain. Je ne suis pas vétérinaire, ni ostéopathe, je suis praticienne shiatsu.

Chaque métier a son propre domaine de compétence mais chaque praticien a sa propre expérience qui peut lui permettre de conseiller son client. Toutes les personnes se font leurs expériences et leurs avis qui nous amène à être ouvert à d’autre chose.

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Devoir de conseil :

En temps que praticienne en devenir, j’ai le devoir de conseiller mes clients lorsque je constate une situation qui est inconfortable pour le cheval que je viens voir. Dans mon éthique je ne conçois pas un instant de constater une douleur lombaire sans en informer le propriétaire ! Lorsque le problème dont souffre le cheval est hors de mon domaine de compétence, mon devoir de conseil est également de proposer au propriétaire des examens complémentaires afin de mieux cerner le problème et de le traiter efficacement. Et si je connais un professionnel que je juge compétent pourquoi pas transmettre sa carte de visite.

Mais stop ! Mon devoir de conseil s’arrête là !

Ce n’est pas à moi de proposer ensuite une manipulation ostéopathique, un onguent magique ou encore pire de dire : « dites à votre vétérinaire de traiter Doudou de telle manière » …

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Main dans la main :

Une fois que Doudou aura eu son diagnostic correct et son traitement adapté, je pourrais intervenir à nouveau pour l’aider au mieux dans sa convalescence en y ajoutant mon propre domaine de compétence 😉

Pour moi les métiers de la santé équine sont complémentaires : excellent chacun de son côté mais exceptionnels ensembles. Je vous jure, j’y crois à mon monde parfait où les professionnels ne se tirerons plus dessus mais recommanderons le confrère le plus adapté pour aider le plus important dans l’histoire : votre cheval !

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